mercredi 10 février 2010

Naturisme et nudité. Union obligatoire ? (Partie 24)

La réalité la ramène à la raison. Il faut retourner dans son refuge de sable où je l’attends. Elle fait demi-tour, s’extrait de la mer.

Elle rebrousse chemin, passe à côté de corps sans les apercevoir, retrouve, sans délai, ma protection. A sa grande stupéfaction, elle constate en arrivant près de notre repère tranquille que je suis armé de mon appareil photo. Sans qu’elle puisse le moins du monde réagir, j’immortalise ce retour de la plage.

Cette photo a rejoint depuis lors son album, lui rappelle, à chaque fois, cette traversée infernale. Elle en retire, aujourd’hui, une grande fierté.

Arrivé auprès de moi, elle s’allonge précipitamment sur le ventre, soulagée d’être sortie de ce cauchemar, sans encombre. Lorsque je la félicite vivement de sa réussite, de son audace, et de son passage dans le monde naturiste, elle ferme les yeux.

Elle ressent à l’intérieur d’elle-même un soulagement, une fierté d’avoir atteint le sommet d’une montagne que depuis sa plus tendre enfance, elle considérait comme infranchissable. Sa vie venait de rompre avec son passé, de prendre un nouveau cap.

Depuis lors, nous fréquentons régulièrement les plages naturistes hollandaises (Texel, Bergen aan zee, Egmond aan zee, Zandvoort, Noordwyk, Renesse, Groede).

Annick s’y repose, s’y promène, nage tranquillement dans la mer, discute naturellement avec les autres naturistes présents, femme comme homme. Le regard des autres sur sa nudité n’est plus un handicap mais une normalité. Elle-même ne détourne plus le sien sur les autres.
Le corps nu n’est pas attraction mais habitude saine.


A suivre

lundi 8 février 2010

Claude DAMIEN expose chez Intimerrance

« La beauté ne réside pas seulement dans la joie ; mais aussi dans sa douleur et toutes autres expressions Ce sont ces expressions qui nous dissocient de la machine. Puisque le visage est la première manifestation extérieure vers de nouvelles rencontres humaines. »

Claude DAMIEN nous vient de Dour (Belgique).
Sorti de l'Académie en 2001, de la section dessin et peinture artistique, des penseurs comme Hegel, Jung ou Nietzsche ont nourri son existentialisme. De l'autre coté, Baudelaire, Modigliani ou Sartre sont les germes de sa philosophie mélancolique. La vie est d'apparence éphémère. Pourtant, nous laissons tous une trace dans la société.

Dans son travail, sa représentation de crânes ou d'ombres n'est pas une résonance de la mort. Son symbolisme est une démonstration du pouvoir et le siège de l'esprit, de l'imagination, de la conscience à l'inconscience ou de la souffrance.

Le mélange s'accentue avec des nus de femme, de portraits mélangés entre abstrait et figuratif. Car nous sommes tous les résultats de l'évolution des idées de notre inconscient collectif, déclare-t-il. Ainsi, nous ne pouvons pas naitre libérés.

Son travail est un passager qui ne laisse pas indifférent. Il aime sortir des chantiers battus et faire découvrir un univers sans tabou où le matérialisme est néant. Il travaille avec différentes techniques, acrylique, huile, média mixtes, sur toile, bois, sur métal.

Claude DAMIEN n'aime pas le titre « artiste peintre » car il a plusieurs flèches à son arc, comme les performances publiques ou l'écriture. Il préfère ainsi se déterminer comme plasticien qui est plus ouvert à l'univers qu’il vous fait découvrir dans un mélange de différentes techniques et disciplines. Après un Essai-Critique « L'Overdose de l'Art Contemporain, Manifeste pour un Imaginaire Hallucinatoire », il vient de publier un recueil de poèmes. Ses textes sont publiés en diffusion libre sur internet, car il est à la recherche de Mécènes (comme beaucoup d'artiste). « Face à cette société actuelle, nous devons nous diversifier. Toutefois, j'indique maintenant, le fait que je n'appartiens à aucune école mais seulement à ma marginalité. »

A voir à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à Montigny-le-Tilleul, du 20 février au 6 mars 2010 le mercredi et samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures.Info : 00-32-(0)71/51.18.42 – www.galerieintimerrance.comgalerie.intimerrance@skynet.be

Le vernissage se tiendra, en présence de l’artiste, le vendredi 19 février 2010 à partir de 19 heures. Vous y êtes cordialement invité(e)s. P.S. : il n’est pas nécessaire de posséder un carton d’invitation pour pouvoir y assister.

samedi 6 février 2010

Je veux qu'on me lave !



Dis Annick : tu laves les linges de tout le monde et moi, quand est-ce que tu me fais mon bain ?

Photo insolite réalisée ce matin dans notre salle de bain. Notre labrador SIX a perdu la raison !

vendredi 5 février 2010

Est-il trop tard pour poser à 46 ans passés ?

« A 46 ans passés, est-il trop tard pour poser avec des photographes sérieux »

Cette question, je l’ai lue sur un forum de modèle/photographe.
Et je m’en suis amusé intérieurement car je venais de réaliser une superbe séance de prises de vue en studio avec Annick, nue. Du haut de ses 53 ans.

Faut-il dès lors imposer un âge limite pour pouvoir poser ?

Foutaise et inutilité. Mon ami le photographe Jacques LEINNE dit « à tout âge il existe une beauté dans la femme qu’il nous appartient, à nous photographe, de savoir l’extraire. »

Il y avait plus de deux ans que je n’étais pas retourné en studio avec Annick. Certes, comme vous pouvez le constater, je la photographie à longueur de journée dans sa vie naturiste. Le studio, poser, c’est un tout autre domaine.

Oui, à 53 ans, Annick n’a plus le même corps qu’à 30 ans lorsqu’elle a commencé, pour la première fois, comme je l’ai écrit, à poser nue pour moi. Mais, pour certaines, à 30 ans, poser, ce n’est déjà plus raisonnable. Car elle se retourne et voit les jeunes filles de 18 à ??? se faire la part belle des studios !

Annick ne se retourne pas. Elle aime la photo naturiste mais depuis qu’elle a découvert les vertus de la pose nue en studio, elle adore y retourner pour, chaque fois, explorer des thèmes qui ne sont pas naturistes mais dont le corps de la femme est toujours mis en valeur !

Annick a donc rencontré la pose nue « tard ». Mais, comme nous le verrons dans un prochain article, elle a posé pour la première fois, nue, en studio, pour un autre photographe que moi, à l’âge de 47 ans.

Poser, nue ou habillée, n’est donc pas une question d’âge mais d’envie, de désir d’essayer, de vouloir aller au-devant de soi, de ses rêves.

Depuis deux ans, je croise (en voiture), une très vieille dame qui s’habille toujours avec coquetterie, portant des robes très colorées et des chapeaux magnifiques. Son visage est buriné par le temps mais elle est ravissante et lumineuse à souhait ! L’envie de la photographier dans ses habits qui lui vont si bien m’habite et la prochaine fois que je la verrai, je lui demanderai d’être mon modèle.

Mercredi après-midi, lorsque nous sommes rentrés de notre séance de travail, j’ai vu Annick impatiente de voir le résultat !
Une à une, elle a regardé ses photos, procédant à une sélection sans merci. Mais elle s’émerveillait de voir combien son corps était mis en valeur. Son image belle, malgré l’âge qui avance. Et surtout, que beaucoup de photos pouvaient être exposées. Et le seront lors de ma prochaine exposition.

C’est normal, me dit-elle, le modèle est parfait ! Juste ! La modèle prenait à cœur cette séance, donnait d’elle, vivait intensément l’instant dans une ambiance colorée que j’avais imaginée !

La question de cette dame de 46 ans passés ne se pose donc pas en ces termes. Un photographe digne de ce nom ne regarde pas l’âge, le physique mais se focalise sur le désir de poser de la Dame !

Alors, il répondra à la question de la Dame en lui permettant de poser, sans lui demander sa carte d’identité, ses mensurations et autres inutilités !

Mais est-ce mon vécu naturiste qui me fait parler ainsi, là où, chez nous, naturistes, l’âge et le physique ne sont pas des critères d’adhésion à cet art de vie magnifique !

jeudi 4 février 2010

Mais que fait-elle encore toute nue ?


Mais que fait-elle encore toute nue en train de méditer ?
C'est tout simple ! Mon époux photographe m'a dit : laisse tomber la chemise, on va se faire une petite séance de prises de vue en studio.


Oui, pas uniquement pour photographier mes jolis yeux !


Il voulaits aussi voir ma poitrine nue !



Et c'était parti pour l'immortaliser dans toutes les positions.




Mais pour le reste, c'était une séance de prises de vue à connotation "charme cool" donc, les photos n'ont pas à se trouver ici. C'était toutefois, trois heures de pur bonheur.




mardi 2 février 2010

Vacances naturistes (28).

Continuons notre longue et fatigante descente de la Dordogne en canoë en s’arrêtant un instant au pied du château de CASTELNAUD.

Et en profiter pour faire un peu d’histoire.
Avec le château de Castelnaud, nous sommes assez loin de l’élégance du château de Fénelon que nous vous avons présenté dans un précédent article.
Il s’agit en effet d’une forteresse médiévale, strictement dévolue à la guerre, hier comme aujourd’hui puisque il abrite un musée de la guerre au Moyen Âge.

Fondé au XIIe siècle, sa situation a été choisie en connaissance de cause : sur une hauteur, le château de Castelnaud domine la vallée de la Dordogne et fait face à son rival, le château de Beynac. Que nous verrons dans quelques instants après à notre arrivée à la plage terminale de notre descente.

Au début du XIIIe siècle, les cathares voient leur hérésie se répandre largement dans le Sud-ouest de la France, y compris à Castelnaud.
Son seigneur est un partisan de cette foi.
Les « purs » admettent deux principes, celui du Bien, exclusivement spirituel, et celui du Mal, matériel. Il s’agit donc pour eux de rejeter tout attachement aux plaisirs terrestres, et d’attendre la mort afin de se fondre en Dieu. Doctrine austère, le catharisme est aussi une réaction aux abus de l’église catholique et à sa richesse et en vient donc à rejeter les sacrements romains.

C’est ainsi que les « purs » s’attirent les foudres du pape Innocent III qui, inquiet pour l’unité du dogme, ordonne la croisade dite « des Albigeois » en 1209. C’est à Simon de Montfort qu’est confiée la direction des opérations : en 1214, il prend Castelnaud et le remet au roi de France.

En 1250, Louis IX restitue la seigneurie à son seigneur, Aymeric.
Neuf ans plus tard, lors du traité de Paris, afin de mettre un terme aux conflits incessants entre Français et Anglais qui suivirent le remariage d’Aliénor d’Aquitaine, le même Louis cède, avec l’Aquitaine, Castelnaud à Henri III, roi d’Angleterre.
Celui-ci devient cependant vassal du roi de France pour la région et doit au surplus lui céder la Normandie, le Maine et d’autres fiefs.
C’est à cette époque que le château est complété : le donjon et la courtine sont construits.

L’accalmie n’est pourtant qu’apparente, car si Castelnaud monte en puissance, Beynac n’est pas en reste. À cela s’ajoute que Beynac tient pour le roi de France tandis que Castelnaud en pince toujours pour l’Anglais de sorte que les rapports ne pouvaient manquer de s’envenimer.
Avec la guerre de Cent Ans, les affrontements ne sont plus de simples rodomontades : Castelnaud est pris cinq fois par les Français et repris aussitôt par les Anglais.

Il faut attendre 1442 pour que Charles VII, excédé, décide d’en finir et confie le commandement de l’expédition décisive à Pons de Beynac. Les Anglais sont chassés de Castelnaud.

Entretemps, Castelnaud est tombé en quenouille et l’unique héritière, Magne de Castelnaud, apporte la place aux Caumont par son mariage avec Nompar.
Les Caumont garderont le château jusqu’à la Révolution.

En effet, après sa victoire, Charles VII restitue Castelnaud aux Caumont, du moins à Brandelis de Caumont – son frère aîné a dû s’exiler en Angleterre.
Ils mettront à profit ces trois gros siècles pour reconstruire Castelnaud et l’agrandir. Les différents travaux de fortifications, dont la grosse tour d’artillerie de 1520, n’auront pourtant qu’un rôle dissuasif, puisque Castelnaud ne sera plus attaqué, même pendant les guerres de religion.

Il faut dire qu’à cette époque, peut-être plus dissuasive encore que la tour d’artillerie, était la renommée de Geoffroy de Vivans, capitaine à qui les Caumont avaient confié la garde de Castelnaud.
Guerrier redouté, compagnon d’Henri IV, sa réputation a suffi à écarter tout danger.
Mais petit à petit, les Caumont se détournent du confort spartiate de cette place trop militaire, l’abandonnent, de sorte qu’on s’en sert comme d’une carrière de pierres après la Révolution.

Restauré depuis 1966, il abrite aujourd’hui un musée de la guerre qui regroupe une quantité impressionnante d’armes en tous genres, de l’arbalète de poche à un engin capable de projeter de véritables javelots, des couleuvrines et bouches à feu variées, dont l’ancêtre improbable d’une mitrailleuse, des épées, hallebardes, armures, cottes de mailles, et des armes de siège grandeur nature, trébuchets, perrières, etc.…

Continuons notre descente vers le terminal : BEYNAC.

A suivre, ...

dimanche 31 janvier 2010

Beauté naturelle.


Il faisait très froid ce dimanche matin mais le soleil était de la partie. Annick et moi en avons profité pour rendre visite à nos amis les oiseaux aux bords de la Sambre à l'Abbaye d'Aulne (Thuin - Belgique).
De quoi vous ramener quelques jolis portraits.











































samedi 30 janvier 2010

Crayonnages de nus.


Continuons notre petit parcours découverte d'artistes qui oeuvrent sur le thème du nu féminin et dans le cas présent, aussi le nu masculin.
Ces dessins au crayon sont réalisés par Jean-Marie GREGOIRE. Un travail recherché que vous pouvez visionner sur son site : http://crayonnagesdenus.jepose.org/
Bon week-end à toutes et à tous.

jeudi 28 janvier 2010

A la découverte d'Alejendra BAIZ

Alejandra Baiz est une artiste portoricaine qui représente dans ses œuvres non seulement son identité et ses racines mais aussi son ressenti face à tout ce qui arrive à notre société contemporaine.

Particularité de cette artiste est qu’elle pose nue, elle-même, pour réaliser ses peintures de femmes nues parce qu'en Amérique Latine d’où elle vient, la nudité est un véritable tabou !
Quelques très jolies peintures pour vous donner l’envie de visiter son site sur lequel elle explique son histoire et présente son travail artistique.

mercredi 27 janvier 2010

Naturisme et nudité. Union obligatoire ? (Partie 23)

A contrecœur, Annick prend pas vers cette ligne de mer qu’elle devine à peine. Sous ses yeux défilent une très large bande de sable jaune sur laquelle des dizaines et des dizaines de corps d’hommes et de femmes nus sont allongés. D’autres femmes et hommes se promènent dans le même apparat, déambulant entre les corps allongés ou au bord de l’eau.

Elle prend conscience qu’il va falloir traverser cette plage, passer entre ces personnes nues, ce qui lui donne le vertige. C’est que ces corps ont tous la même particularité. Leurs propriétaires sont munis d’yeux donc d’un regard.

Un frison lui glace le corps de la tête au pied à la simple pensée que dans quelques secondes tous ces regards vont se porter sur elle, scruter ses formes, fixer les balancements de sa poitrine, détailler son jardin secret.
Et à l’évidence, pour Annick, ces regards seront moqueurs, dédaigneux, vicieux. Inquisiteurs.

Elle est terrifiée, paralysée de craintes. Mais elle se refuse de faire demi-tour, elle veut coûte que coûte y arriver, elle tient à savoir, quitte à ne plus jamais recommencer de sa vie.

Sa démarche est toute sauf légère et décontractée. Au contraire de ses nombreuses traversées de plage au Danemark, toujours à l’écart de toute présence humaine, qui chaque fois lui faisait découvrir de nouvelles sensations agréables, elle n’en ressent aucune. Seule la peur l’habite.

Elle ne prend attention à aucun corps allongé, ses yeux fixant avec obsession la ligne d’horizon, lieu de mariage du ciel et de la mer. Elle ne se reconnaît pas. Elle a la profonde impression de quitter une Annick pour aller à la rencontre d’une autre Annick dont elle ne connaît rien. Cette idée l’effraye.
Ne serais-je donc plus jamais la même après cette traversée ? pense-t-elle.

Son audace la dépasse. Elle comprend que la rupture avec son passé est maintenant consommée. Elle est là, nue, au beau milieu d’une plage bourrée d’hommes et de femmes dénudés. L’avenir lui apprendra si elle a eu raison de tenter cette expérience.

Annick parvient au bord de l’eau, marque un temps d’arrêt. De son pied droit elle agite l’eau, suppute sa chaleur. Elle va enfin pouvoir camoufler son corps sous ce rideau protecteur que représente la mer, reprendre ses esprits, retrouver un minimum de sérénité.

L’envie n’est toutefois pas de la partie, elle ne retrouve pas ces bienfaits que lui procure la brise de mer en d’autres lieux. Elle a surtout l’idée de prendre ses jambes à son cou et de retourner bien vite dans son petit coin discret, loin des yeux indiscrets.

Néanmoins, son corps hurle à l’apaisement ! Lentement, elle pénètre dans la mer, se laisse couler sous la houle marine, capter la fraîcheur de l’eau sur sa peau. Le calme la rejoint, le bien-être marin l’atteint. Elle continue à fixer son regard devant elle, regardant les voiliers blancs onduler à l’horizon comme des mouettes qui se laissent bercer par le flot.
Le temps s’arrête. Annick se voit voguer à travers le monde, découvrir des espaces inconnus, d’autres plages où elle pourrait, comme Robinson, vivre libre et nue.
A suivre, …

mardi 26 janvier 2010

Emmanuelle de M6 cherche naturistes débutants

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons reçu le présent message de la part d'Emmanuelle de la télévision française M6.
Nous tenions à le porter à votre connaissance en espérant que vous pourrez l'aider dans sa recherche !

"Journaliste pour 100% Mag sur M6. Je prépare un reportage de 7 minutes sur les naturistes débutants.

L'idée est de nous faire partager votre expérience.
Dans ce cadre, je cherche le profil suivant :
  • d’anciens « textiles » qui viennent de se convertir au naturisme ou qui sont en cours de conversion
  • des textiles qui accompagnent occasionnellement des naturistes et se livrent de temps à autre à cette expérience
  • des textiles qui vivent une expérience naturiste pour la première fois (que ressent-on ? appréhension ? sentiment nouveau de liberté ?).

Dates de tournages possibles : mardi 2 février ; mercredi 3 février, jeudi 4 février, vendredi 5 février.

Si vous êtes intéressé (e), n’hésitez pas à me contacter le plus rapidement possible au : 06 78 59 95 11

Merci par avance !

Bien cordialement

Emmanuelle.

lundi 25 janvier 2010

L'arbre de la féminité.


Nous ne pouvions résister à l'envie de vous présenter cette oeuvre du sculpteur Philippe PIEFORT, présentée actuellement en nos murs.

Il s'agit d'une branche d'arbre dans laquelle sont sculptées des corps de femme.
Un travail pour le moins remarquable.













































samedi 23 janvier 2010

Le corps à l'état naturel, nu.

Merci à Marcel pour son commentaire : « Rien n'est plus beau que le corps à l'état naturel (nue). »

En effet, rien n’est plus beau qu’un corps nu à l’état naturel.
Faut-il encore le voir de cette façon. C’est un autre débat.

Le naturisme, et au travers lui, la photographie naturiste, à cet avantage de ne pas « vulgariser » la vision du corps nu, de ne pas la « sexualiser ». D’encore moins la diaboliser.
Mais de tout simplement l’apprécier en tant que telle, sans autres pensées.

La photographie naturiste à l’avantage de montrer le corps nu, tel quel, tel qu’il est à chaque instant de la vie quotidienne d’un naturiste.

Personnellement, j’adore voir Annick cuisiner nue, dessiner nue, déambuler nue, se faire bronzer nue, se promener nue là où c’est possible. Et ce corps nu, je l’admire en tant que corps, et non en tant qu’objet de convoitise à connotation sexuel !

Et ce naturel, cette nudité vécue au quotidien me permet d’en extraire des photographies belles et naturelles. Ce que j’appelle des instants de vie.

C’est là que je remercie Mike pour son commentaire : « Félicitations pour ce choix que vous assumez.Notre société est assez hypocrite sur le sujet de la nudité Pourtant quoi de plus naturel ?».

Nous l’avons déjà écrit : nous assumons ce choix pour montrer aux non naturistes que le naturisme n’est pas ce qu’ils voient dans certains reportages à sensation sur le petit écran où sur ces photos qui circulent sur certains sites qui se camouflent sous le vocable naturiste pour diffuser des photos libidineuses ou dans certains magazines « people ». Où, en réalité, on se sert du « nu » comme élément d’attractivité en tout genre et non en sa réalité belle et naturelle.

Ce choix, Annick et moi nous l’assumons parce qu’un couple naturiste n’est pas un couple d’extraterrestres et encore moins de pervers. C’est un couple comme les autres qui vit d’un art de vie sain, épanouissant, enrichissant au niveau ouverture d’esprit et approche des choses et des gens. Sans rien demander de plus et surtout attendre de plus. Vivre notre naturisme en famille nous suffit.

Notre société est-elle à ce point hypocrite au sujet de la nudité ?

Oui et non.

Annick et moi discourons régulièrement sur ce sujet avec des non naturistes. Et pour cause, nos expositions personnelles mais aussi, les expositions que nous présentons en notre maison et qui visent à promouvoir l’image de la féminité au travers des arts.

Nos sympathisants apprécient l’image de la nudité que ce soit en peinture, sculpture ou photographie. Mais certaines et certains admettent qu’à titre personnel, ils se voient mal sur une plage naturiste ou à poser nu(e)s !
Ce que nous pouvons, très franchement, comprendre et surtout admettre.

L’hypocrisie, nous l’avons déjà écrit, c’est de décrier en public la nudité et passer son temps à feuilleter des magazines pornographiques, à regarder des films pornographiques en cachette, et j’en passe et des meilleures. C’est la force du titre que ce quotidien a consacré à Annick où elle dit clairement : « je pose nue mais je ne couche pas ! »

Mais, ayons au moins le respect de celles et ceux qui, sans hypocrisie, admettent avoir du mal avec leur nudité et celle des autres. J’ai toujours été attentif, tant en ma qualité de photographe que celle de galeriste ou tout simplement d’être humain, aux propos tenus à ce sujet par les Dames. Le mot qui revient souvent est : « je ne sais si j’oserais ! »

Oser !

C’est quelque part la même chose pour tout ce que nous entreprenons dans la vie. Au travers des articles « naturisme pas à pas », on comprend mieux ce qui se passe dans la tête d’une Dame lorsqu’il s’agit d’oser « affronter » sa propre nudité avant de la porter à la connaissance des autres.

C’est humain tout ce qui se passe dans la tête parce que c’est intime et qu’il reste, oui, les acquis de notre éducation parentale, religieuse pour certaines et certains, scolaire et sociétale pour d’autres. Qui n’a pas entendu dire dans sa vie : « ce n’est pas bien de courir tout nu ! »

Mais aussi parce que de nos jours, on met la nudité à toutes les sauces. On présente une femme toute nue pour une publicité de lunettes ! Parce que sans cette nudité, la publicité ne serait pas attractive ?

Parce que pour être attractif, les plus « puritains » des magazines féminins se sentent, aujourd’hui, obligé de publier des photos d’une miss qui pose nue en criant au scandale. Une star qui, par « hasard », dévoile un sein sur les marches du festival de Canne et qui, le lendemain, fait la une de tous les magazines après avoir fait la une des journaux parlés de toutes les télévisions ! Parce qu’une image « volée » d’une telle ou une telle la montrant nue ou à moitié nue augmente les ventes ! La nudité pognon !

Mais si c’est si scandaleux, pourquoi publier la photo si ce n'est qu'en le faisant, ces magazines savent que certaines et surtout certains ne l’achèteront, non pas pour la page tricot ou recettes de cuisine ou comment être belle et mince en quinze jours, mais tout simplement pour savoir à quoi ressemble la miss nue ou mater les seins de la star une telle !

L’hypocrisie, surtout dans des sociétés dites puritaines comme les Etats-Unis, c’est faire de la nudité un business continu tout en allant se purifier l’âme, en priant dieu le dimanche et en lui demandant de punir ces « démons » de « nudistes ».

Là, je suis d’accord avec Mike sur cette hypocrisie de la nudité. C’est cette hypocrisie que j’ai voulu mettre en exergue par mon site http://www.nue.jepose.com/ Même un responsable d’un site naturiste populaire a refusé de référencer ce site parce qu’il prêtait à ambigüité !

Pourquoi, parce que je fais un jeu de mot sur le terme « nue » et qu’en employant ce terme, je ne pourrais présenter que des femmes nues ! Que dès lors que certains, plus que certaines, dès qu'ils voient le mot « nue », s’empressent de cliquer sur la souris pour venir se rincer l’œil ! Et être très déçu, voir offusqué, que de ne découvrir que de belles nues !

Mais une jolie « nue », dans tous ses états, pour un naturiste, est un spectacle magnifique, un moment d’humilité grandiose. Moi, je m’en émerveille constamment et me plais à les photographier ! Comme je sais me lever tôt pour photographier mes cygnes ou voir la nature qui se réveille ! C’est là que ce trouvent les vraies valeurs du naturisme.

Oui, Mike, elle est bien là, l’hypocrisie de notre société. Décrier, montrer du doigt, diaboliser celles et ceux qui ont fait du naturisme et donc adopté une partie de sa composante, à savoir la nudité privée et collective, tout en se servant, pour certains marchands du temple, de l’image de la nudité pour se remplir les poches et d’autres, en cachette, s’en gaver en ne voyant qu’au travers la représentation de la nudité, qu’une connotation bassement sexuelle.

C’est là que Mike et Marcel se rejoignent ! C’est là où j’ai toujours dénoncé, non en puritain mais en « défenseur » de l’image saine du naturisme, les images qui n’appartiennent pas au naturisme et qui le dépravent aux yeux de celles et ceux qui n’appartiennent pas au monde naturiste et qui voudraient y adhérer.

L’image, de nos jours, est un vecteur puissant ! Sans image, la catastrophe humaine qui se déroule à Haïti n’engendrerait aucune réaction de nos concitoyens ! L’image parle plus que les mots, les commentaires, les écrits.

C’est en cela que les vrais naturistes, pas les doctrinaires et autres choses du genre comme les pervers qui se servent du terme naturiste pour diffuser leur perversité nous qualifient, celles et ceux qui trouvent dans le naturisme un bien-être, un équilibre, une ouverture d’esprit certain, doivent veiller à l’image, surtout photographique et cinématographique, qu’on lui donne.

Chaque fois que je dis que je suis naturiste à un non naturiste, il me répond : « tu es donc échangiste ». Lorsque je lui demande pourquoi cette déduction, il me répond : « Cap d’Adge », l’image la plus ancrée dans l’esprit des non-naturistes !

Annick et moi, n’avons pas d’ambition doctrinaire du naturisme. Mais nous refusons cette approche voyeuriste, mercantile, dépravée de la nudité.

Hier soir, nous avions un vernissage à la maison. Nous vous présenterons, en image, des sculptures superbes qui symbolisent avec talent la nudité féminine. Nous vous présenterons des peintures magnifiques qui « déifient » la féminité nue.

C’est là, notre choix : donner à la nue féminité une image belle et révérencieuse !
En laissant l’hypocrisie loin de nous.

mercredi 20 janvier 2010

Naturisme et photographie (4).

Voilà bien une autre étape dans la nudité photographique : montrer ses photos aux autres.

Jusque là, Annick collait fièrement ses photographies dans un album qu’elle regardait souvent. Maintenant, c’est le passage de la vie privée à la vie « publique » photographique qu’elle veut franchir.

Je marque mon accord sur sa requête et quelques jours plus tard lui apporte la photo encadrée. Elle choisit l’emplacement pour l’accrocher et je l’accroche au mur du salon. Elle admire le résultat et s’en enchante.

J’ouvre alors la discussion sur le fait que maintenant, celles et ceux qui vont lui rendre visite, ses parents, sa famille, ses amies et amis, vont pouvoir contempler cette jolie photographie d’elle. Sans artifice.

Annick me répond que ce n’est qu’une photo, pas elle en réalité. Qu’en plus, la photo est belle, naturelle, en rien provocatrice ou vulgaire. Qu’en fin de compte, elle est chez elle et qu’elle fait encore ce qu’elle veut ! Que celui à qui cela ne plait pas, passe son chemin mais que sa liberté de vivre, durement acquise, elle y tient comme la prunelle de ses yeux.

C’est ainsi que petit à petit, les murs de son appartenant, avant que ce soit les murs de notre maison, se garnirent exclusivement de ses photos de nus. La maison étant devenue, au fil de temps, sa galerie « privée » riche de plus de 150 photos exposées d’elle, nue.

La réaction de nos amies et amis était partagée. Certaines et certains applaudissaient la démarche, appréciaient les photos, les commentaient, encourageaient Annick à la poursuivre.

D’autres disparurent. Sans mot dire.

L’important, pour Annick et moi, c’était de vivre de notre passion pour le naturisme et au travers lui, pour la photographie. Nous n’avions par pour priorité de nous occuper du quant dira-t-on. Que nous laissions à sa juste place, dans le placard !

Les années s’écoulèrent ainsi durant 17 ans, lorsqu’Annick m’exprima l’envie de poser nue pour un autre photographe que moi.

A suivre, …

lundi 18 janvier 2010