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mercredi 15 mai 2019

Vision interdite ? 11


Bonjour tout le monde, 
Annick au bois.
En conclusion, laissons donc à tout un chacun le droit de vision et d'interprétation d'une œuvre d'art représentant la nudité, sans empêcher ce droit par une censure préalable.
Je suis fâché chaque fois que je vois certaines galeries de sites photographiques, soit de photographe, soit de modèle, dont l'accès requière un mot de passe parce que ces galeries renferment des photos de nu, même des plus académiques !
Pour ma part, je considère que si on publie de telles photos sur des sites photographiques de photographe ou de modèle, on doit en assumer la réalité des choses et non la limiter à celles et ceux qui obtiendront le mot de passe après avoir justifié leur demande.
De là, nos sites photographiques contenant des nus féminins ne sont en rien limités au niveau de l'accès aux photos. Si je n'ai pas envie que l'on voit certaines de mes photos, c'est tout aussi simple, je ne les publie pas ! Et s'il s'agit d'une modèle autre qu'Annick, je possède toujours une autorisation écrite de publication.
Alors « vison interdite » ? Jamais en ce qui concerne Annick et moi. Nous n'avons rien à censurer de nos réalités et nous profitons de nos arts pour les partager.

FIN.


vendredi 10 mai 2019

Vision interdite ? 10


Bonjour tout le monde, 
La vision du nu et puisque c'est de cela que cette série d'articles aborde comme sujet, du paysage pubien est donc bien un question personnelle et chacun(e) d'entre nous interprétera une œuvre d'art représentant la nudité, le paysage pubien à sa seule façon.

Regardez ces deux photos représentant Annick dans la même position. Elles étaient toutes les deux exposées l'une à côté de l'autre en exposition publique. Deux dames d'un âge avancé les regardent et l'une d'elle commente « autant j'adore la première, autant j' ai difficile à accepter l'autre ! ». L'autre dame lui demande pourquoi et elle répond « la première cache son pubis, l'autre l'éclaire et n'en cache aucun détail, cela me met mal à l'aise ».
Donc, ce n'est pas la nudité d'Annick, la position qu'elle adopte qui dérange mais la lisibilité, l'éclairage donné à son pubis. Qu'elle soit entièrement nue sur la première photo importe peu puisque son pubis n'est pas lisible, éclairé.
Mais dans la seconde photo, son pubis est lisible, éclairé ! Pourtant, l'éclairage donné au pubis d'Annick ne donne pas une vision sexuelle de la nudité d'Annick car sa nudité est passive et son regard se porte ailleurs que vers vous !
Nous sommes donc bien dans une vision paysagère de sa nudité et puisque c'est le sujet qui interpellait cette dame ; la vision paysagère de son pubis.

A suivre, ... 



mercredi 1 mai 2019

Vision interdite ? 9


Bonjour tout le monde, 
Dernière réflexion à ce sujet avant de conclure : l'interprétation de la photo ou de l’œuvre d'art.
Une lectrice de notre blog naturiste a écrit à Annick qu'elle était échangiste à la vision de cette photo d'Annick nue en train de tricoter assise sur une chaise sur la terrasse du mas que nous occupions dans un centre naturiste. Son affirmation avait pour base l'écartement des jambes d'Annick qui avait pour effet de donner vision sur son pubis. Donc, ajoutait cette aimable lectrice, le fait de donner vision sur son pubis avait pour message qu'elle était sexuellement accessible !
Pourtant, cette photo n'est qu'un arrêt sur image d'un instant de vie d'une femme nue en train de tricoter naturellement assise sur une chaise et dont le regard se porte sur ses aiguilles et pas ailleurs et que la pelote de laine, à terre, démontre qu'il ne s'agit pas d'une mise en scène.
Plus fort encore !
Une dame m'accuse un jour de photographier des jeunes filles nues mineures d'âge. Je m'en étonne auprès d'elle car cela n'a jamais été le cas et elle fait référence à cette photo.
L'histoire veut que cette jeune fille est la fille d'un couple d'amis. Elle désirait vivre une séance de prises de vue en studio avec moi qui l'avait déjà photographiée chez nous, à la maison, dans le cadre d'une soirée poésie qu'elle allait présenter. Pour cette nouvelle séance en studio, j'ai demandé et obtenu l'autorisation écrite des parents, ce qu'on appelle dans le milieu « une autorisation parentale ».
La dame en question faisait référence au fait qu'elle avait l'épaule dénudée, donc, qu'elle était toute nue. Déduction infaillible ! 

Et pourtant, voilà la photo qui démontre que cette jeune fille était belle et bien habillée, revêtue d'un débardeur à manches courtes qu'elle avait légèrement descendu sur son bras pour dénuder son épaule.
Comme quoi l'interprétation d'une photo n'est que le regard que chaque personne porte sur elle. Elle est parfois, même souvent, à des lieux de la réalité, de la vérité.

A suivre, ...

vendredi 26 avril 2019

Vision interdite ? - 8

CP - Jacques LEINNE.

J'aime dès lors lire ce commentaire d'une modèle nue : « Pour moi, le fait d'être à l'aise dans une séance, est du au fait que je sais qu'un réel photographe ne regarde pas la nudité : il la compose.
Il n'a aucunement le temps de s'apercevoir que quelqu'un est là, nue et fait encore moins référence au sexe. » 
Cette modèle nue édicte une vérité : sa nudité en séance de pose n'a aucune référence sexuelle tant en regard, qu'en parole, qu'en geste. Comme la nudité naturiste. Toujours cette parfaite classification des nudités en veillant à ne jamais en sortir du cadre dans laquelle elle est vécue.
Donc cette nudité est avant tout regardée pour servir de support d'inspiration. Si elle est bien, au départ, regardée, elle n'est pas convoitée. J'ajouterai un autre détail : si elle est bien regardée, elle ne peut pas être touchée. 
Pendant mes études en photographie/cinéma, la première règle enseignée était qu'il était strictement interdit de mettre un doigt sur une modèle, même habillée. L'enfreindre valait le renvoi immédiat et définitif de l'élève.
Dans le cas de la nudité, celle-ci est là pour être reproduite et rien d'autre. Et même si le sujet reproduit est un paysage pubien en pleine lecture, le fait que la modèle en accepte la reproduction ne peut être interprété autrement que l'acceptation artistique de cette partie de la nudité et en aucun cas comme une autorisation à l'acte sexuel.
Revenant de Venise, notre cadette offre à Annick un véritable masque de Venise. Annick et moi avons alors l'idée de nous en servir pour faire des photos d'elle en tenue de charme. Nous sommes donc bien dans la nudité artistique. Nous trouvons une chambre à thème vénitien dans un hôtel de rencontre qui est réservé aux photographes le dimanche matin, en ce but d'y faire de la photo à thème. A la fin de la séance, la tenancière, une ex-top modèle, nous rejoint dans la chambre et nous dit en souriant « vous n'avez même pas défait le lit ». Nous n'étions pas là pour faire des galipettes mais pour faire des photos d'Annick portant son masque vénitien.

A suivre, ...





mercredi 17 avril 2019

Droit de regard - 4.


Droit de regard extérieur ? - 4
Ce regard extérieur non-naturiste, Annick l'a connu dans le cadre de sa pratique de modèle nue artistique. Donc non-naturiste.
Dans ce cadre, ce regard extérieur non-naturiste sur la nudité non-naturiste d'Annick n'est pas une éventualité ou une circonstance mais une certitude et cadré. Elle est nue parce qu'elle est le support vivant d'un artiste et lui, au contraire de l'artiste dans l'espace naturiste est habillé. Et c'est une « relation » artistique duelle et privée.
[J'ouvre une parenthèse importante à mes yeux en disant que si la nudité d'un artiste dans un contexte naturiste est obligatoire et justifiée, hors contexte naturiste, sa nudité serait injustifiée, déplacée et irrespectueuse vis-à-vis de la modèle. Lorsque je photographie Annick nue en studio ou dans un lieu fermé, je suis toujours habillé.
J'ai aimé cette photographe allemande qui s'est rendue dans une tribu aborigène, je ne sais plus où, où les personnes, hommes comme femmes et enfants, vivaient nues. Comme eux, et elle admet que ce n'était pas son art de vivre, elle a vécu nue parmi eux et c'était la seule chose à faire à mes yeux. Dans le cas contraire, c'est se rendre incapable de s'intégrer et de comprendre l'art de vie de cette population. Et de ne pas pouvoir refléter son propre ressenti de son passage en cette tribu au travers ses propres photos. C'est aussi être incapable de se « fondre » dans la vie de cette population. Quelque part, pour ces gens, le ou la photographe serait un intrus et non un invité.
Je ferme la parenthèse. ]
Ce droit de regard est quant à lui différent du regard dans l'espace naturiste qu'il vienne d'un(e) autre naturiste ou d'un(e) non-naturiste. Dans le contexte naturiste, le regard extérieur se pose sur une nudité « passive » et naturellement vécue. Quoi qu'elle dévoile, elle n'a pas d'autre but.
Dans le cas de la photo servant de support aux présents articles, les cavaliers voient une femme nue se promenant tranquillement sur la plage et s'arrêtant pour les regarder passer. Sans plus.
Le droit de regard de l'artiste sur la nudité de sa modèle est illimité, comme je l'explique dans mes articles sur la « vision interdite ». Il a donc le droit absolu de tout regarder de cette nudité et comme il le souhaite.
En fait, si dans l'espace naturiste, Annick vit nue pour elle et non en regard des autres, lorsqu'elle est modèle nue, elle met sa nudité à la disposition de l'artiste qui en extrait tout ce qu'il veut selon son inspiration ! Annick n'est plus « maître » de sa nudité, elle en a délégué la gestion artistique à l'artiste. Le chef d'orchestre de cette nudité, c'est l'artiste et la modèle est là pour faire ce qu'il attend artistiquement d'elle.
Il y a donc bien deux nudités regardées différemment. Un regard extérieur non recherché dans la pratique naturiste, un regard extérieur recherché en tant que modèle nue.
A suivre.



vendredi 12 avril 2019

Vision interdite - 7


Bonjour tout le monde, 
Dois-je, pour une raison ou une autre, m'en distraire ? Non ! Mais je dois veiller à garder le caractère naturel de cette nudité naturiste en ne la mettant pas en scène, en ne forçant pas le mouvement pour mettre en évidence cette personnalité, l'une ou l'autre particularité. Je la photographie exactement de la même manière que si, au même moment, elle était habillée.
Cela ne m'empêche pas de m'attarder, dans ce contexte précis, au paysage pubien de la naturiste au même titre que je le fais en regard de sa poitrine, de son visage, de ses fesses. Par exemple.
Si la Dame naturiste vit nue, c'est qu'elle ne veut pas censurer une partie de sa nudité en portant, par exemple, un dessous de maillot. Si cette Dame accepte d'être photographiée nue, ce n'est pas pour que je censure une partie de sa nudité parce qu'il s'agit de photographier son intégrale nudité en toute personnalité d'elle.
Ce n'est donc pas intentionnel mais circonstanciel ! Toujours en recherchant une image belle à regarder car oui, comme un visage, toutes les autres parties de la nudité sont belles à photographier, à exposer tout en laissant à tout un chacun le droit d'avoir sa propre opinion.
Certains sites photographiques interdisent non pas la publicité du paysage « poitrine » en ses détails mais bien toute image représentant en gros plan, même avec une intense recherche, le paysage pubien ! C'est inacceptable car il censure le travail de l'artiste et ôte tout droit d'opinion des regardants !

A suivre, ...

mercredi 10 avril 2019

Droit de regard -3


Bonjour tout le monde, 
























Je vous ai déjà raconté cette rencontre «imprévue» dans les gorges du Toulourenc dans la Drôme. En cet endroit, le naturisme est autorisé, plus précisément toléré mais n'en fait pas un lieu interdit aux promeneurs non-naturistes. En d'autres termes, les uns comme les autres peuvent se croiser. C'est une éventualité.
Ce jour-là, je photographie Annick toute nue en ce magnifique espace naturel. L'harmonie de la nudité avec la nature. Nous sommes en pleine séance de prises de vue lorsque, sans que nous l'ayons entendu arriver, un jeune couple de randonneurs habillés pointent le bout du nez et découvre Annick toute nue. Annick n'a pas le temps de remettre sa robe qu'elle a laissée sur un rocher à plusieurs mètres de nous, en aval de la rivière. Elle reste donc nue pendant que j'explique au jeune couple la raison de sa nudité mais aussi le fait qu'en cet endroit, la nudité est autorisée.
Ce jeune couple aurait-il du détourner son regard sur la nudité d'Annick ? Non !
Ce jeune couple randonnait et ne s'attendait pas à croiser le chemin d'une dame nue. Il n'a rien demandé de tel et Annick n'était pas nue dans l'espoir d'être vue en cette tenue.
Fallait-il qu'elle court remettre sa robe et dès lors donner l'impression de vivre quelque chose d'interdit ? Non !
Fallait-il qu'elle cache de ses mains une partie de sa nudité ? Non. Aucune partie de cette nudité n'est à cacher parce qu'aucune partie de cette nudité est honteuse ou réservée ! Elle est toute nue, sans plus.
Ce jeune couple, après mes explications et un sympathique échange de vue avec nous, a poursuivi sa route, sans plus. Et nous, nous avons poursuivi nos prises de vue d'Annick nue, sans plus.
Nous étions dans la circonstance. Ils ont pris connaissance de la nudité naturelle d'Annick. Personne n'en a été offusqué encore moins traumatisé.
À suivre !



samedi 23 février 2019

Vision interdite - 2


Personnellement, j'aborde le nu féminin en photographie sous deux aspects : l'aspect naturiste et l'aspect artistique. Deux aspects différents n'ayant comme seul point commun la nudité
Dans les deux cas, je vois en la nudité un paysage humain que je regarde et photographie comme un paysage naturel. Je n'y attache jamais de connotation sexuelle.
La classification des nudités comme je vous en parle souvent.
Dès lors, comme je le fais lorsque je regarde un paysage, je regarde la nudité dans son ensemble et/ou je m'attarde sur un ou plusieurs détails de celle-ci qui attire mon attention.

Mais regardez bien cette photo pour comprendre le raisonnement des puritains ! 

Pour certain(e)s puritain(e)s ou moralistes censeurs, s'il est acceptable de montrer la nudité dans son intégralité, s'il est acceptable de s'attarder sur un détail de cette nudité, comme un mamelon, par exemple, il est inacceptable de s'attarder sur le détail du « paysage sexuel » humain (pubis ou pénis).
Ces gens ont une vision restrictive de la nudité en ce qu'il la voit sous son seul aspect sexuel et non sous son aspect paysager.
C'est comme accepter de voir une fleur mais refuser d'en voir le pistil !
Je peux donc, sans problème, présenter cette photo de la poitrine d'Annick mais je ne pourrais en rien en faire autant de son pubis !
Je me refuse de m'inscrire dans ce schéma restrictif, hypocrite de la nudité. Tout de la nudité est à « traiter » artistiquement mais avec révérence.

mercredi 21 février 2018

La télévision en parle !!!


Bonjour tout le monde !

Oui, nous sommes toujours là mais nous étions pris par notre exposition « Intimes Instants » qui a connu un franc succès.

Mais, le moment le plus important pour nous fut la diffusion, sur l'antenne de la télévision régionale Télésambre, du reportage du vernissage de notre exposition.
Ce reportage est vraiment magnifique parce que son réalisateur n'a pas hésité un seul instant à montrer les photos d'Annick, toute nue, exposées à cette occasion. Et cela, sans les flouter ! 

J'en profite donc pour remercier Monsieur Michel VAN DE VELDE, le réalisateur de ce reportage, lequel sait que je vais en faire relais sur le présent blog.
Nous vous souhaitons une excellente journée.





samedi 20 janvier 2018

Etat d'âme.

Bonjour tout le monde,

Oui, je me suis remise à dessiner mes pastels en l'hommage de la féminité !


 Je vous présente "Etat d'âme", une partie de moi, intérieure.

Elle vous plaît ?
N'hésitez pas à me dire, cela fait toujours plaisir !

Bisous !

lundi 15 janvier 2018

Exposition "Intimes Instants"

Bonjour tout le monde, 
Lorsque les instants se figent, telles les perles qui coulent sur la joue d’une tulipe blanche, nous pénétrons sur la pointe des pieds dans l’univers émotionnel du couple montagnard Annick TERWAGNE et Jean-François COLLIGNON.
Pour nous livrer quels messages ?
En 2003, au travers son exposition photographique « Intimerrance », Jean-François nous ouvrait, pour la première fois, les portes de l’univers d’Annick, son épouse, Femme tantôt modèle, tantôt pastelliste, tantôt photographe, qui a fait de sa nudité un véritable art de vie vécu au quotidien. Jean-François aime depuis 32 ans fondre la nudité d’Annick dans son environnement naturel, portant ainsi le message que la nudité a une véritable connotation paysagère lorsqu’on sait la dissocier de sa connotation sexuelle. Pour lui, pour elle, il y a plusieurs nudités en une seule, selon le cadre dans lequel elle s’inscrit.
Dans le même temps, Annick couche cette féminine nudité au travers ses pastels blancs sur fond noir avec le désir de n’en écarter aucun registre.
La nudité était-elle leur seul registre artistique ?
En 2008, Jean-François prend tout le monde à contrepied en présentant son importante étude photographique sur l’abbaye d’Aulne et son domaine. Le public est conquis par l’émotion qui se dégage de ses photos réalisées au lever du jour aux quatre saisons.
Depuis, le tandem n’arrête pas de nous surprendre par l’étendue et la diversité de leurs centres d’intérêt. Certes la nudité reste présente mais côtoie aujourd’hui, l’architecture, les paysages, la faune, …, les Instants Humains. Avec comme pierre angulaire, un nouveau message qu’ils nous délivrent: la capacité de regarder tout ce qui vit autour d’eux avec la même sensibilité, la même curiosité, ce regard intérieur émotionnel qu’ils portent sur le monde qui les entoure.
Depuis quatre ans, Annick et Jean-François nous présentent, au mois de février, leur exposition rétrospective de l’année écoulée.
Cette fois, la surprise est de taille parce qu’ils s’éloignent, une nouvelle fois, de leurs thèmes de prédilection pour nous promener dans des sentes florales aux lignes épurées, dans des volutes matinales stylisées, dans des paysages emprunts de féminité.
« Intimes Instants » devient alors un hommage insolite à la flore, personnalisé aux nues, passionné à « la muse nue», formant un arc en ciel colorant nos iris du message qu’ils nous transmettent : la vie est une pléiade d’Intimes Instants qui offre le plaisir de les vivre, souvent très près de nous, de les saisir avant de les partager.
A voir sans modération, à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à Montigny-le-Tilleul du 3 au 17 février 2018, les mercredis et samedis de 15 à 17 heures.
Vernissage le samedi 3 février 2018 de 14 à 17 heures.

Invitation à toutes et à tous. 

samedi 7 octobre 2017

Assister à une séance de pose nue - 10.

En conclusion, lorsque je pose nue, toute personne présente doit avoir sa raison d’être artistique. Si ce n’est pas le cas, elle n’a rien à faire là.

J’ouvrirai une parenthèse pour vous faire comprendre que la présence d’une tierce personne, même justifiée, peut avoir une influence sur mon comportement en séance de pose.

Un jeune cinéaste français nous a demandé, à Jean-François et moi, s’il pouvait nous filmer pour la réalisation d’un court métrage sur le thème : « la relation photographe/modèle lors d’une séance de pose nue ».
J’ai longuement hésité en raison du jeune âge de l’artiste et de son inexpérience en matière de traitement du nu féminin. Mais, c’était son examen de fin d’études et il ne trouvait personne pour le réaliser. J’ai fini par accepter.
Sa présence en séance était donc justifiée mais il m’était difficile de ne penser qu’à ce que Jean-François me dictait sans penser à ce que filmait ce jeune homme. Sa présence me distrayait d’autant plus que ce jeune homme me filmait, donc filmait mes mouvements alors que Jean-François immortalisait des instants.
Je ne regrette pas du tout d’avoir vécu cette expérience qui en a amenée une autre.
Un jour, je pose nue en studio pour Jean-François, dans le studio d’un de nos amis photographes. Celui-ci est présent car Jean-François lui a parlé de notre projet « l’étude du nu féminin en mouvement de la danse » et qu’il fallait pour cela régler à la fois les éclairages et les réflecteurs pour donner des effets de couleur sur ma nudité.
Cet ami, je le connaissais de l’avoir rencontré à de nombreuses reprises lors de vernissage d’exposition. Cet ami traite aussi le nu féminin depuis des dizaines d’année. Malgré tout, cela m’a fait étrange de me retrouver complètement nue devant lui et Jean-François et surtout de les voir, tous les deux, discourir de tel ou tel effet mettant telle ou telle partie de ma nudité en évidence.
La récompense est que quelques semaines plus tard, je posais entièrement nue, seule, pour cet ami.

A suivre, …

mercredi 4 octobre 2017

Assister à une séance de pose nue - 9.

Jacques LEINNE et Fanny - 2010.
Enfin, il y a les mots qui s’échangent avec l’artiste durant toute la séance. Ces mots appartiennent à la confidence de la séance parce qu’ils parlent de ma nudité mais aussi de moi, de lui, de nos vies respectives. Souvent, lorsque l’artiste sort du conformisme, il m’explique ce qu’il attend de moi et le pourquoi des choses. Il m’est arrivé de poser pour un photographe qui après chaque prise de vue me montrait le résultat sur un grand écran et nous en discutions sans langue de bois et nous améliorions la pose dans le sens désiré par l’artiste.
Aucun spectateur n’a le droit de s’intégrer dans ces mots parce qu’ils font partie de l’ambiance de la séance. Et de la complicité entre l’artiste et sa modèle.
Jean-François, pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, a toujours refusé de m’accompagner lorsque je posais nue. Jean-François m’a toujours expliqué que lorsque la modèle nue est accompagnée ou qu’il y a une tierce personne en séance, son comportement est totalement différent que lorsqu’elle est seule. En fait, elle ne se sent pas libre d’être elle-même et s’en réfère toujours à la tierce personne pour savoir si elle peut prendre telle ou telle pose demandée par l’artiste. Cela tronque la séance car la modèle est « distraite » de sa seule raison d’être : mettre à disposition sa nudité à l’artiste sans se poser aucune autre question.

A suivre, …

samedi 30 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue - 8.

Oui, comme me disent certaines personnes, vous placez où votre dignité ?
Annick - Danemark - 2002.
La dignité est une notion très relative et dépend du regard et de la pensée de chacune et chacun. Pour certain(e)s non naturistes, vivre nu(e) à la plage naturiste est indigne comme vivre nu(e) en centre naturiste. Pour nous, naturistes, nous n’y voyons rien d’indigne, loin de là.
Ma dignité, c’est faire les choses correctement comme elles doivent être faites dans le cadre précis où elles se vivent. Et ne pas s’en écarter.
Ma dignité est donc de ne pas mettre ma nudité là où elle n’a pas de raison d’être. Mais d’assumer pleinement ma nudité lorsque sa raison d’être se justifie et selon les règles en vigueur là où elle se vit.

Ce qui serait indigne, c’est d’accepter un spectateur lors d’une séance de pose nue sans que sa présence ne soit justifiée. Là, je lui permettrais d’avoir un regard, sans raison valable, sur ma nudité mais surtout d’entrer dans la confidence d’une telle séance alors qu’il n’est en aucun cas « acteur » de cette séance. Ce serait alors, à mes yeux, de l’exhibitionnisme qui s’apparenterait à aller toute nue en plein milieu d’une plage non-naturiste.
Annick pour JFL - 2005.
L’artiste est le seul vrai acteur de cette séance, moi, je lui confie ma nudité pour qu’il puisse exercer son art. Ma nudité étant son centre d’intérêt, il n’a rien d’indigne dans ce qu’il pourrait me demander et que je fasse. La nudité artistique n’a pas de zone de non droit artistique. COURBET, entre autre, en a fait la preuve et celles et ceux qui s’indigneraient de mon propos, s’indignent-ils de cette superbe œuvre de COURBET. Il a fallu à COURBET une modèle qui accepte de prendre cette pose pour qu’il puisse réaliser ce que l’on considère aujourd’hui comme un chef d’œuvre.
La pose nue n’a absolument rien d’indigne au même titre que la pratique du naturisme. C’est simplement une autre manière de vivre sa nudité.


A suivre, …

mercredi 27 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue - 8.

Ensuite, dans la pose nue, il y a les poses dictées par l’artiste car cette nudité, au contraire de la nudité naturiste, est mise à la disposition de l’artiste qui en extrait tout ce qu’il veut et de la manière dont il le veut. D’autant que si chaque artiste possède sa personnalité, il possède aussi son style artistique et son registre artistique. En sachant aussi que dans cette nudité mise à la disposition de l’artiste, il n’y a aucune zone de non-droit artistique, que tout de cette nudité peut être exploitée artistiquement.

J’ai toujours eu ce principe que lorsque l’on pose nue, on prend toutes les poses demandées par l’artiste sans aucune exception. Cela requiert cette vision paysagère m’inculquée par Jean-François qui facilite la prise de certaines poses plus « délicates » lorsque l’artiste quitte le conformisme ou s’attache à une particularité de ma nudité.

Annick pour JFL - 2005.
Là aussi, cela se vit sans spectateur car la pose prise, ce qu’elle dévoile, n’est pas nécessairement le résultat final de l’œuvre réalisée.
Jean-François me dit toujours : « ce n’est pas ce que l’artiste voit de ta nudité qui importe mais le résultat qu’il en retire ». En précisant : « poser nue, c’est implicitement donner autorisation à l’artiste de tout voir de cette nudité, sans aucune exception et de tout exploiter de cette nudité, même s’il s’attache à un détail de celle-ci ».
Je lui donne doublement raison parce que d’une part, j’assume l’image que j’ai volontairement donnée à ma nudité et d’autre part, que je pose nue de ma propre initiative.

De là, on prend la pose requise pour l’artiste parce qu’on est là pour cela. Mais pour personne d’autre. Parce qu’en ce qui me concerne, je ne me pose aucune question sur la pose demandée pour les raisons que je viens d’évoquer. Mais je me refuse à permettre à quiconque d’autre de visualiser les plus fins détails de ma nudité.
De là, ma vision de la justification de mes nudités. Ce qui se justifie pour l’artiste ne se justifie pas pour un étranger à la séance.

A suivre, …

samedi 23 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue -7.

Annick - 2005.

Cette relation confidentielle s’intensifie plus encore dans le moulage sur corps intégral puisque là, le moment « découverte » unit les mains au regard. Tout simplement parce qu’avant de placer les bandes de plâtres sur tout le corps, l’artiste enduit toute la nudité de vaseline !
Le savoir est une chose, le vivre en est une autre.
Le spectateur n’a aucune place dans de tels moments « découverte ». 
Parce que dans ce dernier cas, rien du tout n’échappe à l’analyse manuelle que fait l’artiste de ma nudité et je peux vous dire que ce n’est pas très agréable. 

La modèle nue que je suis en ce registre ne veut pas être distraite par un spectateur parce que j'ai horreur que l'on pose les mains sur moi, même habillée. Mais ici, je voulais vivre une telle expérience et pour cela, je devais, à nouveau, me surpasser en laissant ses mains s'approprier toute ma nudité.

A suivre, …

mercredi 20 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue - 6


Annick - Pays-Bas - 1987.
Il faut ôter beaucoup de notion personnelle pour y aller !
Parce qu’une modèle nue a sa part de sensibilité personnelle. Lorsque je me suis présentée aussi démunie devant mon ami Jean-François, je n’en menais pas large mais il m’accompagnait dans ma démarche de ma nudité et me photographiait déjà toute nue. J’étais donc nue devant une connaissance qui connaissait ma nudité.
Ici, la modèle nue vit deux choses à la fois : présenter sa nudité à un artiste inconnu et dépourvue de toute couverture pubienne.
Lorsque j’ai posé pour la première fois pour un autre photographe que Jean-François, j’ai ressenti cette sensation étrange de laisser un artiste inconnu découvrir la personnalité de ma nudité, toute partie confondue et donc, de le laisser entrer dans la confidence de ma nudité en voyant que je prenais attention à mon image pubienne que j’avais orné d’un anneau, symbolique.
Je pense qu’il en est de même pour celles qui portent d’autres ornement comme des piercings ou des tatouages.
A suivre,…

samedi 16 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue - 5.

Annick dessinée par Olivier DUHAMEL - 2005.
Mais cette relation confidentielle se prononce plus encore lorsqu’il s’agit d’un body-painting intégral ou d’un moulage intégral. Là, la technique impose que le pubis soit intégralement rasé et tant le body-painteur que le mouleur sur corps a un accès direct et non uniquement visuel sur toutes les parties du corps féminin.
C’est une autre école de vie pour une modèle nue.
Pourquoi ?
Comme je l’ai écrit dans les premiers articles, chaque nudité possède sa personnalité, sa propre image que sa propriétaire assume pleinement. En photographie, cette image de la nudité n’est pas modifiée pour la circonstance.
Par contre, comme je viens de l’écrire, pour le body-painting intégral ou le moulage intégral du corps, la modèle est tenue de se plier à la contrainte technique du rasage intégral du pubis. Petit détail, il en est de même pour les hommes qui ont alors bien plus à raser que nous, les femmes.
Pour moi, ce n’était pas un problème en regard de l’image de ma nudité même si, je l’ai toujours souligné, j’ai horreur d’être intégralement rasée. Mais cela devient un problème pour la modèle nue qui laisse en temps normal son pubis couvert par un beau manteau de fourrure.
Cela doit être une épreuve psychologique à deux niveaux.
Je parle en regard du jour où j’ai voulu rompre avec mon passé en me mettant toute nue devant ma grande glace après m’être totalement rasée le pubis. Et encore, ce jour-là, la seule à découvrir le résultat, c’était moi et personne d’autre. Je trouvais cela beau mais excessif. J’allais donc corriger légèrement l’image.
Tout autre chose a été de me présenter ainsi découverte devant mon ami Jean-François qui connaissait déjà ma nudité et la photographiait. Je n’en menais pas large parce que je n’avais pas encore fait mienne sa vision paysagère de la nudité. Pour moi, le pubis restait un sexe féminin et ne pouvait donc avoir qu’une connotation sexuelle et devait être protégé du regard des autres par sa tenture naturelle. Depuis, ma vision a bien changé. Le pubis fait partie du paysage de la nudité féminine, comme mes seins, comme mon visage. Il n’a pas une valeur autre, particulière qui empêcherait de le traiter artistiquement.
Ici, la modèle s’entend dire, ce que les deux artistes m’ont dit : « pour une telle séance, vous devez être intégralement rasée pour des raisons techniques ». Ouf ! Cela veut clairement dire : se débarrasser du voile protecteur de son pubis et se présenter ainsi démunie devant l’artiste. Il faut ôter beaucoup de notion personnelle pour y aller !

A suivre, …

mercredi 13 septembre 2017

Assister à une séance de pose nue - 4.

La relation artiste/modèle nue doit être, au-delà d’être duelle et privée, confidentielle parce que l’artiste entre vraiment dans la confidence de la nudité mise à sa disposition. Cette confidence, on ne la retrouve pas dans la nudité naturiste parce que cette nudité-là reste générale et n’a pas pour raison d’être, d’être analysée et exploitée même lorsqu’elle est photographiée. Je l’ai déjà écrit.

Dans la pose nue, elle est confidentielle parce qu’en analysant cette nudité lui confiée, l’artiste découvre la personnalité de sa modèle au travers l’image qu’elle lui renvoie. Mais aussi parce que cette analyse peut être poussée à son paroxysme. Surtout lorsque l’artiste s’attache à une particularité précise de cette nudité, veut en voir plus, vous le demande.

Cela m’est-il arrivé ?
Oui, en raison de la présence de mon anneau pubien serti dans son écrin sans verdure.
Cela m’a permis de couper les ailes au canard et de me prouver que ma vision de mes trois nudités est la bonne. Et que même lorsque l’artiste s’attache à cette partie de ma nudité, il fait preuve de respect et de courtoisie.
Jean-François m’a toujours expliqué que lorsqu’il était à l’école de photographie, la première règle infaillible que l’on apprend est que l’on ne met pas un doigt sur un ou une modèle, encore plus si elle est nue. Le faire valait l’exclusion immédiate et définitive de l’école. Je croyais en cette règle mais je me permettais d’en douter jusqu’au jour où j’ai posé nue pour un autre photographe que lui et que celui-ci a voulu que je fasse pleine lumière sur mon anneau pubien. Jean-François avait raison : voir est une chose, toucher en est une autre. Une modèle se respecte, quoi que l’on voie de sa nudité.

Toutefois, traiter cette partie de la nudité demande une fameuse dose de savoir-faire artistique pour ne pas tomber dans la trivialité. D’autre part, j’ai souvent écrit que je n’aurais eu aucun problème à être la modèle de COURBET pour la réalisation de son œuvre « l’Origine du monde ». En plaisantant sur le fait qu’à la différence de sa modèle, mon pubis n’est pas recouvert d’une épaisse fourrure.
A suivre, …