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mardi 24 février 2015

La nudité serait-elle impudique (3)

Ces deux notions « dépassées », on en vient aux objets.

La personnalité.
Comme décrit dans les articles « le naturisme pas à pas », Annick est quelqu’un de très timide, de très réservée mais assoiffée de vivre, de savoir, de découvrir, d’expérimenter. Elle est tout sauf une femme exubérante !
Elle a aussi une volonté de vivre en toute clarté, de ne pas avoir honte de ce qu’elle vit.

Sa nudité était une véritable hantise mais son désir de réaliser son rêve de posséder des photos d’elle, intégralement nue, l’a emporté. De là, la découverte du naturisme s’est ouverte à elle, avec naturelle et authenticité.

La vie intime.

Annick, en dehors de son témoignage naturiste et artistique, est silencieuse sur ce sujet parce qu’elle considère comme « intime » uniquement ce qui touche à sa sexualité. Non par pudeur mais par principe de vie. Annick considère que sa sexualité relève strictement de sa vie privée et qu’elle n’a pas à l’extérioriser de la sphère du couple de quelque manière que ce soit.

Annick ne considère donc que sa nudité sexuelle comme « intime » pas ses autres nudités.

A suivre, ...

samedi 28 mars 2009

La gymnosophie - partie 7.

La photographie est devenu un art.

Les plans, sur lesquels la lumière se joue, remplacent les volumes de la sculpture et les couleurs de la peinture ; art secondaire, sans doute, mais qui a pour lui l’avantage d’être réaliste. Peut-être est-ce là la raison qui fait condamner la reproduction photographique du nu par la morale légale qui l’accepte cependant en sculpture et en peinture.

Ce réalisme de la photographie donne à la nudité une puissance d’exemple d’une valeur incontestable ; elle montre ce à quoi parviennent ceux qui la pratiquent dans un but noble.

En cherchant à éveiller dans l’esprit et le cœur de nos contemporains le goût de la santé et de la beauté corporelles ; en mettant sous leurs yeux ce qui est esthétique en marbre, en peinture et en chair vivante par la photographie, nous créons en eux un lyrisme réel, spirituel et fécond qui ne peut que les conduire à la recherche consciente et ardente de la perfection possible, laquelle ne peut être atteinte sans l’équilibre et l’harmonie de toutes les fonctions, y compris celles qui fait naître les pensées, donc les actes.

Le chemin qui conduit à la beauté est le même qui mène à la morale, à la morale réelle : à la morale universelle et éternelle.

KIENNE DE MONGEOT.
Préface de l’album « La Nudité Belle et Vraie II."
Editions Vivre d’Abord.

mardi 17 mars 2009

La gymnosophie - partie 5

LA MORALE n’est pas toujours conséquente.

Elle varie selon les mœurs, issues de coutumes et d’habitudes, donc des latitudes.

Elle n’est pas ce qu’elle devrait être : une morale RELLE, défense, en quelque sort, instinctive de l’individu contre les attaques des forces du mal, mais une morale LEGALE chargée de la défense de la société, souvent, d’ailleurs, au détriment de l’individu dont elle fait un refoulé qu’elle empêche de s’épanouir intégralement et humainement.

On peut dire LA MORALE quand il s’agit de la morale réelle qui est universelle, immuable et éternelle parce que ses lois sont celles de la nature et parce qu’elle a pour but la défense de l’être humain ; de sa vie et de son bon équilibre ; il faut dire, lorsque l’on parle de l’éthique légale, non plus jamais les morales.

En effet, la législation n’est pas la même pour toutes les nations ;
c’est ainsi que si dans les Pays nordiques, en Roumanie, en Russie du temps des tsars, au Japon, etc…, la nudité a parfaitement droit de cité ; il n’en va pas de même dans les autres pays.

Nous avons vu qu’il en est ainsi dans le temps. Au moyen âge on ne craignait pas la nudité. Souvent le cortège des rois, entrant dans l’une de leurs bonnes villes, était agrémenté d’une escorte de jeunes et belles filles entièrement nues.

A suivre, ...

jeudi 19 février 2009

La Gymnosophie, l'art et la morale. (3)


La coquetterie féminine est autrement attractive que la dénudation totale. C’est elle qui faisait dire à saint Ambroise : « il n’est homme de saint jugement qui n’ait en horreur la femme habillée somptueusement. Dieu l’a d’autant plus à contrecœur qu’il voit que le corps qu’il a fait et créé libre est pressé de métaux. »

La femme qui se met nue en commun se désarme. Elle accomplit un acte de courage digne d’admiration.

Les éditeurs avisés, avides d’une nombreuse clientèle, connaissent bien la puissance aphrodisiaque du vêtement : une simple paire de bas, un joli cache-sexe, un soutien-gorge savamment ajusté, un voile transparent mettent la chair en évident et la rendent plus attrayante.

Incontestablement, une plus raisonnable et saine compréhension de la nudité se manifeste. C’est heureux.

mardi 3 février 2009

LA GYMNOSOPHIE, l’art et la morale. (1)


Physiologiquement, la nudité est inséparable de la sexualité, et pour cause !

Physiologiquement, du fait que les vêtements ont recouvert les corps – pour des raisons primitivement étrangères à la pudeur – que la morale légale et les lois l’ont interdite, elle est devenue synonyme de sexualité.

Il s’ensuit que, pour le commun des mortels, j’entends pour ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de la nudité en commun – l’évocation du nu déclenche, presque toujours, une réaction érotique.

En conséquence, il est normal que les lois interdisent l’expression de la nudité, sous toutes ses formes, pour tenter de réfréner l’érotisme. Cela est normal par rapport au fait, mais combien illogique, néfaste même, par rapport à la cause.

Quand un acte est spontané et irréfléchi, si ses conséquences sont nuisibles à la société, celle-ci a le devoir de la sanctionner par une pénalité, ce qui, malheureusement, ne modifie en rien les causes profondes qui l’ont provoqué et ne les supprime pas pour autant.

Du fait de l’interdiction qui pèse sur elle, la nudité est devenue érotique et, ceux qui ont à charge de faire respecter les lois interviennent quand ils le jugent nécessaire.

Le gymnosophe pense qu’il est plus rationnel de rendre à la nudité sa pureté primitive et s’y emploie.

Les uns sanctionnent le mal : l’autre s’attaque à ses origines pour le faire disparaître.

Le but est le même : seuls les moyens différent.