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samedi 14 juin 2014

Epilation, piercing et tatouage ? Parlons-en (11)

« La femme, début quarantaine, portait un petit anneau aux lèvres et elle n'avait plus de poils pubiens. Elle nous expliquait que pour elle son rasage intime est nécessaire pour montrer son piercing. Pour nous ceci est un esprit exhibitionniste. Mais à chacun son goût. »

A chacun son fait ! Exactement.
Le droit d’être appartient à chacune et chacun d’entre nous, le tout est de le vivre au bon endroit pour ne pas importuner les autres. Si le choix de cette femme est de montrer son piercing pubien dans un paysage glabre sur une plage dite « naturiste », c’est son droit. Et elle a choisi le bon endroit pour ce faire car le Cap d’Agde, vous savez ce que j’en pense, …

Est-ce de l’exhibitionnisme ? Tout cela, à nouveau, dépend de la manière de se comporter. Certaines et certains considèrent que le naturisme est de l’exhibitionnisme parce que l’on dévoile toute sa nudité aux autres. Donc, pour eux, je suis une exhibitionniste.

Pour ma part, je l’ai écrit clairement, l’image de ma nudité est antérieure à ma pratique du naturisme. Elle était personnelle et privée à l’exception de Jean-François. J’ai refusé de la modifier en regard de ma pratique naturiste. Car je ne pratique pas le naturisme pour me montrer nue aux autres mais pour le bien-être intérieur que cela m’apporte. Et rien dans mon comportement n’est outrancier car je vis ma nudité normalement, sans rechercher le regard de qui que ce soit.

Petit détail, l’image de ma nudité est permanente à savoir vécue 365 jours par an. Elle n’est donc pas adaptée suivant les circonstances. Je ne m’exhibe donc pas, je m’évade durant quelques heures, quelques jours de cette société « folle et artificielle » en allant, entre autres, sur une plage naturiste ou dans un espace naturiste.

Donc mon piercing pubien est venu s’inscrire dans un paysage qui était déjà façonné de cette manière. Et je pratiquais le naturisme depuis plusieurs années lorsque j’ai décidé de le porter. Je n’ai donc pas modifié mon paysage pubien en regard de l’arrivée de mon piercing.
Je le porte donc pour moi et en rien en regard des autres.

Et puis, une bonne fois pour toute, celle ou celui qui remarque, car je ne provoque rien, que je porte un piercing pubien dans un paysage entretenu, c’est qu’il passe son temps à mater le pubis des femmes  . 
Comme il est rare que mes photos le montrent ouvertement car lorsque je suis à la plage, que je me promène le long de la mer, il est rarement visible. Je ne l'exhibe donc pas mais, il est vrai que parfois, il est visible sans que je provoque la chose.



Pour ce qui est du body-painting, j’ai déjà répondu à plusieurs reprises à la question. Donc, je n’y reviendrai plus.

Belle journée à vous.

vendredi 13 juin 2014

Epilation, piercing et tatouage ? Parlons-en (10)

Bonjour tout le monde,

Je vais répondre en deux fois au dernier commentaire laissé sur le dernier article relatif à ce sujet.

« Souvent les gens assimilent le piercing génital avec une connotation sexuelle ».

Nous y revoilà ! Oui, c’est le malheur d’une société qui voit du sexe partout, même lorsqu’il n’y en a pas. J’ai, aujourd’hui, 58 ans et je peux dire qu’au cours de ma vie, j’en ai entendu des imbécilités en tout genre. Mes yeux auraient une connotation sexuelle, ma bouche aussi, mes seins sont ceci, mes jambes cela. Et j’en passe.
Je peux aussi dire qu’il suffit que je porte un joli décolleté et/ou une jupe ou robe courte pour que certains bavent comme des cochons !

Faut-il faire remarquer que certaines et certains ne voient en la nudité qu’une seule et unique connotation sexuelle. Et certaines me le disent ouvertement : « puisque je pose nue, je ne peux être qu’une salope ».

Donc, … Voyez du sexe là où vous voulez en voir. Pour ma part, je sais faire la part des choses et ne pas en voir là où il n’y en a pas.

Parce que, pour votre parfaite information, les piercings pubiens se distinguent entre le piercing génital et le piercing intime. Le premier étant clairement à connotation sexuelle puisqu’il se place au niveau du capuchon du clitoris (rares sont ceux qui se place directement sur le clitoris car c’est très dangereux) et que le but rechercher est la rechercher de sensations sexuelles.
L’autre est considéré comme décoratif (certains disent esthétique) puisqu’il se place au niveau des grandes ou petites lèvres. Il ne procure aucune sensation sexuelle.

Je l’ai écrit car je ne suis pas une adepte de la langue de bois, le mien est symbolique et il n’est en rien génital. Décoratif, esthétique ? Mon pubis n’en avait pas besoin pour me plaire.


A suivre, …

dimanche 8 juin 2014

Epilation, piercing et tatouage ! Parlons-en (9)

Il en est de même pour mes piercings. En rappelant qu’une boucle d’oreille est aussi un piercing. 

Je ne me suis posée aucune question à leurs sujets. Je les voulais pour des raisons personnelles et précises. Je les ai fait placer là où je voulais qu’ils le soient en regard de ces raisons. 

Je ne les porte donc pas en regard des autres mais parce qu’ils représentent énormément de choses pour moi. Ils ont tous les deux leur histoire.

Je peux vous dire que lorsque, pour des raisons médicales (scanner, IRM), je dois les enlever, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. Je me sens dépourvue de quelque chose.

C’était un réel plaisir de les faire placer parce que je réalisais mon désir de les porter. Ce n’était donc en rien un sacrifice. Car, cela ne m’était pas imposé. Ce n’était en rien un phénomène de mode parce que je ne suis pas la mode en ce domaine, non plus.

Ils représentent tous les deux un symbole et l’un d’eux, au contraire de ce que certaines et certains m’écrivent, n’a en rien, mais alors là en rien, une connotation et/ou une raison sexuelle. 

C’est maladif de voir du sexe partout ! C’est là que le bas blesse ! L’obsession de certaines et certains de tout lier au sexe ! Chercher qui sont les malades !!!

A suivre, ...

samedi 31 mai 2014

Epilation, piercing et tatouage ? Parlons-en (8)

Et la pratique du naturisme, me direz-vous.

Pour ma part, la pratique du naturisme n’a rien changé à l’image de ma nudité. Car je n’avais aucune raison de changer l’image de ma nudité en regard de ma pratique du naturisme. Même si le questionnement a bien eu lieu à ce sujet. En effet, modifier l’image de ma nudité parce que je pratique le naturisme me retirerait ce plaisir de voir l’image de ma nudité dans ma grande glace ou sur mes photos, de me sentir tellement bien dans cette nudité.

D’autre part, je ne vois pas pourquoi la pratique du naturisme devrait solliciter une image particulière de la nudité et pas une autre. Comme si l’image de la nudité était importante dans la pratique du naturisme alors qu’elle ne souffre (en principe), d’aucun critère physique ou d’esthétique.

Et, une nouvelle fois, je ne pratique pas le naturisme pour me montrer nue aux autres mais pour en extraire tout le bien-être intérieur qu’il m’apporte. Et je ne pratique pas le naturisme pour faire de l’analyse comparative des nudités et encore moins pour voir si telle ou telle Femme est épilée ou non. Je m’en moque.

Car, l’expérience me permet de parler d’un tel sujet sans silence ! Chaque image de la nudité a sa raison d’être, a son histoire. Lorsqu’elle n’est pas la raison d’être d’une mode ou d’une imposition non désirée.
J’ai façonné l’image de ma nudité à mon regard, à mon envie et sous le seul regard photographique de Jean-François. Je n’ai pas eu peur de vous en narrer l’histoire pour faire comprendre à toutes celles et ceux qui m’interpellent, que cette histoire n’est pas liée au naturisme et que ma pratique du naturisme n’en a rien changé parce que je n’ai pas envie de toucher à cette histoire.


Même si, je le raconterai, certaines et certains naturistes ont tenté de m’y obliger ! 

samedi 5 avril 2014

Epilation, piercing et tatouage ? Parlons-en (5)

Bonjour tout le monde,

Je poursuis mon témoignage.

Il fallut ensuite oser me présenter ainsi devant Jean-François lors de la séance de pose suivante. Ces séances n’étaient jamais programmées. Elles dépendaient de la météo et de sa disponibilité. Le hasard fit qu’elle a eu lieu le lendemain. Je n’en menais pas large, c’est le moins que je puisse dire ! Je n’avais plus rien à cacher de ma nudité. J’aime à dire aujourd’hui que j’étais à livre ouvert et qu’on pouvait en lire tous ses chapitres, tous ses paragraphes, toutes ses lignes, tous ses moindres mots.

Pourtant, j’étais à l’aise nue en sa présence, j’étais en totale confiance. Ma nudité, il la connaissait sans détour. Parce que je n’étais plus en réflexion de ce qu’il pouvait ou non en voir. Il en avait fait le tour.

Mais, pour revenir au commentaire de Christian et Joëlle, je n’étais plus « toute nue » mais « complètement nue », ce qui n’est pas la même chose. En étant toute nue, je gardais une discrétion absolue sur les traits de mon pubis. En étant complètement nue, je permettais à Jean-François d’en connaître toutes les définitions. De là, toute ma nudité n’aurait plus aucun secret visuel pour lui. Ce qui n’était vraiment pas le but mais, je posais nue pour lui, donc, c’était inévitable et je devais assumer mon acte
.
Mais les questions fusaient en moi. Allait-il le remarquer ? Qu’allait-il en penser ? Qu’allait-il en dire ? Même s’il ne disait jamais rien de négatif, je me posais ces questions. Mais LA question suprême était : ce pubis nu restait un jardin secret, à mes yeux à l’époque, un lieu tabou chargé d’interdits, que j’allais porter à son regard ! Etait-ce-ce convenant, était-ce convenable ? Etait-ce décent ou indécent ?

Ah, cette éducation reçue du bien et du mal ! Etait-ce bien ou était-ce mal ? J’entendais déjà tellement de propos négatifs, injurieux sur celles qui posaient nues sans que ces gens sachent que je posais nue ! Mais je ne voulais pas vivre sous les diktats des autres. Je voulais vivre de moi, sans tabou, sans interdit, sans préjugé pour m’enrichir du savoir. Je voulais savoir. Et Jean-François m’aidait en cela, lui, qui m’avait permise d’oser affronter ma nudité, d’oser la soumettre à son regard.

Arrivée à l’endroit habituel de nos séances photos, aux lacs de l’Eau d’Heure, je me suis dénudée en me disant que l’heure du verdict était maintenant ou jamais ! Je m’attendais à une réaction de sa part. Pas négative, elle ne l’était jamais. Il n’y en a pas eu. Il m’a photographiée comme d’habitude, comme si de rien n’était. Et j’avais les photos pour poursuivre ma recherche !


Je n’ai pas laissé repousser l’ensemble. Comme pour mes cheveux, j’ai essayé plusieurs coupes ! C’était amusant car je voyais cette image corporelle changer selon mes envies ! En fin de compte, j’appréciais de plus en plus ma nudité que je ne fuyais plus, que j’apprenais à connaître sans faux fuyant ! 

Et surtout, d’aimer en parler avec Jean-François. J’y reviendrai car c’est agréable de pouvoir parler d’un tel sujet sans subir la moquerie ! 

A suivre, ...

mardi 25 mars 2014

Epilation, piercing, tatouage ! Parlons-en ! (4).

 Bonjour tout le monde,

Je reviens sur ce sujet sur lequel je suis souvent interpellée.

Etait-ce facile au départ ? Alors là, non ! Autant qu’il ne m’a pas été facile d’oser affronter ma nudité.

Parce qu’au départ, j’avais une jolie toison dorée (une jolie corbeille d’or) entretenue en tour de maillot ! Cette image ne me plaisait pas trop. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Peut-être comme votre coiffure qui un jour ne vous plait plus et que vous avez envie de changer. 

L’envie m’a prise de faire le vide absolu mais fallait-il que j’en ai l’audace.
Vis-à-vis de moi en premier lieu. J’avais envie de rompre avec mon passé, de changer de vie, d’aller au-devant de moi, de me découvrir sans voile.
Mais aussi en regard du fait que j’allais continué de poser nue pour Jean-François parce que  j’y prenais un véritable plaisir et quelque part, chaque fois, j’en éprouvais une certaine impatience ! J’y reviendrai.

Ce courage, je l’ai pris à deux mains, un matin, dans ma salle de bain. J’ai donc fait le vide intégral.
Le reflet de ma nudité dans ma grande glace était affolant de vérité ! C’est le cas de le dire « la nudité toute nue ». 

Etrangement, je n’aimais pas du tout ! Cela me faisait imberbe, gamine ! Je n’aime toujours pas aujourd’hui.

Mais au moins j’avais osé le faire et je savais ce que cela donnait ! J’ai appris, aux côtés de Jean-François, que savoir était mieux que d’imaginer ou fabuler  ou rester dans l’ignorance ou l’interrogation !


Et de toute façon, comme pour ma chevelure, cela allait repousser ! A mon goût.

lundi 17 mars 2014

Epilation, piercing, tatouage ? Parlons-en (3).

Bonjour tout le monde,

Je continue sur ce sujet.
Parce qu’en fin de compte, la nudité est comme le visage. Lorsque je me regarde certains jours dans la glace, je me dis « Annick, il serait temps d’aller chez la coiffeuse mais quelle coupe vas-tu adopter ». Certaines se font épiler les sourcils ! D’autres se font siliconer les lèvres. Etc. Le but est le même, se plaire, se sentir bien dans sa peau. Les autres n’ont rien à faire là-dedans et encore moins interférer là-dedans.


C’est la même chose pour le reste du corps. Certaines se font siliconer la poitrine. D’autres, comme moi, arrangent leur coiffure pubienne à leur envie. Et tous les goûts sont dans la nature ! Certaines aiment les beaux buissons ardents, d’autres le tour de maillot, d’autres des coupes plus courtes ou le rasage intégral ! J’ai même lu que certaines procédaient à des colorations pubiennes. Cela doit être marrant. Je me vois avec mon petit triangle d’or teinté en vert un mois, en rouge l’autre mois, en bleu, …  ! Il faudra que j’y pense !!!

Et alors ? C’est leur nudité et elles en font ce qu’elles veulent.

Moi, je l’ai soumise à toutes les coupes avant d’en définir celle qui me plaisait le plus ! Je sais donc de quoi je parle.


C’est une question qui ne regarde que la personne et personne d’autre. Je ne me prononce jamais sur l’image de la nudité des autres car elle ne me regarde en rien et que le naturisme, ce n’est pas cela, c’est le respect de l’Autre à commencer par l’image qu’il a donné à sa nudité.

A suivre, ...

jeudi 13 mars 2014

Epilation, piercing, tatouage ! Parlons-en ! (2)

Bonjour tout le monde,

Je continue mon témoignage sur ce thème.

 Le choix de l’image de ma nudité ne date pas d’aujourd’hui mais de 1986. Jean-François y a consacré des articles dans la rubrique « le naturisme pas-à-pas ». Ce choix ne m’était pas imposé et n’était pas lié au naturisme que je ne pratiquais pas encore à cette époque. Il était lié au reflet de ma nudité que me renvoyait ma grande glace. Dans laquelle, à l’âge de 30 ans, j’osais enfin me regarder nue sans détour ! En fait, je la découvrais ma nudité.

Mais aussi, dans le même temps, à mes premières photographies me représentant nue. Je les analysais ces photographies, comme celles et ceux qui m’interpellent le font sur ce sujet! J’étais, à l’époque, en train d’oser entreprendre deux choses à la fois : me regarder nue dans cette grande glace et être photographiée nue !!! Deux choses bien différentes mais qui avaient ce point commun qu’est ma nudité.

Le tout était de me plaire nue devant cette grande glace, de me sentir à l’aise nue devant Jean-François qui me photographiait. Bien dans ma tête avec ma nudité pour vivre les deux. Combien de fois n’entends-je pas d’autres femmes me dire « moi, j’ai du mal avec ma nudité ». Personnellement, j’avais du mal avec ma nudité mais je faisais ce qu’il fallait pour être bien avec elle en n’écoutant que moi.

Les Autres n’avaient rien à voir dans tout cela. Jean-François en me photographiant nue, n’était que le seul et unique témoin de cette recherche de l’image de ma nudité. Il n’en était pas l’architecte ! En réalité, c’est tout dire, Jean-François était la seule et unique personne à connaître ma nudité. Et ce qui était extra, c’est qu’il était mon seul et unique ami et surtout, celui à qui je pouvais parler de tout sans qu’il se moque de moi.


Et ce qui a été formidable dans cette recherche, c’est qu’il n’a jamais fait aucun commentaire, ne m’a jamais jugée. En fait, il respectait au plus haut degré cette recherche personnelle que je gérais seule. 

A suivre, ...