dimanche 21 février 2010

Les clochers de Wallonie



Un ami m'a adressé les références d'un site internet qui contient pas moins de 3000 photos de clochers, chapelles, potales de Wallonie : http://clochersdewallonie.be/

L’histoire de ce site a débuté lors de randonnées pédestres en Wallonie, le mari de sa responable lui offrant ainsi l’opportunité de découvrir ce charmant coin de pays qu'elle ne connaissait pas encore, étant Québécoise d’origine et fraîchement débarquée sur ce territoire.

Elle s'épatait alors sans cesse devant ces vieilles églises aux murs marqués par le temps ou encore face aux petites bornes-potales isolées sur le bord d’un chemin de campagne...Elle les prenait en photo car elle voulait garder un souvenir de chacune d’elles. Et de photos en photos, sa collection s’est agrandie et elle a eu envie de la partager avec le public. C’est ainsi que ce site est né. Depuis qu’il a vu le jour en janvier 2006, il ne cesse de s'agrandir : aux clochers d'églises sont venus s’y greffer les chapelles, les potales, bornes-potales, croix, calvaires et reposoirs.

La Wallonie foisonne de ces grands et petits édifices religieux et grâce à quelques collaborateurs, passionnés tout comme eux de randonnées, de photos et de patrimoine religieux, ils ont pu enrichir le site de jolies photos.

A découvrir sans modération.

La photographie illustrant le présent article représente l'église Saint Martin de Montigny-le-Tilleul. Elle a été prise au lever du jour, en avril 2008, par mes soins.

vendredi 19 février 2010

Ce soir, vernissage de l'expo de Claude DAMIEN

« La beauté ne réside pas seulement dans la joie ; mais aussi dans sa douleur et toutes autres expressions Ce sont ces expressions qui nous dissocient de la machine. Puisque le visage est la première manifestation extérieure vers de nouvelles rencontres humaines. »

Claude DAMIEN nous vient de Dour en Belgique.
Sorti de l'Académie en 2001, de la section dessin et peinture artistique, des penseurs comme Hegel, Jung ou Nietzsche ont nourri son existentialisme. De l'autre coté, Baudelaire, Modigliani ou Sartre sont les germes de sa philosophie mélancolique.

La vie est d'apparence éphémère. Pourtant, nous laissons tous une trace dans la société.
Dans son travail, sa représentation de crânes ou d'ombres n'est pas une résonance de la mort.
Son symbolisme est une démonstration du pouvoir et le siège de l'esprit, de l'imagination, de la conscience à l'inconscience ou de la souffrance.

Le mélange s'accentue avec des nus de femme, de portraits mélangés entre abstrait et figuratif.

Car nous sommes tous les résultats de l'évolution des idées de notre inconscient collectif, déclare-t-il. Ainsi, nous ne pouvons pas naitre libérés.
Son travail est un passager qui ne laisse pas indifférent. Il aime sortir des chantiers battus et faire découvrir un univers sans tabou où le matérialisme est néant. Il travaille avec différentes techniques, acrylique, huile, média mixtes, sur toile, bois, sur métal.

Claude DAMIEN n'aime pas le titre « artiste peintre » car il a plusieurs flèches à son arc, comme les performances publiques ou l'écriture. Il préfère ainsi se déterminer comme plasticien qui est plus ouvert à l'univers qu’il vous fait découvrir dans un mélange de différentes techniques et disciplines.
Après un Essai-Critique « L'Overdose de l'Art Contemporain, Manifeste pour un Imaginaire Hallucinatoire », il vient de publier un recueil de poèmes. Ses textes sont publiés en diffusion libre sur internet, car il est à la recherche de Mécènes (comme beaucoup d'artiste). « Face à cette société actuelle, nous devons nous diversifier. Toutefois, j'indique maintenant, le fait que je n'appartiens à aucune école mais seulement à ma marginalité. »
A voir à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à Montigny-le-Tilleul, du 20 février au 6 mars 2010 le mercredi et samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures.Info : 00-32-(0)71/51.18.42 – http://www.galerieintimerrance.com/ – galerie.intimerrance@skynet.be
Le vernissage se tiendra, en présence de l’artiste, ce vendredi 19 février 2010 à partir de 19 heures.

Vous y êtes cordialement invité(e)s.

jeudi 18 février 2010

Un Néo-Zélandais demande à la justice de légaliser la pratique du vélo nu.

« Un Néo-Zélandais de 40 ans a demandé à la Cour suprême de son pays de légaliser la pratique du vélo dans le plus simple appareil.

Nick Lowe, un maçon de Wellington, a saisi cette instance pour contester l'amende et la condamnation qui lui ont été infligées à la suite d'une balade de cyclistes naturistes organisée l'année dernière sur une route rurale de l'Upper Hut, à 32 kilomètres de Wellington. Un automobiliste choqué avait appelé la police qui avait sévi. (EDR)
»

Je me suis déjà exprimé à ce sujet, soulevant le tollé de la part de certains « naturistes ». Lorsque l’on sait que se balader nue ou nu en dehors des espaces réservés à cet effet, que ce soit à pied ou en vélo, on sait que l’on s’expose à des sanctions pénales donc, à des amendes et/ou une condamnation.

En montant en état d’ivresse au volant de sa voiture, on sait les sanctions qu’on encoure si on se fait arrêter.

Donc, braver l’interdit c’est prendre le risque d’être pris et dans ce cas, en accepter les conséquences et non, par la suite, demander à la justice de légaliser la pratique !

Braver l’interdit, c’est aussi prendre le risque de choquer un non naturiste que l’on croise sans le vouloir, certes, mais cette éventualité existe dès le départ.
Et Annick et moi sommes attentifs à ne jamais choquer quelqu’un par notre nudité car nous pouvons comprendre qu’encore aujourd’hui, la nudité choque encore certaines personnes.

Alors, à titre personnel, je reste persuadé que la légalisation de la pratique du vélo nu ou de la randonnue partout est une utopie.
Je crois plus réaliste de faire reconnaître des espaces dédiés à cette pratique. C’est le fond de ma pensée sur le fameux projet de « plage naturiste » ou de « centre naturiste » aux barrages de l’Eau d’Heure en Belgique. Pensons à cette pratique et développons dans cet espace en projet, des lieux où il est possible de pratiquer ces activités saines en toute légalité.

En attendant, l’interdit est de mise et le braver est au risque et péril de celui qui le brave.

mercredi 17 février 2010

Tout simplement MAJESTUEUX

Exclusivement, pour vous.

Je prépare une exposition photographique intitulée "les trésors de la nature" qui sera présentée le 8 mai 2010 à Fontaine l'Evêque (Belgique).

Hier soir, au coucher du soleil, je suis parti photographier les oies sauvages en bord de Sambre.

De quoi vous ramener ces belles images naturelles et majestueuses.







mardi 16 février 2010

Vacances naturistes (30).

Sur le chemin de retour, nous faisons un arrêt à Saint-Cirq-Madelon.

Limitrophe du Périgord, Saint-Cirq-Madelon est l’une des portes de la Bouriane, région qui couvre un quart du département du Lot.

Saint-Cirq-Madelon sis dans une vallée classée dont les ruisseaux La Meive et La Marcillande, ont creusé des falaises aujourd’hui en grand partie masquée par une généreuse végétation.
Mais ce qui nous a attiré à Saint-Cirq-Madelon, c’est son église Saint-Georges.
Probablement édifiée au 11ème ou 12ème siècle, cette église est mentionnée en 1321 dans le testament du Seigneur de Gourdon sous le règne de Philippe Le Long.

Détruite puis rebâtie au fil du temps, elle regroupe divers styles architecturaux, du Chœur roman à la chapelle nord de style gothique.

Il en est de même pour les 600m2 de fresques qui ont été peints à différentes époques et nous restituent la sensibilité artistique et religieuse au cours des siècles.
La chapelle Nord, de style gothique fut peinte à la fin du 14ème siècle.
Les fresques des arcs latéraux de la nef sont du 18ème siècle. Le mur du fond datant du début du 20ème siècle.
Le chœur est situé à l’est est de style roman.
Son décor a été créé dans la seconde moitié du 19ème siècle.
Le cul du four orné d’un christ en Majesté avec les allégories des quatre évangélistes Saint Luc, Jean, Mathieu et Marc, est coiffé d’un toit en lauze. Les fresques datent du 12ème et 13ème siècle.

La chapelle sud date du 18ème siècle.
Outre ses fresques, l’église Saint-Georges possède divers objets et particularités qui contribuent à faire sa richesse dont les blasons.
Les propriétaires successifs de l’église inscrivent leur blason sur la litre.
Les tableaux, face à l’entrée, « La Samaritaine » mais on peut en découvrir d’autres dans la chapelle sud.

En tout cas, une visite intéressante dont nous ne regrettons pas d'avoir franchi la porte.

dimanche 14 février 2010

Bonne fête à tous les amoureux.



Nous vous souhaitons à toutes et à tous une très bonne fête de Saint-Valentin.

Annick et Jean-François.

samedi 13 février 2010

Des nouvelles du Champ de Guiral.

Joël nous envoie des photos des nouvelles plantations que Monique et lui entreprennent en prolongement de la piscine.

Ce ne sont pas moins de 54 charmes de 3.5m de hauteur, 2 noisetiers pourpres, 2 frênes et un néflier qui végétait à l'orée du bois qu’ils ont planté. Auxquels il faut ajouter une dizaines d'arbres à papillons et autant de saules.
Voilà une activité saine et parfaitement naturiste pour rendre encore plus vert cet endroit magnifique et paisible pour passer des vacances naturistes extraordinaires.

vendredi 12 février 2010

Vacances naturistes (29).

Pendant des siècles le trafic fluvial en gabarre, sur le fleuve Dordogne, s’arrêtait au port de Beynac.

Les gabarres ont cessé d'approvisionner en bois les tonneliers du Bordelais et déserté l'ancien port pour partager la rivière avec barques et canoës.
C’est là que nous terminons notre descente de la Dordogne.
Etagée autour d’une des plus somptueuses falaises de la Dordogne, ce village a une position stratégique qui lui vaut une occupation depuis l’âge du bronze. Le village de Beynac s’enroule autour de la falaise, protégé par une forteresse.
C’est sans doute depuis le cours de la Dordogne que la forteresse de Beynac apparaît la plus impressionnante. Perchée sur un piton rocheux inaccessible qu’elle semble prolonger dans un même élan vertical, elle dresse sa haute silhouette au-dessus de la petite commune de Beynac-et-Cazenac.

Elle défie depuis des siècles sa rivale plantée sur la rive gauche du fleuve : la place de Castelnaud.

Sa forme massive, en quadrilatère, domine la vallée de la Dordogne de 150 mètres. Cette falaise lui assurait une défense efficace au sud-est. A l’opposé, vers le plateau, il fut protégé par une double enceinte. Le donjon garni de créneaux date du 13ème siècle. En cas d’attaque, la garnison du château, après avoir repoussé les envahisseurs depuis les mâchicoulis par des jets de pierres, récupérait les projectiles à l’aide d’un treuil pour les entreposer jusqu’à l’attaque suivante.

Le grand corps de bâtiment des 13ème et 14ème siècles est prolongé par un manoir seigneurial du 15ème siècle. A partir de 1798 le château ne fut plus habité et fut laissé à l’abandon jusqu’à son rachat en 1961. Le propriétaire, qui loge à présent au-dessus de l’entrée du château, a entrepris un ambitieux programme de rénovation sur cent ans qui a déjà permis aux cuisines, au pont-levis, à la salle des gardes et au donjon de retrouver leur aspect d’antan.

Siège au moyen-âge de l'une des quatre baronnies du Périgord (avec Biron, Bourdeilles et Mareuil), Beynac a subi tous les assauts et le château n'a été pris que par Richard Cœur de Lion à la fin du 12ème siècle et par Simon de Montford en 1214.

Nous profitons de l’occasion pour remercier le personnel de la société de canoë-Kayak « EXPLORANDO » pour la gentillesse de l’accueil, les bons conseils et pour ce qui me concerne, l’attention toute particulière apportée à protéger le matériel photo durant la descente.

mercredi 10 février 2010

Naturisme et nudité. Union obligatoire ? (Partie 24)

La réalité la ramène à la raison. Il faut retourner dans son refuge de sable où je l’attends. Elle fait demi-tour, s’extrait de la mer.

Elle rebrousse chemin, passe à côté de corps sans les apercevoir, retrouve, sans délai, ma protection. A sa grande stupéfaction, elle constate en arrivant près de notre repère tranquille que je suis armé de mon appareil photo. Sans qu’elle puisse le moins du monde réagir, j’immortalise ce retour de la plage.

Cette photo a rejoint depuis lors son album, lui rappelle, à chaque fois, cette traversée infernale. Elle en retire, aujourd’hui, une grande fierté.

Arrivé auprès de moi, elle s’allonge précipitamment sur le ventre, soulagée d’être sortie de ce cauchemar, sans encombre. Lorsque je la félicite vivement de sa réussite, de son audace, et de son passage dans le monde naturiste, elle ferme les yeux.

Elle ressent à l’intérieur d’elle-même un soulagement, une fierté d’avoir atteint le sommet d’une montagne que depuis sa plus tendre enfance, elle considérait comme infranchissable. Sa vie venait de rompre avec son passé, de prendre un nouveau cap.

Depuis lors, nous fréquentons régulièrement les plages naturistes hollandaises (Texel, Bergen aan zee, Egmond aan zee, Zandvoort, Noordwyk, Renesse, Groede).

Annick s’y repose, s’y promène, nage tranquillement dans la mer, discute naturellement avec les autres naturistes présents, femme comme homme. Le regard des autres sur sa nudité n’est plus un handicap mais une normalité. Elle-même ne détourne plus le sien sur les autres.
Le corps nu n’est pas attraction mais habitude saine.


A suivre

lundi 8 février 2010

Claude DAMIEN expose chez Intimerrance

« La beauté ne réside pas seulement dans la joie ; mais aussi dans sa douleur et toutes autres expressions Ce sont ces expressions qui nous dissocient de la machine. Puisque le visage est la première manifestation extérieure vers de nouvelles rencontres humaines. »

Claude DAMIEN nous vient de Dour (Belgique).
Sorti de l'Académie en 2001, de la section dessin et peinture artistique, des penseurs comme Hegel, Jung ou Nietzsche ont nourri son existentialisme. De l'autre coté, Baudelaire, Modigliani ou Sartre sont les germes de sa philosophie mélancolique. La vie est d'apparence éphémère. Pourtant, nous laissons tous une trace dans la société.

Dans son travail, sa représentation de crânes ou d'ombres n'est pas une résonance de la mort. Son symbolisme est une démonstration du pouvoir et le siège de l'esprit, de l'imagination, de la conscience à l'inconscience ou de la souffrance.

Le mélange s'accentue avec des nus de femme, de portraits mélangés entre abstrait et figuratif. Car nous sommes tous les résultats de l'évolution des idées de notre inconscient collectif, déclare-t-il. Ainsi, nous ne pouvons pas naitre libérés.

Son travail est un passager qui ne laisse pas indifférent. Il aime sortir des chantiers battus et faire découvrir un univers sans tabou où le matérialisme est néant. Il travaille avec différentes techniques, acrylique, huile, média mixtes, sur toile, bois, sur métal.

Claude DAMIEN n'aime pas le titre « artiste peintre » car il a plusieurs flèches à son arc, comme les performances publiques ou l'écriture. Il préfère ainsi se déterminer comme plasticien qui est plus ouvert à l'univers qu’il vous fait découvrir dans un mélange de différentes techniques et disciplines. Après un Essai-Critique « L'Overdose de l'Art Contemporain, Manifeste pour un Imaginaire Hallucinatoire », il vient de publier un recueil de poèmes. Ses textes sont publiés en diffusion libre sur internet, car il est à la recherche de Mécènes (comme beaucoup d'artiste). « Face à cette société actuelle, nous devons nous diversifier. Toutefois, j'indique maintenant, le fait que je n'appartiens à aucune école mais seulement à ma marginalité. »

A voir à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à Montigny-le-Tilleul, du 20 février au 6 mars 2010 le mercredi et samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures.Info : 00-32-(0)71/51.18.42 – www.galerieintimerrance.com – galerie.intimerrance@skynet.be

Le vernissage se tiendra, en présence de l’artiste, le vendredi 19 février 2010 à partir de 19 heures. Vous y êtes cordialement invité(e)s. P.S. : il n’est pas nécessaire de posséder un carton d’invitation pour pouvoir y assister.

samedi 6 février 2010

Je veux qu'on me lave !



Dis Annick : tu laves les linges de tout le monde et moi, quand est-ce que tu me fais mon bain ?

Photo insolite réalisée ce matin dans notre salle de bain. Notre labrador SIX a perdu la raison !

vendredi 5 février 2010

Est-il trop tard pour poser à 46 ans passés ?

« A 46 ans passés, est-il trop tard pour poser avec des photographes sérieux »

Cette question, je l’ai lue sur un forum de modèle/photographe.
Et je m’en suis amusé intérieurement car je venais de réaliser une superbe séance de prises de vue en studio avec Annick, nue. Du haut de ses 53 ans.

Faut-il dès lors imposer un âge limite pour pouvoir poser ?

Foutaise et inutilité. Mon ami le photographe Jacques LEINNE dit « à tout âge il existe une beauté dans la femme qu’il nous appartient, à nous photographe, de savoir l’extraire. »

Il y avait plus de deux ans que je n’étais pas retourné en studio avec Annick. Certes, comme vous pouvez le constater, je la photographie à longueur de journée dans sa vie naturiste. Le studio, poser, c’est un tout autre domaine.

Oui, à 53 ans, Annick n’a plus le même corps qu’à 30 ans lorsqu’elle a commencé, pour la première fois, comme je l’ai écrit, à poser nue pour moi. Mais, pour certaines, à 30 ans, poser, ce n’est déjà plus raisonnable. Car elle se retourne et voit les jeunes filles de 18 à ??? se faire la part belle des studios !

Annick ne se retourne pas. Elle aime la photo naturiste mais depuis qu’elle a découvert les vertus de la pose nue en studio, elle adore y retourner pour, chaque fois, explorer des thèmes qui ne sont pas naturistes mais dont le corps de la femme est toujours mis en valeur !

Annick a donc rencontré la pose nue « tard ». Mais, comme nous le verrons dans un prochain article, elle a posé pour la première fois, nue, en studio, pour un autre photographe que moi, à l’âge de 47 ans.

Poser, nue ou habillée, n’est donc pas une question d’âge mais d’envie, de désir d’essayer, de vouloir aller au-devant de soi, de ses rêves.

Depuis deux ans, je croise (en voiture), une très vieille dame qui s’habille toujours avec coquetterie, portant des robes très colorées et des chapeaux magnifiques. Son visage est buriné par le temps mais elle est ravissante et lumineuse à souhait ! L’envie de la photographier dans ses habits qui lui vont si bien m’habite et la prochaine fois que je la verrai, je lui demanderai d’être mon modèle.

Mercredi après-midi, lorsque nous sommes rentrés de notre séance de travail, j’ai vu Annick impatiente de voir le résultat !
Une à une, elle a regardé ses photos, procédant à une sélection sans merci. Mais elle s’émerveillait de voir combien son corps était mis en valeur. Son image belle, malgré l’âge qui avance. Et surtout, que beaucoup de photos pouvaient être exposées. Et le seront lors de ma prochaine exposition.

C’est normal, me dit-elle, le modèle est parfait ! Juste ! La modèle prenait à cœur cette séance, donnait d’elle, vivait intensément l’instant dans une ambiance colorée que j’avais imaginée !

La question de cette dame de 46 ans passés ne se pose donc pas en ces termes. Un photographe digne de ce nom ne regarde pas l’âge, le physique mais se focalise sur le désir de poser de la Dame !

Alors, il répondra à la question de la Dame en lui permettant de poser, sans lui demander sa carte d’identité, ses mensurations et autres inutilités !

Mais est-ce mon vécu naturiste qui me fait parler ainsi, là où, chez nous, naturistes, l’âge et le physique ne sont pas des critères d’adhésion à cet art de vie magnifique !

jeudi 4 février 2010

Mais que fait-elle encore toute nue ?


Mais que fait-elle encore toute nue en train de méditer ?
C'est tout simple ! Mon époux photographe m'a dit : laisse tomber la chemise, on va se faire une petite séance de prises de vue en studio.


Oui, pas uniquement pour photographier mes jolis yeux !


Il voulaits aussi voir ma poitrine nue !



Et c'était parti pour l'immortaliser dans toutes les positions.




Mais pour le reste, c'était une séance de prises de vue à connotation "charme cool" donc, les photos n'ont pas à se trouver ici. C'était toutefois, trois heures de pur bonheur.




mardi 2 février 2010

Vacances naturistes (28).

Continuons notre longue et fatigante descente de la Dordogne en canoë en s’arrêtant un instant au pied du château de CASTELNAUD.

Et en profiter pour faire un peu d’histoire.
Avec le château de Castelnaud, nous sommes assez loin de l’élégance du château de Fénelon que nous vous avons présenté dans un précédent article.
Il s’agit en effet d’une forteresse médiévale, strictement dévolue à la guerre, hier comme aujourd’hui puisque il abrite un musée de la guerre au Moyen Âge.

Fondé au XIIe siècle, sa situation a été choisie en connaissance de cause : sur une hauteur, le château de Castelnaud domine la vallée de la Dordogne et fait face à son rival, le château de Beynac. Que nous verrons dans quelques instants après à notre arrivée à la plage terminale de notre descente.

Au début du XIIIe siècle, les cathares voient leur hérésie se répandre largement dans le Sud-ouest de la France, y compris à Castelnaud.
Son seigneur est un partisan de cette foi.
Les « purs » admettent deux principes, celui du Bien, exclusivement spirituel, et celui du Mal, matériel. Il s’agit donc pour eux de rejeter tout attachement aux plaisirs terrestres, et d’attendre la mort afin de se fondre en Dieu. Doctrine austère, le catharisme est aussi une réaction aux abus de l’église catholique et à sa richesse et en vient donc à rejeter les sacrements romains.

C’est ainsi que les « purs » s’attirent les foudres du pape Innocent III qui, inquiet pour l’unité du dogme, ordonne la croisade dite « des Albigeois » en 1209. C’est à Simon de Montfort qu’est confiée la direction des opérations : en 1214, il prend Castelnaud et le remet au roi de France.

En 1250, Louis IX restitue la seigneurie à son seigneur, Aymeric.
Neuf ans plus tard, lors du traité de Paris, afin de mettre un terme aux conflits incessants entre Français et Anglais qui suivirent le remariage d’Aliénor d’Aquitaine, le même Louis cède, avec l’Aquitaine, Castelnaud à Henri III, roi d’Angleterre.
Celui-ci devient cependant vassal du roi de France pour la région et doit au surplus lui céder la Normandie, le Maine et d’autres fiefs.
C’est à cette époque que le château est complété : le donjon et la courtine sont construits.

L’accalmie n’est pourtant qu’apparente, car si Castelnaud monte en puissance, Beynac n’est pas en reste. À cela s’ajoute que Beynac tient pour le roi de France tandis que Castelnaud en pince toujours pour l’Anglais de sorte que les rapports ne pouvaient manquer de s’envenimer.
Avec la guerre de Cent Ans, les affrontements ne sont plus de simples rodomontades : Castelnaud est pris cinq fois par les Français et repris aussitôt par les Anglais.

Il faut attendre 1442 pour que Charles VII, excédé, décide d’en finir et confie le commandement de l’expédition décisive à Pons de Beynac. Les Anglais sont chassés de Castelnaud.

Entretemps, Castelnaud est tombé en quenouille et l’unique héritière, Magne de Castelnaud, apporte la place aux Caumont par son mariage avec Nompar.
Les Caumont garderont le château jusqu’à la Révolution.

En effet, après sa victoire, Charles VII restitue Castelnaud aux Caumont, du moins à Brandelis de Caumont – son frère aîné a dû s’exiler en Angleterre.
Ils mettront à profit ces trois gros siècles pour reconstruire Castelnaud et l’agrandir. Les différents travaux de fortifications, dont la grosse tour d’artillerie de 1520, n’auront pourtant qu’un rôle dissuasif, puisque Castelnaud ne sera plus attaqué, même pendant les guerres de religion.

Il faut dire qu’à cette époque, peut-être plus dissuasive encore que la tour d’artillerie, était la renommée de Geoffroy de Vivans, capitaine à qui les Caumont avaient confié la garde de Castelnaud.
Guerrier redouté, compagnon d’Henri IV, sa réputation a suffi à écarter tout danger.
Mais petit à petit, les Caumont se détournent du confort spartiate de cette place trop militaire, l’abandonnent, de sorte qu’on s’en sert comme d’une carrière de pierres après la Révolution.

Restauré depuis 1966, il abrite aujourd’hui un musée de la guerre qui regroupe une quantité impressionnante d’armes en tous genres, de l’arbalète de poche à un engin capable de projeter de véritables javelots, des couleuvrines et bouches à feu variées, dont l’ancêtre improbable d’une mitrailleuse, des épées, hallebardes, armures, cottes de mailles, et des armes de siège grandeur nature, trébuchets, perrières, etc.…

Continuons notre descente vers le terminal : BEYNAC.

A suivre, ...