vendredi 14 janvier 2011

Canal historique du Centre (6)


La Cantine des Italiens.

A quelques mètres de l’ascenseur n°1, vous trouverez sur la rive droite la cantine des Italiens. C’est l’un des derniers témoins de l’époque de l’immigration massive des Italiens en Belgique au lendemain de la seconde guerre mondiale.

En 1946, la Belgique manquait de main-d’œuvre pour ses charbonnages, ses industries métallurgiques, ses carrières…
De même, l’Italie manquait de charbon.
Des accords officiels furent conclus, le 20 juin 1946, entre le gouvernement et les entreprises belges d’une part, et les autorités italiennes, d’autre part.

L’Italie recruta surtout dans les campagnes où régnait la misère. Les affiches, principalement à l’en-tête de la Fédération charbonnière de Belgique, vantaient les intéressantes conditions de salaires, d’allocations familiales, de pension et de congés offertes en Belgique.
En échange, la Belgique fournissait le charbon nécessaire au redressement de l’économie italienne.

Après une rapide sélection à Milan, les candidats signaient leur contrat et étaient acheminés vers les bassins industriels belges. De 1946 à 1957, on estime que, pour les seuls charbonnages, 303 convois organisés arrivèrent en Belgique, avec 140.105 travailleurs, 17.403 femmes et 28.961 enfants.
En 1970, on atteignait le chiffre record de 300.000 ressortissants.

Autre conséquence de la guerre, l’on connaissait à cette époque une crise du logement en Belgique. Or, les accords belgo italiens prévoyaient que les industries belges devaient offrir aux nouveaux travailleurs un logement convenable, pourvu du mobilier nécessaire.

Beaucoup seront en fait hébergés dans d’anciens camps de prisonniers, ou dans les cantines hâtivement construites, principalement aux alentours des charbonnages.
En guise de lits, ces baraquements étaient équipés de simples cadres de bois superposés garnis de matelas de paille et sans draps.

La Cantine des Italiens de Houdeng-Goegnies fut construite par les usines Gustave Boël en 1946-47 pour ses propres travailleurs, célibataires uniquement.

Chacun des 4 blocs situés parallèlement au Canal comportait 8 chambres de 6 à 8 lits. Le bâtiment central, perpendiculaire au Canal, a servi de réfectoire dès l’origine. Les bâtiments, sont construits en dur.

L’immigration massive et organisée des Italiens vers la Belgique fut interrompue en 1956, après la catastrophe du Bois du Cazier à Marcinelle ( 8 août 1956): 136 parmi les 262 victimes étaient des Italiens.

L’ensemble des bâtiments tombait en ruine quand la Compagnie du Canal du Centre entreprit la rénovation pour en faire un musée de l’immigration italienne.

Une chambre a été reconstituée et plusieurs autres chambres renferment une évocation des industries riveraines du Canal, dans lesquelles ont travaillé ces immigrés italiens et qui, sont nées ou se sont développées grâce au canal.

Les bâtiments de la Cantine abritent aujourd’hui un centre d’accueil et de restauration.

mardi 11 janvier 2011

Naturisme et photographie (9)

Nous en étions à évoquer le lieu de pose.

Dans le cadre de la photo naturiste, la modèle se trouve dans ses espaces naturistes, espaces qu’elle connait et qui lui sont familiers.

C’est donc le photographe qui doit s’adapter à ces lieux de pose et non la modèle. En fait, c’est le photographe qui se déplace et non la modèle.

Dans la pose nue non naturiste, c’est généralement le photographe qui fixe le lieu de pose et la modèle qui se déplace vers ce lieu que, généralement, elle ne connait pas, ne lui est pas familier.

Elle va donc se diriger vers une « porte », ce que j’appelle la « porte de l’inconnue ».

Cette « porte de l’inconnue » est un lieu de pose différent de celui de la pose naturiste. Il peut s’agir d’un studio, d’un espace intérieur ou extérieur privé. La modèle ne va pas poser dans un espace collectif naturiste, elle va se retrouver dans un lieu privé, en face à face avec l’artiste. J’y reviendrai.


Le studio, par exemple, peut être implanté dans la maison de l’artiste, dans un immeuble de bureau, dans un hangar industriel, dans un garage.

L’espace privé peut-être, tout simplement, la maison de l’artiste, son atelier, son appartement, un vieil hangar abandonné, ….
Où une chambre dans un hôtel de charme comme pour la dernière séance que je viens de réaliser avec Annick.
Face à cette porte de l’inconnue, la modèle se pose alors la question : où suis-je tombée ?
Cette inquiétude, il faudra la gérer par la façon d’accueillir la modèle et la tranquilliser.
Vient alors, la troisième variante à la photographie naturiste : le relationnel duel et privé avec l’artiste.
Mais avant, je pense qu’il est important de se pencher sur le projet du photographe.
A suivre, ...

dimanche 9 janvier 2011

Nues tumultueuses.


Bonjour à toutes et à tous,
Cela, c'était il y a une semaine.

Aujourd'hui, la neige a fondu pour laisser la place à un ciel tumultueux.
De quoi vous offrir des images fantastiques.
Bon dimanche.





samedi 8 janvier 2011

vacances naturistes (56)

Bonjour à toutes et à tous,

Entrons dans la dernière ligne droite de cette longue série d’articles sur nos vacances 2009 au gîte naturiste « le Champ de Guiral » en faisant un long reportage de notre randonnée autour et à Rocamadour.

Remercions simplement Joël, l’heureux propriétaire de ce gîte, pour nous avoir préparé cette randonnée et accompagné durant toute cette belle journée.


Cette randonnée a débuté au gouffre de Saint Sauveur, près de la commune de Cales où le cours d'eau l'Ouysse prend naissance.


Son cours paisible va l'amener jusqu'à la Dordogne sous la garde impassible de l'arche de pierre qui surplombe les falaises.

En creusant les calcaires les plus tendres, l'érosion a créé cette voûte de pierre qui domine le cours de l'Ouysse enserré en contrebas entre des falaises.

A côté de cette arche de pierre se trouve l’entrée d’une grotte malheureusement fermée.

Suivant ce cours d’eau, nous rencontrons la ferme abandonnée de Saint Sauveur.

Vous pourrez, grâce aux explications détaillées de Joël, comprendre la structure d’une telle ferme construite avec les pierres récoltées sur place.
A suivre, …

jeudi 6 janvier 2011

VERADIAS vous invite à rêver.

Une rêverie sereine et délicate qui exprime toute la féminité », c’est ce à quoi vous invite VERADIAS artiste peintre parisienne.


Après un enseignement artistique durant ses années de collège et de lycée à Arlon, VERADIAS entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
Quatre années qui seront récompensées par le prix LANGBEN.


Elle fréquente dans le même temps l’Université Libre de Bruxelles où elle complète sa formation en histoire de l’art et l’école d’architecture Saint-Luc où elle fréquente les ateliers d’architecture d’intérieur.


Forte de ces différentes formations VERADIAS se met à créer puis à s’exposer, à se professionnaliser… Elle expose en France mais également en Belgique, en Suisse et au Grand Duché du Luxembourg.


Elle travaille sur le corps, sur la sensualité, sur le mouvement,…un fabuleux cocktail, un partage entre amateur et artiste, une rêverie sereine et délicate qui exprime toute la féminité et le talent de VERADIAS.

Le point de départ est donné lorsque le modèle jusque là immobile, prend possession et évolue dans l’espace qui l’entoure. Il est dans l’action, il choisit les temps qu’il joue, oscillant entre lenteur, langueur ou au contraire rythmique plus soutenue.

Le modèle emprunt de cette nouvelle dynamique laisse sa place à un autre thème. Cette phase de prise de conscience du changement de sujet est déroutante. Comment représenter la trajectoire d’un corps humain ?

Une nouvelle impulsion est donnée. Le moment est venu de trouver des solutions. L’œil qui jusqu’ici scrutait le moindre détail, doit dès à présent arriver à synthétiser ce qui se déroule devant lui. C’est également trouver l’équilibre de cette suite d’images. Capturer ce qui s’offre à lui dans le seul but de rendre lisible aussi bien le mouvement que les sentiments, les sensations éveillées.

Que devient cette formidable architecture, qu’est le corps humain en mouvement ? Si l’on décompose d’une certaine manière le corps, c’est bien évidemment un ensemble de points. Ces mêmes points en mouvement deviennent des lignes, en leur donnant du mouvement elles sont à leur tour des plans.

La série présentée est une proposition de cette étude sur le rythme et sur le mouvement. Ici les corps superposés sur une toile figent un mouvement que l’on peut reconstituer à loisir.
Une histoire qui passionne VERADIAS depuis plusieurs années et qui n’est pas finie d’être écrite. Pour son grand plaisir et pour, nous l’espérons, celui du spectateur.

A voir à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à 6110 MONTIGNY-LE-TILLEUL du 15 au 29 janvier 2011 le mercredi et samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures ou sur rendez-vous.

Le vernissage de l’exposition se tiendra le vendredi 14 janvier 2011 de 19 à 21 heures.
Invitation cordiale à toutes et à tous.
Info : http://www.galerieintimerrance.com ou au 00-32-(0)497/67.37.96.

lundi 3 janvier 2011

Naturisme et exhibitionnisme ?

"Quelle est la différence entre le naturisme et l’exhibitionnisme ? "

Cette question a été posée en commentaire anonyme sur notre blog, mercredi dernier.
Comme nous ne pratiquons pas la langue de bois, nous allons y répondre sans détour.

L’exhibitionnisme n’a aboslument aucun point commun avec le naturisme.
Il en est même son opposé.

L’exhibitionnisme est une tendance pathologique persistante à exposer ses organes génitaux à des personnes étrangères ou dans un lieu public, souvent pour en éprouver, au moins de façon passagère, de l'excitation sexuelle.

L’exhibitionnisme est donc une maladie.

Le naturisme n’est pas une maladie.
C’est un art de vie dans lequel la nudité naturelle n’a pas de connotation sexuelle et fait partie d’un ensemble.
La nudité n’est donc pas l’unique raison d’être de la pratique du naturisme.

Dès lors, le naturiste n’exhibe pas ses organes génitaux à des personnes étrangères ou dans un lieu public pour en éprouver de façon passagère une excitation sexuelle.
Sa nudité, il la vit naturellement dans des lieux réservés à cet effet comme sur une plage naturiste ou dans un centre naturiste ou tout simplement chez lui, en famille.

Et comme Annick l’a souligné dans une interview accordée à la presse régionale : nous ne recevons pas nos ami(e)s en étant nu, même s’ils sont naturistes.
Nous ne présentons pas, non plus, notre nudité à des personnes étrangères.

D’autre part, l'exhibitionniste est presque exclusivement masculin, bien que des cas d'exhibitionnisme féminin puissent être rencontrés.
Dans la majorité des cas, l'exhibitionniste se montre en érection à des adolescentes ou des femmes adultes.

Le naturiste ne se montre à personne en érection. Ce genre de comportement est, par ailleurs immédiatement sanctionné d’exclusion de l’espace naturiste, surtout dans les centres naturistes car sur une plage naturiste, on trouve malheureusement, souvent, des exhibitionnistes qui, par leurs comportements, nuisent à l’image de marque du naturisme.

Dans le passé, les naturistes chassaient ces exhibitionnistes pour protéger les enfants, les adolescentes ou les femmes adultes.
Aujourd’hui, le chacun pour soi, sur les plages naturistes, permet à ces exhibitionnistes de sévir mais plus dans les dunes que sur la plage. Je rappelle que ces gens ne sont pas naturistes mais qu’ils profitent de l’espace naturiste pour assouvir leurs pulsions sexuelles.

Qui plus est, le but recherché par l’exhibitionniste consiste très régulièrement à choquer la victime. De nombreux exhibitionnistes éprouvent ainsi de l'excitation sexuelle à l'idée ou dans le fait de susciter de vives réactions d'effrois de la part de leur victime. Au moment de l'acte, il y'a souvent une excitation sexuelle visible, et masturbation pendant ou après l'acte.

Le naturiste ne cherche à choquer personne. Comme dit précédemment, sa nudité non sexuelle est vécue dans des lieux réservés à cet effet. Dans lesquels il entre de son plein grès.

L'exhibitionnisme possède certains liens avec les troubles obsessionnels compulsifs, par exemple, la reconnaissance du caractère illégal ou absurde de ce comportement, et néanmoins l'envie irrépressible d'y céder, tout en en éprouvant de la honte ou de la crainte. L'exhibition est alors ressentie comme un besoin puissant, difficile à contrôler voire étranger à soi-même.

Le naturisme pratiqué dans des lieux réservés à cet effet n’a pas de caractère illégal. Il est reconnu et autorisé donc, pratiqué sainement.
Tout autre chose est le naturisme pratiqué hors des lieux réservés à cet effet. Cela ne fait pas du naturiste un exhibitionniste car il ne souffre pas de troubles obsessionnels compulsifs. Il a simplement envie d’ouvrir son espace naturiste en essayant, le plus possible, de ne pas rencontrer des non-naturistes pour éviter de les choquer par sa nudité.
Et si cela devait arriver, la seule façon d’agir est de se couvrir et de s’excuser.

Pour conclure, il faut différencier l’exhibitionnisme de l'exhibition sexuelle, qui consiste en l'exposition dans des endroits publics ou facilement accessibles à la vue, d'actes sexuels sur soi ou sur autrui.
L'exhibition sexuelle constitue une entité pénale et clinique à part entière.

Ce sont les comportements déviants que je dénonce régulièrement en mes articles, sur ces gens qui confondent naturisme et libertinage, certains n’hésitant pas à copuler à la vue des enfants.

Voilà pour répondre à notre interlocuteur.

vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011.


A toutes les Femmes et les Hommes de cette planète, d’où qu’elles et ils viennent, nous vous souhaitons nos meilleurs vœux de bonheur, de paix, de santé et de prospérité pour cette année qui s’ouvre aujourd’hui, à des heures différentes pour toutes et tous les lecteurs de notre blog.

Notre blog, en 2011, continuera à être le lien respectueux entre les naturistes et les non naturistes pour faire comprendre à toutes et à tous que ce sont les différences, la tolérance et le respect mutuel de chacune et de chacun qui font la richesse de notre Humanité.
Annick et moi remercions toutes celles et ceux qui visitent notre blog, toutes celles et ceux qui nous envoient des messages privés d'encouragement, toutes celles et ceux qui n'hésitent pas à nous interroger sans tabou sur cet art de vie fantastique, épanouissant, sain qu'est le naturisme.
Grâce à elles et à eux, nous pouvons montrer que le naturisme est un art de vie valorisant et respectueux de toutes et de tous.
Annick et moi, vous souhaitons de fêter dans la joie et la bonne humeur ce passage dans une décennie nouvelle, en ayant une pensée particulière à toutes celles et ceux qui n’ont pas notre chance d’en faire autant.

Bienvenue en 2011.

jeudi 30 décembre 2010

Oser contempler le corps nu. (3)

« Vous écrivez « ...je peux errer dans tous les registres du nu... » Qu'entendez-vous par là ? »

Cette question posée par Laurent recoupe un sujet en cours d’exposé dans la rubrique « naturisme et photographie ».
Même si elle sort du contexte naturiste, je tiens à y répondre.

Annick sur son blog artistique explique ce qu’elle appelle « ses nudités ».
Elle les compte au nombre de trois : sa nudité naturiste, sa nudité artistique en tant que modèle et sa nudité sexuelle. Ses trois nudités ont chacune leur raison d’être et leurs propres frontières. Elles n’ont comme point commun que la nudité de la personne. Pour le reste, elles sont totalement distinctes et hermétiques et ne se vivent pas dans le même espace-temps.

En photographie, comme en peinture ou en sculpture, le nu se conjugue aussi dans plusieurs registres.
























- Il y a le nu naturiste qui représente des instants de vie, nu(e). Ce sont les photos que je vous présente sur ce blog et je le détaille en profondeur dans les articles « naturisme et photographie ».

- Il y a le nu artistique qui requiert de rechercher la pose idéale et une certaine « sophistication » (lumière, technique, …) pour mettre en somptuosité la nudité. Comme cette photographie que j'ai réalisée de "Clair de Lune".
- Il y a le nu « intimiste » comme le charme, l’érotisme, le fétichisme. Dans ces registres, la nudité peut être totale ou partielle.
La nudité est alors « séductrice et/ou suggestive » sans pour autant être sexuelle. Pour ma part, la nudité sexuelle est active ce qui n’est pas le cas du nu « intimiste ».

- Il y a le nu émotionnel.
C’est un registre que j’aime beaucoup aborder.
A une exception près, mes modèles sont des Dames qui posent nues pour la première fois.
Dans ce cas, le nu est émotionnel dans le sens où je fige sur la pellicule l’émotion de la personne qui se retrouve nue, pour la première fois, devant un objectif, plus précisément devant un artiste qui va transposer sa nudité en image.

C’est l’expression du visage plus que du corps nu qui exprime cette émotion. C’est aussi la position du corps qui est alors intéressante. En réalité, c’est la réactivité de la personne face à sa nudité exposée à autrui. Et cette nudité est naturelle, pas « manipulée » au sens où la modèle n’est pas guidée dans la pose mais qu’elle pose comme elle le sent.

Je la laisse agir par rapport à elle, pas en fonction de moi. Le photographe apporte alors un témoignage d’un instant de vie particulier, d’un franchissement de cap.
- Il y a enfin, le nu sensoriel.
Il se focalise sur la représentation des sensations que ressent la modèle par rapport à l’espace dans lequel elle évolue, cet espace changeant d’une séance de pose à l’autre. C’est une étude photographique du moi intérieur extériorisé, de la réaction de la modèle face aux éléments, aux situations.

Le nu intime et sensoriel, je ne l’explore qu’avec Annick sur base de nos inspirations et cercles de vie. Ces registres du nu n’appartiennent pas au nu naturisme et ce type de photographies n’a dès lors pas sa place sur ce blog. Non pas qu’elles soient inconvenantes, loin de là, elles font partie de plusieurs de mes expositions, mais parce qu’elles sortent du cercle naturiste et qu’il ne faut pas laisser prêter à confusion en faisant penser au visiteur d’un site naturiste que le naturisme, c’est aussi cela.
J’ai toujours écrit qu’il ne fallait pas mélanger les cercles de vie, ce qui n’empêche pas d’en parler.

Je ne l’explore qu’avec Annick parce qu’en ces registres, il ne s’agit pas d’un jeu de rôle, d’un simulacre mais bien de moments pleinement vécus pour que les photographies soient authentiques.
Pour ce faire, il faut qu’Annick soit libre d’esprit et surtout libre de ses faits et gestes.
Il faut aussi une compréhension réciproque des actes posés pour qu’il n’y ait pas de ma part création d’une ambiguïté par rapport à ceux-ci. Et donc, faire passer un message contraire à celle ou celui qui va regarder les photos.
La force d’être marié depuis tant de belles années permet de réaliser des photographies correspondantes à l’état d’esprit d’Annick, à sa manière de voir et de vivre les choses.

Le photographe que je suis se fait alors « absent » pour laisser Annick agir selon ses sensations. Mon attention ne se focalisant pas sur Annick en tant que telle mais sur l’image qu’elle m’envoie, sur l’inspiration qu’elle me procure. Ma volonté de faire de ce que cette image me donne comme message, des images baignées de ravissement et de vérité donnant plaisir à celles et ceux qui les regardent.

Enfin, quel que soit le registre dans lequel j’entre photographiquement, je suis toujours très attentif à rendre l’image recherchée, élégante, noble, et lorsque je suis dans des registres « intimistes » ou sensoriels, je recherche l’image qui porte à la réflexion, qui crée l’imagination plutôt que de montrer banalement les choses.

Voilà pour répondre à Laurent.

Les voeux du Champ de Guiral.



Merci à Monique et Joël pour leurs voeux.

mercredi 29 décembre 2010

A table !

Bonjour à toutes et à tous !
L'hiver est bien présent et nous ne pouvons oublier nos amies les bêtes surtout celles que nous suivons depuis des années le long de la Sambre à l'Abbaye d'Aulne.
Les habitués de ce blog les connaissent pour ne plus devoir les présenter.

Salut Annick ! J'arrive, j'ai faim !

Merci Annick, aujourd'hui, je suis gentille je me sers dans ta main.


Non, tu n'as rien à craindre, je ne vais pas te mordre.


Eh ! Attendez, j'arrive aussi.
Oufti, c'est pas facile de monter avec toute cette neige ! Vivement le printemps !


Allez encore un effort Nestor !
























Voilà ! Je suis un champion !


Bonjour Papy, tu as quoi pour moi aujourd'hui ?


Du pain ! C'est toujours cela mais je croyais que tu avais encore un peu de foie gras après la Noël !
Oui, du foie gras d'oie !
Ah non ! De canard d'accord mais pas d'oie !

Annick ! Ils se battent dans l'eau !




Je n'en ai rien à faire, je m'occupe des autres. Un peu de discipline quand même !


Merci Annick pour ce bon déjeuner !


Merci Annick ! Tu peux souhaiter une très bonne et heureuse année 2011 à toutes tes amies et tous tes amis naturistes ?
D'accord. Et à toutes et tous les autres aussi !
A bientôt !
oui, ne nous oublie pas, on a faim par ce temps de canard !












mardi 28 décembre 2010

Canal historique du Centre (5)

L’ascenseur n°1.

Il se situe à Houdeng-Goegnies, à 263 mètres du point zéro et à cent mètres des portes de garde que nous vous avons présentées dans notre dernier article sur ce sujet.

Il est en cote amont 125,15 mètres au-dessus de la mer et va reprendre une chute de 15,397 mètres.

Sa construction a demandé quatre années de travaux.
C’est le Roi Léopold II qui l’inaugura le 4 juin 1888.

Aujourd’hui, comme je l’ai déjà précisé, il est à l’arrêt à la suite d’un accident survenu en 2002.
Il fait l’objet d’importants travaux de rénovation pour le rendre, à nouveau, utilisable surtout pour la navigation de plaisance.

A suivre, la cantine des Italiens.