samedi 18 décembre 2010

Sortie hivernale.


Laurent a raison, parlons de notre région.
Il fait un froid de canard mais il fait tellement beau que la sortie s'impose.

Où cette fois ? Derrière chez nous, à Montigny-le-Tilleul, le long du sentier qui suit la rivière l'Eau d'Heure.
Pas besoin d'écrit, les images se suffisent.
Bonne promenade et bon week-end.











vendredi 17 décembre 2010

Balade en Haute Sambre (14).

Dans l’article précédent sur le sujet, je vous parlais de l’écluse de Lobbes. Mais Lobbes, c’est aussi sa collégiale sur laquelle je vais consacrer plusieurs articles.

Lobbes est mondialement connue pour sa collégiale Saint Ursmer qui est érigée sur une colline rocheuse surplombant la vallée de la Sambre (40 m).
Du parvis de la collégiale, on aperçoit les petits bois et les bosquets qui montent à l'assaut des pentes.

Quelques bâtiments du 18e siècle sont demeurés dans la vallée : ils évoquent les grandeurs passées de l'abbaye Saint-Pierre de Lobbes.
Mais qu’est-ce qu’une collégiale ?

Nous nous sommes posés la question.

Dans le passé, dans un village ou une ville, l'église était confiée à un seul prêtre, c’était le curé.
Cette église était paroissiale et le village était la paroisse.
Dans une ville, une église était parfois confiée à plusieurs prêtres: ce sont des chanoines.
Un groupe de chanoines dans une église, c'était un COLLEGE.

Lorsqu'ils se réunissaient dans le chœur, ils faisaient un CHAPITRE.
Aujourd'hui on parle encore d'un collège de chanoines.
Aujourd'hui, il n'y a plus de véritable collégiale à Lobbes car il n'y a plus de collège de chanoines et il n'y a même plus un curé dans chaque paroisse.
L'église de Lobbes qu'on appelle « collégiale », est donc un souvenir du temps passé.

mercredi 15 décembre 2010

Naturisme et photographie (8)

Ouvrons, si vous le voulez bien, une parenthèse dans la suite des articles consacrés à ce sujet pour répondre à la question de Laurent laissée en commentaire sur mon dernier article.

« N'existe-t-il pas le cas où le photographe et le modèle sont tous deux demandeurs et où une symbiose parfaite rend inutile toute demande ? Ne serait-ce pas votre cas ? »

Non, ce n’est pas notre cas. Aussi étrange que cela puisse paraître.

Même si en réalité il y a deux demandeurs, en l’occurrence Annick en tant que modèle et moi en tant que photographe, il y a toujours à la base d’une prise de vue, une demande de l’un ou de l’autre.
Et la réponse n’est pas automatiquement positive.
En effet, il y a des jours où j’ai envie de photographier Annick et qu’elle n’en a pas envie ou, dans des cas particuliers, qu’elle ne le sent pas, ce jour-là.
L’appareil reste alors dans sa sacoche.

Par contre, lorsqu’Annick a envie d’être photographiée, qu’elle m’en fait la demande, je ne refuse jamais car c’est toujours un réel plaisir.
Pourquoi ?
Parce qu’elle est heureuse de poser et qu’elle s’en donne à cœur joie pour extraire des photos magnifiques.
La photographier lorsqu’elle n’en a pas envie donne des photos sans âme.

Ceci dit, il faut faire la distinction, comme dans l’article, entre photographier Annick dans ses instants naturistes et la photographier dans des thèmes particuliers, comme pour l’instant en préparation de ma prochaine exposition.
Nous le verrons dans les prochains articles consacrés à ce sujet : je peux avoir une idée que ne partage pas Annick.

Parce qu’au contraire de la nudité naturiste qui consiste à immortaliser des instants de vie naturiste où la pose est naturelle et spontanée, dans la pose non naturiste, on peut entrer dans des thèmes différents comme le nu artistique, la sensualité, le charme, l’érotisme, le fétichisme, par exemple.

Que l’idée vienne d’Annick ou de moi-même de travailler dans un de ces thèmes, elle s’appuie toujours sur une demande : que penses-tu de faire une séance de pose sur ceci ou cela ?

Ce fut le cas, par exemple, pour concrétiser l’idée d’Annick de travailler le mouvement du nu féminin à partir de la danse.

C’est mon exposition « Dance » et cette photo qui interpelle tant de personnes.
Annick voulait, en réalité, danser nue au milieu d’une piste de danse d’une boite de nuit avec ses éclairages d’ambiance. Elle choisirait les musiques et danserait pendant que je la photographierais.
L’idée me plaisait énormément, j’en voyais déjà le résultat mais il fallait la concrétiser.
Parce qu’au-delà de trouver la boite de nuit, ce qui paraissait réalisable sans trop de difficulté, il fallait qu’Annick puisse danser nue sous le regard d’autres, à commencer par le disc jockey (DJ).
Là, Annick était moins partante parce qu’elle voulait être libre de ses mouvements, exprimer pleinement les sensations que lui procureraient tant la musique que l’éclairage que sa nudité en mouvement.
Qu’il ne pourrait donc y avoir d’autre témoin que moi.
Lorsque l’on entre dans des thèmes particuliers, il faut qu’Annick puisse s’envoûter de la musique, des appels de son corps en s’évadant dans son moi intérieur sans être distraite par ce qui se passe autour d’elle.

Comme on peut le voir, nous étions tous les deux preneurs de la demande mais des contraintes extérieures venaient s’interposer à cette envie de réaliser une telle séance. La solution fut d’aménager un studio photo en piste de danse, avec les éclairages adéquats.

La symbiose parfaite, peut alors, se faire car toutes les conditions sont remplies pour qu’Annick puisse laisser libre cours à ses sensations, aller jusqu’au bout d’elle-même, parfois, au-delà d’elle-même.
Parce qu’elle est bien là, l’authenticité de la démarche lorsque l’on sort de la photographie naturiste : exprimer les choses telles qu’elles sont, telles qu’on les ressent, pas en les feignant !
Il ne s’agit pas de jouer la comédie mais de donner tout de soi.
Parce que derrière chaque demande, il y a un message que la photographie doit faire passer. Même et surtout dans la photographie naturiste. C’est la raison pour laquelle nous faisons bien la distinction, que ce soit dans nos articles que sur nos sites, des thèmes abordés en étant très attentif à ne pas les mélanger pour éviter toute ambiguïté.

Et cette symbiose se poursuit au-delà de la séance en elle-même, lorsqu’il s’agit de choisir les photos publiables, exposables et celles qui resteront du domaine privé.

Ce qui paraît facile, à la vision de nos sites, ne l’est donc pas d’office et toujours. Par contre, lorsque l’idée est partagée, ce qui est vivifiant, c’est de la concrétiser, étape par étape. La séance n’étant, en fin de compte, qu’un élément du processus.

Je prépare actuellement ma prochaine exposition qui s’intitulera « Les InstantAnnick ».
La genèse du projet vient de moi et est partagée par Annick.
J’en suis donc le demandeur.
Je me focalise sur l’Annick personne pour en dévoiler, par les images, ses différentes sphères de vie, comme j’aime le dire, les différents cercles, parfaitement cloisonnés pour ne pas dire hermétiques, dans lesquels Annick évolue librement et dont je suis le seul à pouvoir entrer dans chacun d’eux et y partager ses instants.

Ce sera donc une exposition qui présentera les diverses facettes d’Annick, la facette naturiste en étant un élément mais pas le seul. L’Annick pastelliste, sculptrice, modèle, épouse, maman, …, Femme avant tout, en sont d’autres. Nous discutons des heures entières sur les sujets à aborder. En réalité, ses sujets, ses sensibilités, ce que Charline LEMBOURG appelle « le seuil de son jardin intime ».

La chance est que nous partageons nos vies depuis près de 30 ans et que le discours est toujours ouvert, jamais censuré et qu’autant Annick que moi aimons, au travers nos arts, démystifier les tabous. Et qu’Annick, fidèle à elle-même est curieuse de tout et adore oser entrer dans des thèmes qui l’interpellent !

Les idées viennent des deux côtés, la préparation des séances de pose se fait à deux mais lors de la séance de pose, je ne suis pas un acteur, je suis simplement un témoin.
Annick prend la pose à son instinct, ce qui apporte cette belle touche de naturel et d’authenticité aux photos.
Une fois à la maison, nous commentons la séance, ses points positifs, ses points négatifs. Nous regardons les photos réalisées, pour procéder ensuite, à deux, à la sélection des photos qui feront l’objet de l’exposition ou qui seront publiées sur nos sites.
S’il n’y a pas consensus sur une photo, elle est écartée car, c’est d’Annick qu’il s’agit avant tout, pas de moi.

Le moment fort sera le vernissage de l’exposition, lorsque les invités découvriront les photos, en parleront avec Annick, avec moi. Avec toujours cette réalité, c’est que ce que vont regarder les visiteurs de l’exposition sont des moments de vie qu’ils ne partageront pour la plupart jamais qu’en dehors des images.

Il n’y a donc bien, au départ une demande basée sur un instant de vie ou une idée et ensuite, plus qu’une symbiose, une complicité qui permet d’œuvrer sur des thèmes intimistes au sens personnel du terme. Avec une volonté partagée de présenter, quelque soit le sujet abordé, les choses avec pudeur, émotion, authenticité, sensibilité et magnificence.

Voilà, dans le prochain article, nous reviendrons sur le lieu de pose.

mardi 14 décembre 2010

Ode matinale.

Bonjour à toutes et à tous.
Madame la lune avait belle parure hier soir. Présage d'un beau lever du jour pour aujourd'hui.

Tôt ce matin, je pris le chemin, appareil photo à la main. Mais, il fait très froid, -5° et un vent glacial.
Courage, cela vaudra certainement la peine.

Alors maintenant, je vous offre le résultat de cette escapade très matinale.
Bonne journée.







dimanche 12 décembre 2010

Un concours photos pour Noël ?


Bon ! C'est quoi encore cette fois ?
Un chapeau de Père Noël, du champagne.
Madame semble prendre de l'avance !

Mais non, mon petit mari, je vais participer au concours photos de Noël organisé par Véronique et Marcel de Naturisteouest.
Vous pouvez leurs envoyer vos photos par mail à naturisteouest@live.fr accompagné de votre accord de diffusion et de votre adresse.
Les votes seront ouverts du 20 au 26 décembre 2010.A l’issue de ce vote, un cadeau surprise sera envoyé au gagnant !
Que le meilleur gagne !
Bisous, j'ai une vraie corvée à faire : boire cette coupe ! lol.

samedi 11 décembre 2010

vacances naturistes (55)

Le château de Bonaguil.

Aux confins du Périgord noir et du Quercy, cette stupéfiante forteresse se dresse sur une éminence rocheuse au beau milieu des bois.

On ne s’attend vraiment pas à trouver une telle forteresse à cet endroit perdu de nulle part. Il est vrai qu’il est difficile de ne pas succomber à sa puissance et surtout à l’étonnement de trouver une telle forteresse à cet endroit et à une époque où elle était inutile.
Bonaguil, c’est un caprice, un baroud d’honneur, un chef d’œuvre gratuit. Pour la beauté de l’art et le prestige du geste, rien de plus. Tout simplement.
Fils de l’une des plus anciennes familles du Languedoc, l’orgueilleux baron Béranger de Roquefeuil proclame en 1477 « Par Monseigneur Jésus et tous les saints de son glorieux paradis, j’élèverai un château que ni mes vilains sujets ne pourront prendre, ni les Anglais s’ils ont l’audace d’y revenir, voire même les plus puissants soldats du Roi de France ».
Béranger de Roquefeuil ne lésine pas sur les exactions ni sur les violences. Mais ses sujets se révoltent ! Béranger fait alors transformer le château de Bonaguil, qui existait depuis le 13ème siècle en une forteresse imprenable.

Il fallut quarante années à Roquefeuil pour édifier ce nid d’aigle, plutôt inattendu à une époque où la mode tend à la demeure de plaisance. Mais Bonaguil présente la particularité d’offrir, sous la carapace traditionnelle des châteaux forts, une remarquable adaptation aux techniques nouvelles des armes à feu, canonnières et mousqueteries.

Jamais attaqué, c’est l’un des plus parfaits spécimens de l’architecture militaire de la fin du 15ème siècle et du 16ème siècle, remarquable dans l’intelligence de conception, incomparablement efficace dans la manière de piéger les assaillants.

Ce fut, surtout, le chef d’œuvre de milliers de compagnons.
La révolution dans son ardeur à supprimer les symboles de l’Ancien Régime, démantèlera et découronnera le colosse, mais sans pour autant réussir à le déposséder de sa puissance. Viollet-le-Duc envisagera, un temps, de le restaurer. Il optera pour un autre château dans l’Oise.

Nous n’avons pas visité l’intérieur du château, notre long périple le long du Lot sous une chaleur intenable nous ayant épuisé.
Il était temps pour toute la petite famille de rejoindre le bord de la piscine pour trouver détente et bien-être.

Nous allons terminer cette très longue série d’article par une belle randonnée pédestre organisée par Joël, le propriétaire du Champ de Guiral, autour et dans Rocamadour

A suivre, …

vendredi 10 décembre 2010

Naturisme et photographie (7)

Reprenons nos articles à thème sur le naturisme et la photographie. Nous en étions ici :
« En d’autres termes, le centre d’intérêt de la séance est la modèle et pas l’artiste. La modèle met sa nudité au service de l’artiste pour qu’il puisse exercer son art. Elle doit pouvoir le faire dans les meilleures conditions sans être distraite ou indisposée par autre chose, à commencer par la nudité de l’artiste. La modèle doit être totalement concentrée sur sa pose nue, ce qui n’est déjà pas facile en soi. »

Parlons-en de ces conditions de pose qui diffèrent totalement de celles du naturisme.

1. La demande de pose.
























Dans le cadre de la pose naturiste
, la modèle se trouve dans ses espaces naturistes (comme je le fais avec Annick à longueur d’années).

Dans les faits, c’est le photographe qui vient vers elle et lui demande si elle accepte qu’il la prenne en photo dans ses instants de vie naturiste.

Elle a donc le choix d’accepter ou non cette requête du photographe.

En cas de refus de sa part, ce qui est son droit le plus strict, la déception est dans le camp du photographe.


Dans la pose nue non naturiste, deux situations se présentent à la modèle :


a) C’est la modèle qui demande au photographe si elle peut poser nue pour lui.
Cette demande se fait généralement, de nos jours, par un courriel.
La balle n’est plus dans son camp mais dans celui du photographe.
En cas de refus de la part de ce dernier, la déception revient à la modèle avec des conséquences psychologiques qui peuvent en découler si aucune explication au refus n’est donnée.
Le plus souvent, le photographe ne répond même pas, ce qui est encore plus frustrant. Quelque part, grossier à l’égard de celle qui l’a interpellé.


b) C’est le photographe qui demande à la modèle si elle veut bien poser nue pour lui.
On se retrouve dans la situation de la photo naturiste.

En cas d’acceptation de la part de la modèle, une deuxième variante à la photographie naturiste va s’inviter : le lieu de pose.


A suivre.

mardi 7 décembre 2010

.La brick à l'oeuf .

Une partie de cet article a été retirée à la demande du patron du restaurant que nous vous avions présenté. Le naturisme déplait à certains clients de ce restaurant. Restaurant qui vient de perdre quatre clients.


La brick à l'oeuf,
En avant !
Dans un bol, casser un jaune d'oeuf et son blanc, comme pour faire un oeuf sur le plat.

Ensuite, prendre une feuille de brick. Chez nous, cela se trouve facilement en grande surface.
























Il faut alors étaler la feuille de brick sur un papier aluminium.


Verser le jaune d'oeuf et son blanc au centre de la feuille de brick. Il faut y aller délicatement pour ne pas casser le jaune d'oeuf.
























On sale. Ici, j'utilise de la fleur de sel.


On poivre ! Ici, j'utilise du poivre aux cinq baies.


C'est quoi ce moulin à moudre ?
Une trouvaille de Monsieur qui est allé faire les courses tout seul. C'est un moulin à moudre électrique (à piles) qui, en plus, possède trois lampes qui éclairent le plat.
Oui, c'est original et il faut l'admettre facile.

Ensuite, on plie la brick en deux en faisant attention de ne pas éclater le jaune de l'oeuf.
























Et on replie une nouvelle fois en deux pour faire un triangle.


Dans une poële, on verse 1/2 centimètre d'huile. J'ai employé de l'huile d'olive.


Allez, à la cuisson maintenant mais il faut porter un tablier car cela éclabousse !


Il faut placer la brick dans la poële en commençant par la pointe. Délicatement car il faut toujours éviter de casser le jaune de l'oeuf.

Lorsque la première face est "brunie", on retourne la brick et on laisse cuire environ une minute.
C'est pas facile à la première fois parce qu'il faut cuire la brick pour laisser le jaune d'oeuf liquide.

On sort la brick de la poële et on la met sur un papier absorbant pour extraire l'huie de cuisson.


On sert sur une assiette avec une petite salade à la vinaigrette et un morceau de pain.
Je suis assez fière de moi pour ce premier essai qui ne sera certainement pas le dernier.