vendredi 22 octobre 2010

Nues en beauté d'elles.

Bonjour à tout le monde !

Oui, c'est moi, Six, le garde du corps d'Annick. Oui, je sais, j'en ai de la chance mais ma place n'est pas à prendre.


Qu'est-ce que je fais à la fenêtre ?
Eh bien, je me rince l'oeil ! Comme J-F, je regarde de belles nues qui se lèvent en dansant !




mardi 19 octobre 2010

Un manuel de Moulage Corporel.

« Le moulage du corps est un projet divertissant et très facile à faire soi-même. » C’est ce que tente à démontrer l’artiste plasticien établi en Nouvelle Zélande depuis 25 ans, Olivier Duhamel.
Celui-ci crée de petites figurines en bronze qu'il vend de part le monde dans des galeries d'arts dont, la nôtre.
Olivier DUHAMEL vous invite à apprendre une méthode rapide, facile et peu coûteuse pour faire la reproduction fidèle de son buste ou de toute autre partie du corps.
Son manuel vous guide pas à pas dans un procédé confortable et rapide pour un résultat saisissant de réalisme.

Je ne peux que vous encourager à découvrir son site.
P.S. : La photographie qui représente Annick lors d'un moulage de corps ne vient pas d'une séance avec Olivier.

dimanche 17 octobre 2010

La nudité doit-elle avoir un sens ?

Un article a attiré mon attention par son titre « accrocheur » : « Vanessa Demouy pose les seins nus pour la bonne cause. » Sur le site de la ligue française contre le cancer, le même article est titré : « 5 célébrités se mettent à nu contre le cancer du sein. »

Arrêtons l’hypocrisie et les effets d’annonce pour une juste cause.
Et cessons de mettre la nudité à toutes les sauces et d'essayer de la justifier par des artifices de langage.

J’ai lu cet article qui me dérange, fortement !
« L’actrice et mannequin française Vanessa Demouy a décidé de poser les seins nus au profit de la lutte contre le cancer du sein, une maladie qui a touché certains membres de sa famille.
Si l’intention est noble, la méthode paraît moins édifiante.
Les hommes qui visionnent ces clichés semblent plus attirés par la jolie poitrine de la star que par la lutte contre le cancer

Comme Anne Brochet, Julie Fournier, Chloé Lambert et Gwendoline Hamon, l’actrice Vanessa Demouy a accepté d’exhiber sa jolie poitrine face à la photographe Sylvia Galmot pour le magazine La Parisienne afin d’apporter un soutien inespéré à la Ligue contre le cancer.

« La nudité prend tout son sens » quand il s’agit de lutter contre le cancer. « Montrer ses seins pour une telle cause n’est pas anodin », reconnaît Vanessa Demouy. Par ce geste, elle espère inciter les Françaises à faire des mammographies régulièrement.
»

Mon commentaire :

« La nudité prend tout son sens. ».

Pourquoi la nudité devrait-elle trouver un sens pour être vécue?
La nudité est là, réelle, naturelle, incontournable, millénaire et égalitaire.
Comme tous les êtres humains de cette planète, je suis né nu. Je n’en connais aucun qui est né habillé.

Je viens de me lever, nu, laissant Annick, nue, dormir sous la couette.
Je suis passé par la salle de bain, nu, pour faire ma toilette. Je vois mal comment je pourrais la faire habillé.
Et maintenant, je suis devant mon clavier à vous écrire, nu.
Est-ce que cela doit avoir un sens ? Non. Je suis bien, à l’aise, tranquille, j’écris.
Dois-je justifier d’une cause pour être nu ? Non.

Par contre, l’habit possède lui ses sens. Ses justifications. Se protéger du froid, en premier lieu. Et puis pour travailler dans certains cas. Et puis, pour séduire. Vanessa DEMOUY n’était-elle pas mannequin chez Aubade ? Et puis, l’habit pour paraître, pour faire illusion.
L’habit qui ne fait pas le moine.

La nudité crée l’être, pas le paraître là où, l’habit crée souvent le paraître à défaut d’être.

Sur une plage naturiste, plus que dans un centre naturiste, le statut social n’apparaît pas. Tout le monde est nu et c’est l’être qui crée la différence, sa manière d’être, son comportement pas son habit.

D’autre part, faut-il une bonne cause pour poser nue ?

Non, sauf si c’est se donner bonne conscience face aux autres à défaut d’assumer pleinement sa démarche comme si, poser nue, normalement, sans bonne cause à défendre, était une atteinte grave à la moralité !

Annick n’a pas besoin de « bonne » cause pour poser nue. Elle aime cela et elle le fait par plaisir ou pour découvrir des domaines inconnus qui l’attirent comme le body-painting ou le moulage sur corps.

La démarche de la ligue contre le cancer est donc ambigüe et en tout état de cause, le message flou. Et arrêtons le sensationnalisme !

Le message à faire passer est : « lutter contre le cancer du sein en incitant les Femmes à faire des mammographies régulièrement». Très bien. Totalement d'accord.

Pour faire passer un tel message, on prend cinq actrices qui font semblant de faire un geste fort, j’ai même lu « courageux », en posant les seins nus pour cette campagne de sensibilisation alors que dans leurs films, elles sont régulièrement les seins nus ou entièrement nues.
Hypocrisie du geste. C’est un non-événement mais il faut frapper les esprits.
Mais frapper les esprits de qui ? Des hommes ou des femmes ? D’accord, la cible, ce sont les femmes !
























Alors, c’est le photographe qui parle.
La photo de Vanessa DEMOUY est fade, morose, sans attractivité, sans message.
Qui plus est en noir et blanc.
Comme le dit l’article, elle exhibe ses seins, sans plus.
Il n’y a pas besoin d’être une célébrité pour en faire de même.
C’est terne, amorphe, plat.
Même son visage est inexpressif pour ne pas dire dépressif. Le regard tourné vers le bas, triste, grave, n’osant pas regarder droit devant elle.
A qui s’adresse-t-elle en réalité, à ses pieds ou aux autres femmes ?
Pour ma part, j’aurais choisi une photographie d’une femme « anonyme », pleine de vie, souriante, active, naturellement nue, ne posant pas.

Osant regarder devant elle, assumant ses seins, sa nudité avec bonne humeur, force et énergie. Comme ces photos récentes d’Annick.
Une femme à travers laquelle les autres femmes se reconnaîtraient, une femme dont la simplicité donnerait envie aux autres femmes d’écouter le message.

Sur le site de la ligue française contre le cancer on ose parler de photo glamour ! Lorsque l’on parle de dépistage du cancer du sein, on est loin du registre du charme, on est dans la prévention, dans le quotidien de toutes les femmes.
On ne cherche pas à séduire, on cherche à sensibiliser
.
En réalité, une photographie au travers laquelle on sent que ces seins sont naturellement libres et dynamiques et que cette liberté doit être préservée, protégée en passant régulièrement des mammographies.

La photographie de Vanessa DEMOUY est tellement artificielle qu’elle attriste plutôt que de réjouir.
Si le cancer du sein, comme tous les cancers le sont, est un fléau, le message qui incite à passer régulièrement des mammographies doit s’appuyer sur une image joyeuse, énergique, colorée, vivante et surtout naturelle.

Annick me rappelle à ce sujet la campagne publicitaire de la marque de produits d’esthétique DOVE. C’était des Dames de 50 à 70 ans posant intégralement nues telles qu’elles sont, naturellement, sans artifice, sans retouche des photos. Elles avaient le courage d’assumer leur nudité.

Annick me donne sa conclusion : moi, mon corps est ce qu’il est. Comme tout corps, il subit les assauts du temps mais je ne baisse pas les yeux lorsque je le montre. Dans les photographies de cette campagne de sensibilisation pour le dépistage du cancer du sein, elle n’a trouvé aucun message l’incitant à faire des mammographies régulièrement.

vendredi 15 octobre 2010

Je vous présente ma Belle Dévoilée.

C'est un plaisir de pouvoir retrouver ma muse nue dessinant dans son atelier.

Ambiance chaleureuse, lumière naturelle chaude en cet automne ensoleillé.

Sur la feuille noire, la sanguine trace les contours de la nouvelle belle.

La voilà qu'elle apparait lentement sous le couvert du pastel blanc.

Le geste est fin, délicat.

Entre en jeu la gomme.

La chevelure de la belle se compose sous le pastel noir et jaune.

Et oui, ce qu'aime Annick dans le pastel c'est le toucher, cette relation particulière entre le doigt et le papier.


Moment de plénitude, d'évasion, loin des turpitudes du monde extérieur.


Recul examinateur. La belle est là.


Ce trait blanc qui souligne une courbe, signature des oeuvres d'Annick.


C'est quoi ce voile ?


Annick se lance dans un nouveau genre. Elle va maintenant coupler le pastel et le tissu.


Travail minutieux car il faut donner le mouvement au tissu pour épouser les formes de la belle demoiselle.


C'est fait, il faut affiner le pastel.


Un dernier trait.

La signature de l'artiste.


Bel effet !


Je vous présente la Belle Dévoilée.

jeudi 14 octobre 2010

De nos nouvelles !

Bonjour à toutes et à tous,

Oui, nous avons profité du très beau temps ensoleillé pour nous évader et vous rapporter de très jolies et parfois impressionnantes photos.
Pendant deux jours, nous avons visité des ouvrages d’art impressionnants situés au cœur du Hainaut (Belgique) dans un périmètre de +/- 25 km, où vous pouvez découvrir et expérimenter diverses techniques de franchissement de dénivellations en bateaux.
Tout d’abord, nous avons visité le Plan Incliné de Ronquières, sorte d’écluse à sas mobiles, qui voyagent sur des rails pour élever des bateaux sur une différence de niveau de 68 mètres entre les biefs du canal à 1350 tonnes du Canal Bruxelles-Charleroi.

Nous vous présenterons un article spécifique à ce sujet comme pour les autres ouvrages visités.

Ensuite, nous nous sommes attardés sur le Canal du Centre historique et ses ascenseurs hydrauliques classés au Patrimoine mondial par l’UNESCO.
Ces quatre ascenseurs, les seuls du genre encore en fonctionnement dans le monde permettent de racheter chacun une dénivellation de 17 mètres grâce à une seule source d’énergie : l’eau !


























Mais il y a aussi le plus impressionnant, l'ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu. C’est un ascenseur à bateaux géant de 150 mètres de haut qui rachète à lui seul une dénivellation de 73,15 mètres.

Un colosse de béton muni de deux bacs indépendants de plusieurs tonnes qui portent les bateaux avec force et quiétude.
Profitant de la brume matinale, Jean-François est parti faire de la photo en Haute Sambre pour vous faire découvrir l’écluse n°6 dans le cadre de ses articles sur ce sujet.

Hier, j’ai profité de la clarté et de la chaleur de mon atelier pour terminer mon nouveau pastel : « la Belle dévoilée ». Que je vous présenterai, en détail, demain.

Bonne journée à toutes et à tous et à demain.

lundi 11 octobre 2010

Jock Sturges ou la nudité controversée !

En matière de controverses relatives à des photographies naturistes, le cas du photographe américain Jock Sturges, est un bel exemple.

Jock Sturges a longtemps fait l’objet de controverses pour son approche distinctive de la photographie de nu.
Heureusement, il est surtout connu pour ses nus réalisés dans des environnements naturistes.
Son travail se composant essentiellement de photos de familles, d'adultes, de filles et de garçons, d'enfants, le plus souvent nus.

Ses endroits de prédilection sont les lieux naturistes, entre autres ceux de l'ouest de la France (le plus souvent à Montalivet), mais aussi en Italie ou en Californie.

Il est lui-même naturiste.
Eh oui, comme moi, ...

Sturges vise à extraire la sensibilité propre de ses modèles d’une manière simple, personnelle, non-voyeuriste.

Sturges dit considérer tous ses modèles avec respect. Selon lui, s’il partage une certaine intimité, il n’y a jamais de voyeurisme.

Je suis d’accord avec lui, c’est ma vision des choses. J'aime la difficulté qui consiste à extraire le ressenti de la personne devant sa nudité.

Et j'ai toujours éprouvé un profond respect pour mes modèles car, je l'écrit souvent, il faut le faire de poser nue.
Que celles et ceux qui crient au scandale essaient, après, nous pourrons en parler.

Dans ses écrits, Sturges se targue sur les liens de confiance, l'amitié et la collaboration entre le photographe, les modèles et leurs familles. Plusieurs de ses photographies montrent plusieurs générations nus ensemble.

Ses clichés veulent être des témoignages du passage du temps sur les êtres, de l’inéluctable transformation à laquelle sont voués tous les corps.

Du passage de l’enfance à l’âge adulte, de la maternité à l’indépendance des enfants, toutes ces étapes sont recherchées par Sturges.

Jock Sturges suit également certains de ces modèles, qu'il aime retrouver d'une année à l'autre.

Ainsi une femme, prise en photo alors qu'elle était enceinte, peut être retrouvée en photo avec l'enfant qu'elle portait.

Misty Dawn, l'un des modèles de Jock Sturges, a été photographiée pendant une période de 25 ans.

C'est donc cette temporalité qui fait la particularité de Sturges : photographier la même personne à des périodes différentes de sa vie, ou photographier en même temps des personnes d'âges différents.
N’est-ce pas ce que je fais avec Annick depuis plus de 25 ans ?

Certains critiques ont condamné son travail en l’accusant de se cacher derrière le manteau des beaux-arts pour, en réalité, ne faire que de la pornographie à peine déguisée impliquant des mineurs d’âge. Sturges et ses défenseurs ont souligné l’innocence de ses photos nues d'adolescents.

Sur un plan législatif cette fois, Sturges reproche la division arbitraire des personnes et de leurs organes en adultes sexuels (plus de 18 ans) et soi-disant les enfants asexués (moins 18 ans).
La question est pertinente, ce qui me renvoie à l’article précédent sur l’interdiction aux moins de 18 ans de visiter cette exposition photographique de Larry CLARCK à Paris.

Pourquoi 18 ans ?

Mais aussi de poser la question réelle sur cette fatigante et révoltante vision exclusivement sexuelle de la nudité qu’elle concerne les enfants, les ados, les adultes.
Comme si, tout devait se résumer uniquement à cette vision sexuelle des choses sans admettre qu’il puisse y avoir d’autres visions, non sexuelles, de la nudité !

La question se pose alors de savoir si lorsque l’art et le bon goût sont présents, pourquoi il ne pourrait pas être autorisé de présenter des photographies d’adolescents nus ?
La photographie de Jock Sturges présente un argument puissant pour l’affirmer.
MAIS ! En quelle société hypocrite vit-on ?

En avril 1990, des agents du FBI ont perquisitionné son studio, confisqué son équipement et son travail, et ont allégué que ses photographies relevaient de la pornographie juvénile. Le monde de l'art et les communautés naturistes étaient furieux, et ont publiquement défendu Jock STURGES.
Après plus d'un an d'enquête, l'affaire a été rejetée par un grand jury. Jock Sturges a depuis récupéré tout son matériel, mais de nombreux négatifs auraient été abîmés, et cette affaire lui aurait fait perdre 100 000$ en frais de justice.

Dans le milieu des années 1990, son travail a été à nouveau attaqué, cette fois par des chrétiens conservateurs dirigés par l'opération de sauvetage dirigée par Randall Terry, mieux connu pour les manifestations anti-avortement, et de Focus on the Family dirigé par James Dobson.

Les manifestants ont manifesté devant les grandes librairies à travers les Etats-Unis pour dénoncer les livres de Jock Sturges, de David Hamilton et d'autres qui comprenait des photographies d'adolescents nus.
Dans certains magasins, les manifestants ont commis ouvertement la désobéissance civile en vandalisant ces livres. Et dans deux cas (deux dans le Sud), ils ont réussi à convaincre les procureurs de mettre en accusation les librairies Barnes & Noble sur accusations de pornographie juvénile et d'obscénité.
Encore une fois, Sturges a reçu un fort soutien public venant des milieux artistiques et civils et aussi des communautés naturistes.
Un ami me disait récemment : tout cela dépend du regard que l’on porte sur la nudité !

Il a raison.
Un naturiste ne pose pas le même regard sur la nudité qu’un non-naturiste.
Un artiste qui traite le nu, féminin comme masculin, ne porte pas le même regard sur la nudité. Il y recherche la sublimité, que le corps nu soit jeune, ado ou adulte.

Un obsédé sexuel ne porte pas le même regard sur la nudité qu’un être équilibré, normal. Il n’y voit qu’un objet de convoitise, d’assouvissement de ses frustrations.

En conclusion, certaines et certains voudraient voir, dans le reflet artistique de la nudité révélée par un artiste, l’objet de leurs angoisses, de leur mal-être devant la nudité tout court.

Alors, il est souvent plus facile de dénoncer, d’accuser, de crier aux loups plutôt que de se regarder devant sa propre glace et de faire l’analyse objective de ce que l’on y voit.

samedi 9 octobre 2010

L’autocensure manipulatrice ?

Cet article publié aujourd’hui dans le quotidien belge « Le Soir » a éveillé mon attention et surtout ma réflexion.


J’ai la chance d’être photographe et en même temps galeriste et d’être marié à une modèle nue. La galerie que je gère avec mon épouse, Annick, est dédiée exclusivement à la promotion de l’image de la féminité au travers des arts.


Premier principe : on ne sélectionne pas les artistes et encore moins les œuvres qu’ils désirent proposer au public. Nous demandons simplement de s’abstenir de tout ce qui est pornographique, vulgaire et insultant pour l’image de la femme. Comme tout ce qui pourrait avoir un caractère raciste et xénophobe.


Nous estimons, Annick et moi, qu’il ne nous appartient pas de porter de jugement sur un artiste et ses œuvres à la place de nos visiteurs. Les gens ne sont pas des enfants, ils sont capables d’apporter leur propre appréciation, en bien ou en mal. Nous ne sommes plus à l’école primaire pour indiquer à celles et ceux qui nous rendent visite, si c’est politiquement correct ou non. Qui plus est, les communiqués de presse sont clairs et précis sur le sujet exposé. Donc, chacune et chacun sont libres d’entrer dans la galerie ou non.


Mesure de précaution ? Oui ! Nombre de nos visiteurs viennent avec leurs enfants, de quelques mois à 18 ans. Lorsque l’exposition a un caractère un peu plus érotique ou fétichiste que d’habitude, on le signale dès l’entrée de la galerie et Annick et moi, nous occupons des enfants pendant que les parents visitent l’expo.


Les adolescents ?
Arrêtons l’hypocrisie !
C’est quoi un adolescent ? Un jeune ignorant incapable d’analyser et de comprendre la société dans laquelle il vit ?
Non, il est souvent plus ouvert que certains adultes sur les réalités de notre société d’aujourd’hui. Il surfe sur Internet à longueur de journée, là, où, même lorsqu’il ne le souhaite pas, on le bombarde d’images pornographiques, de films pornographiques. Il suffit de voir la couverture des magazines spécialisés pour les ados pour comprendre que la sexualité est omniprésente à l’intérieur.
Faut-il, osons l’écrire, visionner les clips des chanteuses vedettes des jeunes pour se rendre compte que le sexe est omniprésent et jeté en pâture à toutes heures de la journée.



La sexualité pour les jeunes, parfois très jeunes, n’est donc pas une inconnue. Ils la découvrent, l’expérimentent. Ils en discutent, heureusement, à l’école, même au cours de religion catholique ! Et arrêtons l’hypocrisie ! Nous-mêmes, lorsque nous étions adolescents, abordions la sexualité dans un monde où la violence était moins présente, où la drogue était absente. Mais, la sexualité était un tabou indécent qui nous obligeait à chercher les réponses d’une manière détournée.



Et soulignons pour la forme, qu’en Belgique, la majorité sexuelle est à 16 ans, …


Dès lors, un photographe n’est rien d’autre que quelqu’un qui immortalise sur papier sa vision du monde qui l’entoure selon son ressenti intérieur ! Sa sensibilité face aux choses de la vie.


Depuis mon plus jeune âge, je me passionne pour la photographie à caractère humain, ce que certains appellent la photographie de proximité. Je n’ai jamais fermé les yeux sur quoi que ce soit, je les ai toujours gardé ouverts ne laissant à personne le droit de m’imposer un jugement sur ceci ou cela !


Depuis l’âge de 17 ans, donc dès mon adolescence, j’aborde en photographie le nu féminin sous toutes ses facettes, non en faussant le jeu par des mises en scène mais en faisant un arrêt sur image sur des moments de vie.

Mon appareil photographique est dès lors le témoin de ce que je vois, de ce que je ressens, de ce que je vis. La manière de prendre la photographie est l’expression de mes sentiments, de mes sensations. En 37 ans de photographie sur la féminité, j’ai traité des sujets sensibles en laissant toujours mon « modèle » librement s’exprimer. En refusant de me mettre des menottes ou des œillères face aux réalités de la féminité. Et j’assume pleinement ma démarche en exposant mes photos sans m’autocensurer.


Dès lors, ne pas assumer sa démarche en interdisant aux moins de 18 ans le droit de visiter une exposition est, tout simplement, un manque de responsabilité de ses actes, j’ose le dire, de la lâcheté, de l’hypocrisie, sauf SI !


Sauf si, par cette démarche, la Mairie de Paris cherche à faire un coup de pub pour attirer les voyeuristes plutôt que les vrais amateurs de belles photos. La polémique fait que l’on parle de l’événement là où l’absence d’interdiction, d’autocensure l’aurait peut-être fait passer sous silence.


Aujourd’hui, c’est devenu une mode : on censure, on le crie bien fort et tous les sensationnalistes de tous bords rappliquent ! Et bien évidemment, les médias s’en mêlent car cela fait de l’audimat, de la vente. Comme lorsqu’une vedette de quelque nature que ce soit, dévoile « accidentellement » un sein sur les marches du festival de Cannes ou sur scène, entre autres, et que l’on retrouve cette photographie partout dans les médias et sur le net. Comme par hasard. Le pire, c’est que la vedette en question fait l’offusquée, … et que les puritains s’en mêlent.


Je me rappelle dans mon enfance ce carré blanc que l’on plaçait en bas de l’écran pour faire savoir aux parents que ce film n’était pas recommandé aux moins de 18 ans. Pourquoi ? Mes parents étaient-ils incapables de décider si oui ou non, leurs enfants pouvaient regarder un couple qui s’embrassait, un sein qui se dévoilait, …


En interdisant l’entrée de cette exposition aux moins de 18 ans, la Mairie de Paris, organisatrice de l’événement, est, en tout état de cause, passée à côté d’un pouvoir pédagogique fertile plutôt qu’à une censure stérile.


L’interdit, la censure et le silence sont les pierres angulaires des pouvoirs totalitaires. L’excuse de la prévenance contre d’hypothétiques actions d’associations puritaines n’est qu’un leurre grotesque et lâche. Courage, fuyons. Interdire, c’est priver l’autre de voir, de savoir, de s’épanouir par la connaissance.


A cela, je préfère l’ouverture, le dialogue. Laisser les adolescents visiter cette exposition aurait permis à ceux-ci, à leurs parents et enseignants ou autres, d’échanger des points de vue sur le sujet, aurait pu servir de base à une véritable réflexion, à un véritable dialogue sur des sujets qui touchent au quotidien ces jeunes.


Durant mes études en photographie, le dialogue avec les professeurs était permanent sur tous les sujets qui touchent à la photographie. Nous avions l’obligation d’aller voir au moins un film par semaine, d’en faire l’analyse et de venir le présenter aux autres. Tous les genres de film étaient abordés sans censure, sans tabou. C’est là que se gagne l’ouverture d’esprit.


Pour ma part, je pratique le nu féminin en photographie et je l’assume, j’explique ma démarche à ceux qui m’interrogent sur ce sujet. Pour sa part, Annick pose nue et elle l’assume pleinement et n’a aucune difficulté d’en parler avec celles et ceux qui abordent le sujet avec elle. Pour notre part, Annick et moi pratiquons le naturisme depuis des dizaines d’années. Nous ne taisons pas le fait, nous l’assumons totalement et en parlons avec toutes celles et ceux qui nous interrogent à ce sujet.


Mais, n’est-ce pas un président français qui a écrit un jour, dans son livre « L’abeille et l’architecte » : qui a peur de son ombre attend midi pour se lever, pendant ce temps, les autres courent !


La Marie de Paris, sauf si elle a agi par marketing plutôt que par pédagogie, a eu peur de son ombre et laisse courir les hypocrites pourfendeurs de nos libertés individuelles.
La Mairie de Paris a fait preuve de faiblesse en censurant cette exposition par peur des éventuelles réactions de certaines associations plutôt que de les affronter et d’expliquer les bienfaits de sa démarche artistique.

Paris ne serait-elle plus cette ville lumière où l’épanouissement des arts et des lettres était une référence ?


Ici, le photographe Larry Clark se contente, avec réalisme, de nous montrer des réalités du monde. Il ne les a pas inventées. Certaines de ces réalités appartiennent aux adolescents, sans aucun doute. Ils ont donc parfaitement droit de les voir, de les analyser, de les commenter entre eux et aussi et surtout, avec les adultes.


J’ai toujours préféré la lumière à l’obscurité. J’ai toujours préféré la porte ouverte au trou de serrure. J’ai toujours préféré le dialogue au silence. J’ai toujours préféré la liberté d’expression à la censure. J’ai toujours privilégié l’épanouissement à l’avilissement. J’ai toujours préféré la connaissance à l’ignorance.


Se voiler la face, c’est se mentir, se censurer mais c’est une démarche personnelle.
Mais appartient-il à la Mairie de Paris ou à d’autres organisateurs d’expositions, de voiler la face des gens à leur place ?

Alors, coup de pub, dérive autoritaire ou incapacité d’assumer ses actes ?


P.S.: cet article entre dans le cadre de ce blog en ce que la censure frappe aussi et souvent les photographies naturistes qui n'ont aucune connotation sexuelle, ce n'est pas peu dire de la liberté d'expression.

vendredi 8 octobre 2010

L'expo se prépare.
























Bonjour à toutes et à tous,

C'est toujours un moment particulier que celui de monter une exposition, surtout lorsqu'il s'agit de sa première expo en solo.

C'est un moment particulier, puisque je suis en ma maison et que je peux me promener, d'une oeuvre à l'autre, dans ma tenue préférée.

Voici quelques moments de cette première étape : le salon des vernissages et mes grands pastels blancs sur fond noir.

Ici, je regarde mon pastel qui s'appelle "Chapeau bas".


Voici "Fleur de Mortis", cette belle jeune fille qui m'a écrit un jour pour me demander de poser nue pour moi. Malheureusement, elle habite Marseille, un peu loin pour réaliser une telle chose. Elle m'a alors envoyé une série de photos d'elle, nue. J'en ai choisi une et en ai réalisé ce pastel qui porte son nom.

Oui, je prends le temps de regarder mes tableaux. L'ambiance est tranquille, détendue, mon petit mari ayant accroché toutes mes oeuvres pour épargner mon dos.


Oui, en récompense, il a encore le droit de me photographier dans mes instants de vie.

Voilà un pastel que j'aime pour sa sérénité. Il s'appelle "Plénitude". C'est un de mes premiers.



Il a fait du beau travail mon petit mari car les cadres sont tous à la même hauteur, à la même distance l'un de l'autre et parfaitement nettoyés. Une préparation scrupuleuse où le moindre détail est examiné.


Je vous présente "A Fleur de peau" que j'ai dessiné pour l'exposition de Pont-à-Celles.
Oui, j'aime varier les genres et le charme est un de mes registres préférés.


Au beau milieu de mes pastels, sous la lumière naturelle exétérieure, je me repose avant de continuer ma visite en parcourant la cage d'escaliers.
Cela, c'est pour dans quelques jours. Moments que je vous ferai partager.
A bientôt.