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vendredi 12 avril 2019

Vision interdite - 7


Bonjour tout le monde, 
Dois-je, pour une raison ou une autre, m'en distraire ? Non ! Mais je dois veiller à garder le caractère naturel de cette nudité naturiste en ne la mettant pas en scène, en ne forçant pas le mouvement pour mettre en évidence cette personnalité, l'une ou l'autre particularité. Je la photographie exactement de la même manière que si, au même moment, elle était habillée.
Cela ne m'empêche pas de m'attarder, dans ce contexte précis, au paysage pubien de la naturiste au même titre que je le fais en regard de sa poitrine, de son visage, de ses fesses. Par exemple.
Si la Dame naturiste vit nue, c'est qu'elle ne veut pas censurer une partie de sa nudité en portant, par exemple, un dessous de maillot. Si cette Dame accepte d'être photographiée nue, ce n'est pas pour que je censure une partie de sa nudité parce qu'il s'agit de photographier son intégrale nudité en toute personnalité d'elle.
Ce n'est donc pas intentionnel mais circonstanciel ! Toujours en recherchant une image belle à regarder car oui, comme un visage, toutes les autres parties de la nudité sont belles à photographier, à exposer tout en laissant à tout un chacun le droit d'avoir sa propre opinion.
Certains sites photographiques interdisent non pas la publicité du paysage « poitrine » en ses détails mais bien toute image représentant en gros plan, même avec une intense recherche, le paysage pubien ! C'est inacceptable car il censure le travail de l'artiste et ôte tout droit d'opinion des regardants !

A suivre, ...

samedi 6 novembre 2010

Répondre à l’incompréhension.

« J'ai choisi le naturisme (comme sujet de mémoire scolaire), ce sujet m'interpelle et m'intéresse beaucoup.
Je ne suis pas naturiste pour le moment du moins. L'idée ne m'est pas venue non plus par hasard. Cet été, je me promenais en montagne avec 2 amis et au détour d'un chemin on croise un groupe de personnes nues ! Je suis franchement restée choquée et bête alors que eux étaient tout à fait naturels, joyeux et on pouvait ressentir beaucoup de sérénité. En entendant les commentaires de mes amis du style c'est une bande de pervers, de fous, etc.., je me suis vraiment rendue compte qu'il y avait une grosse incompréhension et que le sujet méritait qu'on s'y attarde.
»

Cet extrait d’un message privé m’adressé par une jeune fille est intéressant car il touche à la problématique de l’incompréhension du naturisme par les non-naturistes. Et donc, à notre devoir d’explications.

Car l’incompréhension du non-naturiste face au naturisme émane principalement de la nudité, cette nudité que la majorité des gens attache exclusivement à la sphère privée et à sa connotation sexuelle. Sans s’imaginer qu’il puisse avoir d’autres nudités comme l’explique Annick sur son blog artistique.

Dès lors, il nous appartient de répondre à cette incompréhension en étant à l’écoute des non-naturistes et en apportant des réponses claires et sans langue de bois à leurs questions, à toutes leurs questions. Car toute question est légitime, en quelque domaine que ce soit. Une question, en fin de cause, à toujours sa raison d’être, comme cette jeune fille le souligne à merveille.


Le respect des non-naturistes est fondamental dans notre démarche naturiste. Pour être respecté par l’Autre, il faut d’abord le respecter. Pour être compris par l’Autre, il faut d’abord se faire comprendre. Surtout, ne rien imposer.
Un naturiste n’a rien à cacher de sa pratique naturiste. Nous avons tout à gagner à expliquer notre pratique naturiste. A qui le souhaite.


J’évoque souvent cette démarche qui vise à ne pas rejeter le (et/ou la) non-naturiste qui vient vers nous, même sur une plage naturiste. Son maillot de bain ne cause aucun problème pour Annick et moi. Qu’il ou elle nous voit nus ne nous dérange en rien. Il ne vient pas vers nous comme un voyeur, il n'a pas de jumelles, ne se cache pas derrière un arbre, ne porte pas des lunettes solaires. Il vient comme une personne souhaitant comprendre notre démarche par le dialogue. Sa démarche est directe, courtoise, respectueuse et souvent précédée par : je ne vous dérange pas ?


C’est là où la démarche de cette jeune fille est tout à son honneur ! C’est magnifique, fabuleux ce qu’elle fait ! Elle va à la recherche de ses incompréhensions, préférant la lumière plutôt que de rester dans l’obscurité de l’inconnue.


Cette jeune fille nous conforte que les jeunes ont leur place dans le naturisme d’aujourd’hui si nous les écoutons et si nous répondons à leurs interrogations et attentes. Cette jeune fille mérite toute notre admiration car elle ose aborder, dans un travail scolaire, un sujet qui est délicat, difficile, emprunt de préjugés, de tabous, …, d’interdit ! Elle ose parler du naturisme là où des adultes naturistes préfèrent, au nom du quand dira-t-on, taire le fait qu’ils le sont. Comme s’ils étaient atteints d’une maladie honteuse ou déviante.


C’est la preuve que nous avons tout intérêt à faire confiance à notre jeunesse mais surtout à écouter ses questionnements sur le naturisme. Qu’ils proviennent de notre jeunesse ou non, par ailleurs. Tout questionnement sur le naturisme mérite intérêt et réponse.


Alors, à très juste raison, cette jeune fille a été choquée de se retrouver face à face avec des promeneurs nus dans un espace non consacré à cette pratique. L’effet de surprise est désagréable pour celles et ceux qui ne sont pas adeptes du naturisme. Et de nos jours, il faut en être conscient, la nudité reste un tabou. Il nous doit donc d’éviter de choquer les non-naturistes lorsque nous errons dans des espaces non autorisés au naturisme.


Mais au-delà, cette jeune fille est interpellée par le fait que ces promeneurs nus étaient tout à fait naturels, joyeux et qu’on pouvait ressentir beaucoup de sérénité. Cela développe chez elle, une interrogation et elle désire en obtenir plus de renseignements ! Pourquoi ce naturel ? Pourquoi cette joie ? Pourquoi cette sérénité ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Tous ces pourquoi qui hantent les esprits de ceux qui ne pratiquent pas le naturisme. Comme dans bien d’autres domaines ? Ces « pourquoi » que je me pose devant le plan incliné de Ronquières, devant une collégiale, devant tant et tant de choses ? C’est « pourquoi » auquel je passe le temps nécessaire à comprendre avant de vous apporter mes réponses.


Nous rions Annick et moi sur un sujet quotidien : pourquoi on appelle à certains moments une église, une collégiale, une basilique, une cathédrale ? Nous allons avoir l’occasion de vous l’expliquer car c’est très intéressant et en rien anodin.


Cette jeune fille est riche d’elle car elle ne souffre pas d’obscurantisme mais d’ouverture d’esprit. Elle est curieuse, cette curiosité qui fait la force d’être, la richesse d’être sans s’arrêter à ce que les autres proclament comme bien ou mal ! Elle veut savoir pour se faire son propre jugement ! En réalité, elle est libre de cette liberté d’esprit et d’être que revendiquent les naturistes !


Alors plutôt que de hurler au scandale, de juger, de dénoncer, de rejeter, ou d’insulter comme ses amis, cette jeune fille s’interroge et vient vers nous. Pour essayer de comprendre le pourquoi et le comment des choses. Et comme elle l’écrit, elle n’est pas naturiste, du moins pour le moment.


On est bien là dans le questionnement de toutes celles et de tous ceux que le naturisme interpelle, ne sachant pas trop si, oui ou non, elles ou ils pourraient y venir ! Et si oui, comment ? D’où l’importance, au-delà de l’écoute, de l’accueil réservé aux non-naturistes.


Pour Annick et moi, il est de notre « devoir » de répondre à son questionnement. Comme nous ne refusons jamais de répondre à la demande de journalistes sur ce sujet. Comme nous répondons toujours à celles et ceux qui nous interrogent sur notre naturisme.


Cela parait évident et pourtant ! Je viens de recevoir un courriel d’un non-naturiste belge qui désire découvrir cet art de vivre, en pratique. Cet homme se tourne vers nous parce qu’en désespoir de cause, il ne sait plus où s’adresser après avoir communiqué, écrit-il, plusieurs courriels à la fédération belge de naturisme pour obtenir des réponses à ses questions essentielles sur l’adhésion à un club naturiste. Dépité, cet homme n’a, dit-il, jamais obtenu de réponse, même pas un simple accusé de réception.


Voilà bien un problème. Le non-naturiste qui se pose des questions et qui entreprend la démarche de les poser à un naturiste (que ce soit une fédération, une association, un club ou un individu) s’attend à une réponse. Ne pas lui répondre est simplement un manque de respect à son égard, donne au naturisme une image négative, fermée, secrète. Comme si nous avions quelque chose à cacher, à taire.


Pour notre part, nous lui avons répondu dans la journée, comme à cette jeune fille, et ce n’est pas un hasard s’il nous a posé d’autres questions en retour. C’est une démarche normale et naturelle. Au même titre qu’Annick explique à celles et ceux qui l’interrogent sur la manière de réaliser ses pastels ou sur sa démarche de modèle nue. Comme je réponds à tout qui m’aborde au sujet de la photographie, entre autres.


Cela me fait penser à un Monsieur qui est venu voir l’exposition d’Annick. D’entrée de jeu, il nous précise qu’il a entendu parler de nous avec tant de méchanceté qu’il voulait se faire, lui-même, son propre jugement. Une heure et demie après une longue discussion au cours de laquelle tant Annick que moi lui avons donné toutes les réponses à ses nombreuses questions, il nous a quitté en disant : celles et ceux qui ne savent pas préfèrent salir que d’essayer de comprendre. Ce que vous faites est fantastique et entier, je reviendrai mais surtout, je le dirai autour de moi.


Osons donc, sans complexe, sans censure, dialoguer avec les non-naturistes qui s’intéressent à nous, sans les choquer, sans les brusquer. Le naturisme est un art de vie sain, épanouissant mais qui demande de franchir bien des barrières, parfois hautes, à commencer par celle de la nudité collective. Ce sont ces barrières qui causent l’interrogation des non-naturistes. Aidons-les à les franchir, sans provocation, sans moquerie, sans exclusion. Avec ce qui fait la beauté du naturisme, l’humilité, la convivialité, le bien-être d’être.


Merci à cette jeune fille de nous avoir fait confiance en la matière.

mardi 24 novembre 2009

Vie privée, vie publique.

« Internet aidant, un débat prend de plus en plus de place chez les naturistes : doit-on limiter sa pratique aux espaces dédiés, plages, clubs et centres de vacances, ou l’étendre bien au-delà, sur des chemins de randonnée et routes champêtres, voire dans les rues des villes, au nom de la liberté individuelle ?

Le combat est important, comme l’était en son temps celui séparant les conquérants des plages du littoral des membres de clubs. A la différence qu’il ne s’agit plus ici de gagner de nouveaux territoires, mais de revendiquer l’ensemble de l’espace public. Ces actions révèlent surtout une divergence plus profonde dans le vécu de la pratique personnelle.
Quand les premiers se battent pour l’assumer à la face du monde, les seconds considèrent qu’elle doit rester du domaine de la vie privée, au même titre que le montant de leur patrimoine, ou l’appartenance à une quelconque communauté religieuse. L’affichage public de nos moindres choix de vie n’est pas entré pour autant dans nos mœurs, même si Internet favorise le communautarisme d’intérêts au-delà de l’appartenance territoriale. La visite des sites de partage (Facebook, Myspace, etc) est édifiante à ce titre.

De nombreux groupes y réunissent des « fans » et « amis » issus du monde entier, parfois simplement sur un titre plutôt que sur des objectifs communs. Le naturisme franchit ainsi doucement la barrière de la vie privée pour venir sur le domaine public, empruntant les sentiers d’une virtualité parfois proche de l’exaltation fantasmatique. Quels que soient ses avantages, il serait toutefois périlleux de la confondre avec la réalité, sous peine de perdre toute notion de respect de l’autre, voire de soi-même…
»

Cet article lu sur « Naturellement votre » est très intéressant à plus d’un titre.
Vous nous permettrez d’y attacher une réflexion personnelle.
Le débat sur Internet a-t-il vraiment comme lien commun des naturistes ? Avec ses vraies valeurs de respect et de tolérance !
Nous en doutons à lire des aberrations telles que celle-ci que je viens de lire sur un groupe de discussion qui se revendique naturiste en faisant état de la charte de 1974 pour se légitimer : « Maintenant les polémiques sur l'éthique du naturisme c'est un débat sans fin, mais il faut arrêter ce "naturisme intégriste" où on occulte toute sexualité !! Pour moi c'est indissociable !! ».

Chacune et chacun apprécieront cette vision du naturisme.
Mais ce genre de réflexion jette l’amalgame sur le naturisme. Il fait croire aux non naturistes qui tombent sur une telle déclaration, que la sexualité est le fondement même du naturisme et qu’elle en est indissociable, donc inséparable ! Qu’elle fait donc partie intégrante de la pratique du naturisme. Que donc, les naturistes sont des partouzeurs en milieu fermé !
C’est là, le véritable danger des débats sur Internet. Une journaliste disait dernièrement à la radio belge, qu’elle n’allait plus sur les forums et autres groupes de discussion parce qu’en majorité, cela volait au ras des pâquerettes ! Qu’en fin de compte, le débat n’avait pas lieu parce que certaines et certains neutralisaient celui-ci par l’insulte bon marché et la dérision malsaine.
C’est là où, les vrais naturistes, pas ceux qui voient en la nudité le vecteur de la sexualité, doivent s’exprimer ouvertement et montrer à la face du monde, que le naturisme est sain, noble, et épanouissant. Et non un club libertin pour adultes en mal de sexe.
Cela étant dit, revenons à la question de base.
Pour Annick et moi, le naturisme est une valeur familiale, un art de vie en famille et en collectivité, qui refuse toute imposition aux autres.
A commencer par imposer notre nudité à celles et ceux qui ne sont pas adeptes du naturisme.

Nous pratiquons le naturisme dans les espaces dédiés. Et bien sûr, à la maison. Mais, comme l’a souligné Annick dans l’interview publiée par la Nouvelle Gazette, nous ne recevons pas nos amis ou invités, nus.

Le respect de l’autre est une valeur fondamentale. Des amis proches nous disent souvent : nous avons du mal avec la nudité ! Il n’en reste pas moins que ce sont des amis proches. De part le respect mutuel.

Et lorsque nous pratiquons la promenade nue en forêt, c’est dans des endroits tellement éloignés de toute population que nous sommes pratiquement certains que nous ne rencontrerons personne.
Parce que ces endroits, nous les fréquentons, à deux, depuis plus de 20 ans. Et nous la pratiquons à deux, jamais en groupe.

De même, que ces promenades nues ne sont pas une obsession pour nous, encore moins du militantisme, mais simplement une opportunité que nous saisissons lorsque l’occasion se présente.

Au-delà, la liberté individuelle doit-elle aller jusqu’à bousculer les règles de vie sociétale en imposant notre nudité à l’ensemble de l’espace publique ?
Pour notre part, non. Le naturisme doit être vécu dans ses espaces dédiés. Et l’important est de continuer à lui donner une image valorisante. Et non décadente, dépravée, libidineuse. Ou d’y associer des éléments qui ne lui appartiennent pas.

C’est pour cela que nous sommes attentifs au projet de développement d’un espace naturiste aux Lacs de l’Eau d’Heure (Belgique). Ce nouvel espace, s’il se concrétise, offre l’opportunité, en son sein, d’ouvrir des sentiers de randonnées naturistes. Comme c’était le cas aux Routelles mais aussi au domaine de Lambeyran. La randonnée nue sera alors une activité normale, comme la pétanque, le volley, la natation, la gymnastique, entre autres. Sans heurter la sensibilité des non naturistes par la pratique sauvage de la randonue.

Doit-on revendiquer le droit de vivre nu sur l’ensemble de l’espace public ?
Utopie et loin des vraies valeurs du naturisme.
Annick me disait ce week-end : « je me vois mal aller faire mes courses nues ou de me promener nue dans le jardin à la vue des voisins. »

Même sur les plages mixtes du Danemark, nous avons toujours préféré la discrétion. Nous avons toujours considéré que notre place, nus, n’était pas au milieu des non naturistes. D’ailleurs, en Grèce où la nudité est autorisée sur les plages, les naturistes se retrouvent toujours à l’extrémité de celles-ci et pas au beau milieu de celles-ci. Par respect et discrétion.
Un naturiste n’est pas un exhibitionniste. C’est quelqu’un qui aime vivre nu là où cela est possible et autorisé.

Le naturisme n’est pas un instrument de provocation vis-à-vis de l’autre mais un art de vie basé sur une certaine forme de discrétion et surtout de respect prioritaire vis-à-vis de celles et ceux qui ne le pratiquent pas. Il devient alors un vecteur de bien-être intérieur personnel, gratifiant.

Il ne s’agit donc pas d’un COMBAT. L’espace public répond à des normes que nous devons respecter. Et l’évolution des mentalités n’est pas à accepter une mixité habillé/nu sur l’ensemble de l’espace public.

Prenez le Danemark, pays d’ouverture en matière de liberté individuelle sur les plages qui sont mixtes. Dès que vous sortez de ces magnifiques plages, sauvages, belles, loin du béton, vous avez intérêt à adopter une tenue vestimentaire décente car la verbalisation est de rigueur.

Doit-on pour autant considérer que le naturisme doit rester du domaine de la vie privée, au même titre que le montant de notre patrimoine, ou notre appartenance à une quelconque communauté religieuse.

A nos yeux, c’est à chacun d’en décider.

Annick et moi avons voulu démystifier le naturisme en le présentant au travers de notre quotidien familial. Répondre à une journaliste, sans gêne ni tabou, fait que beaucoup de femmes et d’hommes se retrouvent entre ses lignes.
Beaucoup de gens nous ont dit qu’il avait fallu un fameux courage pour accepter de répondre à cette journaliste.
Mais non !

Le naturiste n’appartient pas à une secte secrète, satanique.
Il partage avec d’autres un idéal de vie, certes discrétionnaire mais certainement pas fait d’obscurantisme ! C’est le silence qui développe les fantasmes et préjugés. Cette naturiste de Namur (Belgique) participant à cette émission de la télévision locale, a fait ce qu’il fallait faire pour couper les ailes au canard.

Devrions-nous avoir honte de dire que nous sommes catholiques, juifs, musulmans, bouddhistes, athées ?
Moi, je suis athée et je ne m’en suis jamais caché. Je suis marié avec Annick qui est catholique non pratiquante.
Je respecte les catholiques, juifs, musulmans, bouddhistes, …, non intégristes.
Le droit à la différence est aussi fondamental dans une société civilisée. Et j'ai été élevé selon les règles du respect et surtout de la tolérance.

Où serait, dès lors, la honte de dire : « oui, je suis naturiste et je vous en explique les fondements, la pratique quotidienne, …, l’éthique » ! Et surtout de tenter de casser les préjugés, les non-dits !

Surtout en présentant un naturisme large et non restreint à la seule nudité ! De montrer qu’un naturiste n’est pas un anormal, un pervers. Qu’un naturiste, c’est madame et monsieur tout le monde, vivant comme tout le monde à la différence que, le plus souvent possible, il adopte la tenue d’Eve.

De montrer que le naturisme, c’est aussi apprécier un beau paysage, un joli cygne sur l’eau un matin de brume, un joli monument. Et vous serez étonné, pour moi, athée, d’aimer visiter une belle église, d’en comprendre l’architecture.

Comme Annick se plait à faire connaître ses recettes mais aussi, son espace artistique.

C’est là où nous sommes d’accord avec l’auteur de l’article : ce n’est pas le titre qui compte mais les objectifs communs poursuivis. Et le contenu.

Et pour conclure ce long article, je suis d’accord avec l’auteur de l’article : restons en phase avec la réalité, sous peine de perdre toute notion de respect de l’autre, voire de soi-même…

Le naturisme a tout à gagner du dialogue ouvert, accueillant avec les non naturistes et surtout de répondre, sans gêne ni tabou, à leurs légitimes questions.
La lumière est à la compréhension, ce que la nuit est à l’ignorance ouvrant les portes à toutes les interprétations, fabulations, clichés erronés.

Le naturisme n’a rien à gagner par l’imposition, la provocation, le militantisme aveugle.

dimanche 27 septembre 2009

La vision hypocrite de la nudité.

« C’est la vision hypocrite de la nudité qui est tabou. Pas le naturisme. »

C’est ainsi que Linda FIANDACA clôture son article « L’art au service de la nudité » en reprenant mes propos.

Ce simple mot « nudité » engendre, dans notre société d’aujourd’hui, des visions en tous genres, en tous sens ! Et s’ouvre à des amalgames incroyables, comme nous avons pu le lire dans l’article « je pose nue mais ne couche pas ».

Ce qui parait certain, c’est que la vision de la nudité ne peut être unique. La nudité doit être vue dans le contexte où elle s’inscrit. Pour éviter de la voir autrement du pourquoi et du comment elle est réellement vécue.

En ayant l’honnêteté intellectuelle de la placer dans la bonne rubrique à savoir la nudité à connotation sexuelle ou la nudité sans connotation sexuelle.Et si la rubrique dans laquelle la nudité s’inscrit ne nous appartient pas, de passer son chemin. Sans plus. Et surtout sans y voir autre chose que sa raison d’être.

La nudité dans le cadre du naturisme, ne se classe pas dans deux rubriques à la fois mais bien exclusivement dans celle de la nudité non sexuelle. Qu’il existe des naturistes échangistes est une réalité que nous ne nions pas et que nous ne jugeons pas. Au même titre qu’il existe des non-naturistes échangistes.

Mais, l’échangisme n’est pas une composante du naturisme et n’a donc pas à y être assimilé ou à s’y immiscer à ce titre. Au même titre que le voyeurisme ou l’exhibitionnisme.
En mettant la nudité dans son bon contexte, on évite en grande partie sa vision hypocrite qui engendre des incompréhensions parce que le langage ou les actes ne correspondent pas toujours à la pensée de celui qui s’exprime.

Un exemple parfait de la vision hypocrite de la nudité, c’est de publiquement la décrier, s’en offusquer pour faire beau genre et en privé de passer des heures sur des sites Internet montrant des femmes nues !

Un autre bel exemple est mon site Internet « Nue, je pose ». Créé en 2005, après avoir entendu des propos insultants concernant le fait qu’Annick posait nue, j’ai démontré que ce simple mot attirait la curiosité des gens. Résultat des courses : à ce jour, 203.000 visiteurs sont passés sur ce site à raison d’une moyenne de 4 pages vues par visite.

Que viennent, en majorité, chercher ces visiteurs ? La vision de femmes nues.
Parce que dans le mot «nue » du titre du site, ils y ont vu « nudité » sans penser un seul instant que cela pouvait être des nuages ! Et dès qu’ils constatent qu’il n’y a pas de femmes nues à regarder, ils quittent le site, parfois fâchés comme ce commentaire qui en dit long : « tu es complètement taré mec ».

Mais, à y réfléchir, qui est le taré : celui qui cherchait avidement à regarder des femmes nues ou celui qui présente de belles photos de nuages ? Parce qu’un naturiste aime la nature et prend le temps d’en admirer ses beautés parmi lesquelles les nues font partie intégrante et nous offrent souvent de splendides spectacles.

C’est là que la vision hypocrite de la nudité est tabou !

Osons, nous, naturistes, rompre le silence sur cette hypocrisie.

La nudité, dans le naturisme, offre un sentiment de liberté, de bien-être. Tout simplement. Si elle est vécue collectivement, c’est parce qu’elle est vécue par des gens qui partagent le même idéal de vie dans le même état d’esprit. Sans autre arrière pensée.

La nudité, dans le naturisme, ne s’appuie pas sur des critères de beauté, de religion, de race. Elle est naturelle et acceptée comme telle. Elle est jeune ou âgée, mince ou corpulente, blanche ou de couleur, … Elle est tout, sauf élitiste ou sélective.
La nudité dans le naturisme, n’est pas objet de convoitise ou d’exhibition. Annick et moi n’allons pas à la plage naturiste, aux thermes naturistes ou en vacances naturistes pour se rincer l’œil ou nous exhiber mais pour passer, tous les deux, des instants de bien-être correspondant à notre idéal de vie.

La nudité, dans le naturisme, n’est pas une fermeture sur les non-naturistes. Elle est vécue là où elle peut l’être dans le respect de l’autre et surtout, le droit à la différence. Et sans provocation. Un non naturiste n’est pas un ennemi, c’est un être humain qui vit sa vie autrement, comme nous vivons la nôtre.

La nudité, en dehors du naturisme, a ses existences, ses raisons d’être. Elle se conjugue de diverses façons. Ne soyons pas hypocrites de ne pas la voir ou de la dénoncer. Chacun mène sa vie comme il l’entend. Mais n’appliquons pas le principe « faites ce que je dis, pas ce que je fais » ou dans le cas présent « écoutez ce que je dis, ne regardez pas ce que je fais ».

Mais surtout, n’assimilons pas une nudité à une autre. Laissons bien chaque nudité dans le tiroir où elle se trouve, sans tirer des conclusions sur une nudité en regard d’une autre. Et comme on dit en Belgique, ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les frites que celui qui en mange est un paria.

mardi 15 septembre 2009

Sans gêne ni tabou.

« Le temps d’une rencontre, Annick TERWAGNE et son époux Jean-François se mettent à nu. Ils démystifient le naturisme. Sans gêne ni tabou. »

Cette introduction de l’article « l’art au service de la nudité » signé par Linda FIANDACA (Nouvelle Gazette du 14/09/2009) est intéressante en ce qu’elle souligne que nous parlons du naturisme sans gêne ni tabou.

En quoi devrions-nous être gênés de parler de notre démarche naturiste. Avoir adopté le naturisme comme mode de vie familiale ne fait pas de nous des gens souffrant d’une maladie honteuse, une race à part.

Et pour Annick et moi, il n’y a pas de tabou dans notre mode de vie naturiste.
Parce que notre naturisme n’a rien à cacher, n’a rien à taire, n’a rien de déviant ou de pervers.

Et c’est là qu’Annick a raison lorsqu’elle dit, ce que l’article reprend, qu’aujourd’hui, on dénature le naturisme. Et la démarche de cette jeune journaliste est tout à son honneur parce qu’elle est venue vers des naturistes convaincus et non militants. Qui ne revendiquent rien, témoignent, tout simplement.

Le naturisme est en fait un mode de vie simple, sain et épanouissant à titre personnel, familial et sociétal.

Ce sont les idées faussent que s’en font celles et ceux qui ne le pratiquent pas qui dénaturent le naturisme. Aidés en cela par les comportements déviants de soi-disant naturistes qui dénaturent le naturisme en se servant du mot « naturisme » pour justifier des actes qui sont étrangers au naturisme.

Notre blog a été créé pour démystifier un mode de vie valorisant à plus d’un titre. Et c’est pour cela que nous n’avons pas hésité un seul instant à accepter de rencontrer cette sympathique journaliste pour parler, sans gêne ni tabou, de notre mode de vie naturiste.
Et à répondre sans détour aucun à toutes ses questions.

Les absences de réponse aux questions que se posent les non naturistes ouvrent les portes à toutes les erreurs de pensée ou de vision, sur un mode vie qui ne s’en pose pas.

À suivre !

La première photo d'Annick a été prise aux Lacs de l'Eau d'Heure en 1988, la seconde à Marrakech en 2008.