lundi 21 mars 2011

Le court métrage.

Christophe, par son commentaire, demande que nous communiquions, en temps utile, le lien vers ce court métrage réalisé par un jeune cinéaste de La Cambre à Bruxelles.

Le lien figurera sur le blog d’Annick et sur le mien au mois de mai prochain mais pas sur ce blog-ci car le registre dans lequel nous avons travaillé était la photographie de charme.
Mais ce sera effectivement intéressant et c’est la raison qui nous a amené à accepter le projet. En fait, le cinéaste voulait montrer comment se déroulait, de la première à la dernière minute, une séance de pose à caractère de charme.
Comme nous le faisons sur ce blog pour démystifier le naturisme et lui donner ses vraies valeurs, nous l’avons fait pour montrer, en images, que poser nue ou en tenue de charme est quelque chose de sain et de valorisant.
Même si, ici, cela a été plus difficile pour Annick soumise constamment à un appareil photo et une caméra en même temps. Même durant les pauses. Ces moindres faits et gestes étaient captés par la caméra. Elle est sortie de cette séance sur les genoux.

Je tiens à la remercier de s’être investie sans compter, à la veille de ses 55 ans (le mois prochain), dans cette magnifique séance en m’offrant la possibilité de réaliser de belles photographies. Avec le plaisir de l’avoir entendu me dire qu’elle n’était pas prête à en rester là et qu’elle n’attendait qu’une seule chose : la prochaine séance.

dimanche 20 mars 2011

Canal historique du Centre (9)

Oui, nous sommes toujours là mais la semaine a été chargée car mercredi, un jeune cinéaste a tourné un court métrage ayant pour thème la relation entre la modèle et le photographe durant une séance de pose. La modèle était Annick, le photographe votre serviteur. Une belle expérience en attendant de voir les images de ce court métrage.

Vendredi soir, c’était une soirée chargée car le vernissage de l’exposition « Les LuminElles » a connu un véritable succès de participation.

Revenons donc à notre promenade le long du canal historique du Centre en nous arrêtant à 4,9 kilomètres du pont de garde, où nous découvrons le pont levis de Bracquegnies.























Comme l’atteste le fronton de sa structure, celui-ci date de 1891.

Le pont est construit dans une section rectiligne du canal donnant de très jolies perspectives.
Le pont est toujours actionné à la main. Pour ce faire, il actionne le treuil placé à côté du portique.
Trouvons simplement malheureux la construction de cette passerelle pour piétons qui gâche une vue d’ensemble sur ce pont. Mais, la sécurité est à ce prix.

En poursuivant notre route vers l'ascenseur n°4, notre regard est attiré sur notre gauche par quelque chose d'interpellant.

Il va nous accompagner constamment en nous offrant de magnifiques vues.
Cette énorme architecture est en fait l'ascenseur funiculaire de Streppy-Thieu que nous vous présenterons au terme de cette promenade.
A suivre : l’ancien pont levis vicinal de Strepy.

vendredi 18 mars 2011

Vous avez dit "LuminElles" ?




Ce soir, à la maison, c'est le vernissage de l'exposition "Les LuminElles" d’Astrid GENETTE et Jocelyne BOUDART.

« Les LuminElles vous transportent par le flux secret d’une énergie calme et imaginaire dans une lumière intimiste aux formes aléatoires »

Mais qui sont-Elles ?

En 2009, la luminariste Astrid GENETTE rencontre Jocelyne BOUDART, artiste peintre. Elles entament, toutes deux, une collaboration artistique et profondément amicale.

Au travers les œuvres d’Astrid GENETTE (Namur) c’est une vision membraneuse de la lumière…que l’on découvre. Ses luminaires existent depuis 2004. Ils sont la concrétisation d’une recherche sur la lumière et les formes, la nature et l’humain, les projections imaginaires liées au visuel dans l’espace.

Astrid GENETTE est en troisième année d’étude à Saint Luc, au cours de sculpture, lorsque son professeur, Madame Thérèse CHOTTEAU, lui demande de travailler sur l’emballage.

Elle trouve une vieille chaise et un guéridon dans les poubelles de l’école. Elle les marie et les emballe dans du papier de soie collé. Le but de ce travail était de ne plus voir l’objet tel quel, et qu’il devienne une autre nature. Sa chaise était vivante, elle avait l’air de se recouvrir de peau.

Elle chercha un nom qui lui faisait penser à l’intérieur du corps, à une membrane: le Péritoine membrane protectrice, faite de vaisseaux sanguins.

Jocelyne BOUDART est binchoise (Ressaix) mais originaire de Lobbes. Son parcours académique l’emmène depuis 1977 de l’Académie des Beaux-arts de Binche en dessin-illustration, au Lycée Alexandre André de Saint-Ghislain en Arts appliqués, pour poursuivre par l’Académie des Beaux-arts de Binche en peinture, l’Académie Internationale d’été de Libramont en recherche picturale, à l’Académie des Beaux-Arts et des Arts décoratifs de Tournai en Arts Plastiques.

Jocelyne BOUDART se dit passionnée par l’art « tridimensionnel, la recherche picturale et la matière » La recherche picturale est pour Jocelyne BOUDART une fonction vitale à sa création. Il y a cinq ans elle a inventé une technique, « la fossilisation », qu’elle intègre dans presque toutes ses toiles.

Sa vision est tournée vers la beauté de la nature, elle jongle avec beaucoup de matières et de matériaux différents qu’elle applique dans toutes ses créations, créations qui sont uniques et ses techniques multiples. Elle peint avec la nature et pour la nature.

Artiste dans l’âme depuis toujours, sa source d’inspiration elle la puise dans chaque moment de sa vie, dans ses gestes, ses rencontres et dans l’énergie de notre belle planète.

C’est pour cela aussi qu’elle récupère au maximum la matière et ses outils dans la vie de tous les jours.
Composer une œuvre à partir de la flore environnante est un défi qu’a relevé Jocelyne Boudart.

A voir à la galerie Intimerrance, rue Vandervelde, 95 à 6110 MONTIGNY-LE-TILLEUL du 19 mars au 2 avril 2011 le mercredi et samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures ou sur rendez-vous.

jeudi 17 mars 2011

La randonnue serait-elle légale ? (2)

Bonjour à toutes et à tous,

Je vais répondre rapidement au commentaire laissé par JL sur mon article relatif à la légitimité de la randonnue.

Je ne me suis pas prononcé sur le caractère pornographique ou non des photos prises de ces femmes nues en centre ville d’Arlon. Je n’ai, par ailleurs, pas cherché à connaître ces photos. Elles ne m’intéressent pas. Elles sortent de mes principes de photographe. Sur ce sujet, je reviendrai tout prochainement car pour l’instant, notre temps est compté entre la séance de photo/vidéo d’hier et le vernissage de l’exposition de demain soir.

Je ne me suis prononcé que sur le caractère légal ou non de poser nue dans un lieu public.
Le fait est que poser nue, sans autorisation préalable de l’autorité publique, dans un lieu public est interdit, donc illégal donc susceptible d’être punissable.

J’ose supposer, connaissant le travail de Spencer Tunick, que celui-ci possède toujours les autorisations préalables des autorités publiques pour réaliser ses photos. Le contraire serait étonnant ! Comme j’ose supposer que les organisateurs de cyclonues en ville l’ont aussi.

Je rappelle aussi que je ne me suis prononcé sur le dossier en tant que tel mais que je me suis prononcé sur l’aspect général des choses.

Je n’ai rien dit d’autre, non plus, sur le fait qu’il ne pouvait y avoir un lien entre la randonnue et les photos d’Arlon. Mais l’article incriminé ne faisait pas cette distinction.

Je suis aussi d’accord sur le fait que ce genre de happening représente peu d’intérêt sauf, parfois, susciter le rejet des autres. Effectivement, la ville est la ville et la nature la nature.

Dans notre région, il y a un dicton qui dit : « chaque chien dans son tonneau ».

La médiatisation par la RTBF d’une randonnue ne représente pas une jurisprudence. La RTBF procède à une analyse sociétale, rapporte un fait de société, sans plus.

La jurisprudence émane des décisions des tribunaux et de nulle part ailleurs.
Heureusement.

Je suis curieux de cette « petite randonnée de dix minutes pour rejoindre la plage ». Je connais cet endroit qui est aussi fréquenté par des cyclotouristes. Le reportage le montre sans insister. Pour pouvoir y déambuler nu, il faudra que ce sentier soit en zone naturiste. Mais autorisé aux non-naturistes. A voir !

D’autant que cette plage sera d’un calme naturiste ! Située dans la zone de la pratique intensive du ski nautique par les non-naturistes.

Petit clin d’œil à celles et ceux qui ont essayé de pratiquer le naturisme sur la petite île proche de Falemprise, …

Mais une promenade de dix minutes sur le même sentier est-elle une randonnue ?

Oui, la loi est susceptible d’interprétation. C’est heureux.
Mais, vous avez raison, suivant le cas, la suite sera différente. Nous sommes dans l’aléatoire ! Donc, cela passe ou cela casse ! C’est donc un coup de poker. Et n’oublions pas que nous sommes en Belgique.

Alors, ne jouons pas aux apprentis sorciers. Pour randonner heureux, randonnons cachés ou discrètement.

Le commentaire de JL me conforte dans le fait que nous ne pouvons pas reproduire, mot pour mot, des articles de presse sans prendre le temps de les analyser dans le contexte naturiste. Encore moins de laisser passer quelque chose d’aussi flagrant que de faire croire que la randonnue encadrée est légale.

C’est une fausse information qui risque d’entraîner des gens à la pratiquer en croyant qu’ils ne courent aucun risque.

Merci à JL d’avoir pris le temps d’écrire son long et intéressant commentaire.

dimanche 13 mars 2011

La randonnue serait-elle légale ?

Non à la confusion des genres ! Un chat, c’est un chat. Une pomme, c’est une pomme et pas une poire. La légalité, c’est la légalité. Mais pas de confusion car elle est dangereuse.

Un article publié sur le Webside de la Ligue Francophone Naturiste Belge prête à confusion à ce sujet. En voici un extrait tendancieux. Il fait référence à la décision du tribunal d’Arlon à l’encontre de ces six femmes qui avaient posé nues dans les rues de cette ville.

« Un intérêt commun pour le naturisme les avaient menées à participer à des promenades encadrées pour naturistes, les "randonnues", dans la région de Florenville, en province de Luxembourg.

Au terme de cette activité, encadrée et légale, elles avaient accepté de participer, en pleine journée, à une séance de photos dans le centre d'Arlon. Il s'agissait autant de mettre en évidence leurs charmes que ceux du chef-lieu luxembourgeois. »

Je suis franchement étonné de lire, sans discernement, que la « randonnue encadrée » serait LEGALE.

Attention DANGER.

Non, ces femmes ne participaient pas à une randonnue en posant devant des établissements publics. Elles posaient nues, tout simplement, en un endroit où cela est interdit. Ne mélangeons pas tout, s’il vous plait, car cela prête à confusion et c’est dangereux. Dans cet article, il y a deux choses distinctes : la randonnue et la pose nue. Et c’est la pose nue en centre ville qui est jugée, pas la randonnue.

D’autre part, il serait intéressant que la Ligue Francophone Naturiste Belge nous fasse connaitre les dispositions légales qui autorisent ce genre de « randonnue encadrée » en Belgique. Ou non encadrée par ailleurs. En quoi randonner nu(e) en dehors des espaces naturistes est légal dans tous les sens du terme.

Parce qu’à défaut, elle ne fait pas mieux que l’organisateur de cette randonnue en laissant croire que la randonnue, encadrée ou non, est légale et donc non punissable.
Jusqu’à preuve du contraire, encadrée ou non, la randonnue en Belgique, comme en France, en dehors des espaces naturistes est illégale et interdite. Et punissable !

Je pense qu’il est important que celles et ceux qui gèrent des sites officiels d’organismes naturistes ne se contentent pas de faire des « copier/coller » d’articles mais qu’ils s’assurent que le contenu est conforme au « naturisme » et surtout aux dispositions légales.

Le naturisme gagne à dire les choses telles qu’elles sont et ne pas faire croire qu’elles sont autres. La randonnue en dehors des espaces naturistes est illégale.

Maintenant, pour faire bref, le jugement du tribunal d’Arlon n’avait pas pour objet la randonnue mais le fait que ces femmes ont posé nues en centre ville. Ce n’était pas la randonnue qui était en cause mais bien la pose nue en des lieux publics.

Confusion des genres, légèreté des articles, absence de discernement !

Une nouvelle fois, on a confondu le naturisme pratiqué au travers la randonnue avec l’exhibitionnisme pratiqué au travers la pose nue en centre ville. Ces femmes, en centre ville ne randonnaient pas nues, elles posaient nues dans un autre contexte.

J’ai toujours été vigilent, sur ce blog, à ne pas permettre la confusion des genres. C’est la raison pour laquelle, nous gérons, Annick et moi, plusieurs blogs, sans interférence. Lorsqu’Annick pose nue dans un autre contexte que le naturisme, ses photos n’ont pas leur place sur ce blog mais bien sur le mien en tant que photographe ou le sien en tant que modèle.

ATTENTION, DANGER.

vendredi 11 mars 2011

"Acide Cérébral" invite Annick.

Bonjour à toutes et à tous,

Annick est l’invitée du mois du blog de notre ami Laurent « Acide cérabral ».
Occasion pour Annick de témoigner, entre autre, sur les bienfaits du naturisme, de ses nudités, en particulier.

Merci à Laurent d’avoir ouvert ses colonnes à Annick.

Et bonne lecture : http://acidecerebral.blogspot.com/2011/03/linvitee-du-mois-annick-terwagne-et-son.html#links

mardi 8 mars 2011

Journée internationale de la Femme.


Bonjour à toutes les Femmes du monde,
Une pensée profonde pour toutes les Femmes qui vivent sur notre planète et qui ont pu, comme Annick, trouver source d'émancipation et de bien-être dans cet art de vie qu'est le naturisme.
Une réelle pensée pour toutes les Femmes de cette planète qui ont pu acquérir cette émancipation et ce bien-être sous quelle que forme que ce soit.
Une autre pensée particulière pour toutes les Femmes de cette planète qui ne peuvent, pour diverses raisons et souvent contre leur volonté, avoir accès à cette émancipation et ce bien-être.


dimanche 6 mars 2011

Canal historique du Centre (8)

Poursuivons notre promenade.


Par le chemin de crête, nous arrivons à l’ascenseur n°3 qui se trouve à 3,6 kilomètres de la porte de garde.
A la cote 88,676 mètres au dessus du niveau de la mer.
L’ascenseur reprend une chute de 16,933 mètres.

Cet ascenseur et le n°2 que nous vous avons présenté dans le précédent article ont été construits à cet endroit à cause de la forte déclivité naturelle du terrain.

Pour mieux résister au gel en hiver, le mur de soutènement est réalisé en maçonnerie. Ce qui diffère de l’ascenseur n°1 où les chenaux d’accès sont réalisés à l’aide de charpentes métalliques.

A quelques dizaines de mètres de cet ascenseur, vous trouverez la salle de machines de Bracquegnies, à 3,600 kilomètres du pont de garde.

Aux allures de château fort, la salle des machines dessert les ascenseurs n°2 et 3. Elle abrite dans chacune des ses deux tours, un accumulateur de pression servant aux fonctions annexes de l’ascenseur comme le levage des portes.

Ce bâtiment abrite également les bureaux des districts de voies hydrauliques chargés respectivement de la gestion de l’infrastructure et de l’exploitation du canal. Des ateliers sont installés à l’arrière.

En continuant notre promenade, nous découvrons le pont tournant de Bracquegnies qui se trouve à 3,8 kilomètres du pont de garde.
Ce pont mobile est élégant et un peu plus élevé que celui de Houdeng. Il permet, comme j’ai pu vous le montrer de découvrir avec précision le mécanisme.

Laissons derrière nous ce pont tournant et la salle des machines.


Pour nous diriger vers le pont levis de Bracquegnies que je vous présenterai dans le prochain article.
A suivre, ...

samedi 5 mars 2011

Attention DANGER (4)

"Je partage votre analyse, le problème est d'avantage pour celui qui pratique seul. Il va se voir catalogué immédiatement et les réactions risquent bien d'être amplifiées.Je conçois mal qu'un couple nu puisse rencontre de vraies difficultés pour peu qu'il soit discret et qu'il ait choisi un site retiré. On peut toujours tomber sur un garde chasse attardé, dans ce cas là les ennuis ne sont sans doute pas bien loin.C'est un peu triste que ce loisir plein de bienfaits physiques et psychologiques pose problème."

Pour revenir à ce commentaire, je pense sincèrement que la randonnue doit s’appuyer sur les mêmes principes que l’on soit seul, en couple ou en groupe : la discrétion et l’éloignement. Surtout pas la provocation et encore moins la confrontation à l’égard des non-naturistes.

Annick et moi pratiquons la randonnue depuis près de 20 ans dans la région de Cerfontaine, là où certains envisagent d’implanter un centre naturiste pour des raisons économiques. C’est le défaut du projet, ils pensent argent avant de penser naturisme.
Ont-ils prévus des sentiers de randonnée nue ? J’en doute à voir l’endroit où va s’implanter ce centre.

Les endroits où nous pratiquons la randonnue, dans cette région, nous sont connus et très retirés.

Parce qu’avant tout, nous sommes randonneurs et donc, explorateurs d’espaces éloignés de toute vie humaine quotidienne.


Parce qu’en plus d’être randonneurs, nous sommes naturistes et aimons la quiétude et la nature à l’état pur.

Dans ces endroits retirés notre nudité se partage avec une biche, un chevreuil, la nature, le silence, … Jamais avec des humains. C’est du ressourcement à part entière.
Un garde-chasse attardé ? Oui, c’est une possibilité comme d’autres randonneurs non-naturistes qui explorent les mêmes endroits.

Mais pourquoi « attardé » ? Ce garde-chasse ne ferait que son boulot : appliquer la loi, comme un agent de police. Le tout revient dans le dialogue, de lui expliquer calmement les choses sans agressivité, sans arrogance. Il peut alors devenir compréhensif.

Les ennuis ? Ne poussons pas la réflexion à l’extrême. Parce que cela rend stérile toute démarche.

Lorsqu’Annick a accepté de répondre aux questions de cette jeune journaliste de la presse régionale sur sa pratique de la nudité en tant que modèle et de naturiste, certaines personnes, après la publication de cet article, nous ont demandé : « elle n’a pas eu d’ennui ? ». Pourquoi en aurait-elle eu ? Sa pratique du naturisme, le fait qu’elle soit une modèle nue, ne fait pas d’elle une criminelle, une mère indigne, une épouse indélicate, et j’en passe. Et elle n’enfreint aucune loi !
Si ce garde-chasse dressait procès-verbal, on pourrait aussi plaider le fait que nous avions pris la précaution de ne heurter personne. De nouveau, nous sommes dans un endroit éloigné de toute présence humaine, nous ne sommes pas sur le parvis d’une église un dimanche à l’heure de la messe.

En conclusion, le risque zéro, cela n’existe pas. Mais prendre toutes les précautions pour éviter les risques, cela, existe. La randonnue en dehors des espaces naturistes est interdite. Attirer l’attention, c’est attirer les ennuis !

Que pensez-vous qu’il va arriver si je vous annonce, maintenant, que demain, à 11 heures, nous serons à tel endroit pour faire une randonnue en vous invitant via ce blog à vous joindre à nous ?

vendredi 4 mars 2011

Canal historique du Centre (7)

Continuons notre promenade le long du canal historique du centre en nous arrêtant, le temps d’une photo, au pont tournant d’Houdeng-Aimeries.
Celui se trouve à 2,6 kilomètres de la porte de garde.

En 1900, ce pont permettait le passage du tramway. Suite à d’innombrables et importants embouteillages, en 1901, le tramway est détourné vers le pont fixe de la chaussée du Bois-du-Luc.
De nos jours, la ligne de tramway a disparu mais le pont est toujours manœuvré manuellement.

Au moyen d’une manivelle, le pontier actionne un petit pignon « satellite » qui se meut autour d’une couronne fixe.
Dès que le pont est mis en mouvement, il repose exclusivement sur la « lentille » centrale, sorte de pivot en bronze.

En continuant, nous arrivons à l’ascenseur n°2 qui se trouve à 3,2 kilomètres de la porte de garde, à la cote 105,610 au dessus du niveau de la mer.

L’ascenseur reprend une chute de 16,934 mètres.

La construction de cet ascenseur prendra un peu plus de 20 ans. Les travaux de terrassement qui demandèrent le déplacement de 500.000 m3 de terre furent terminés en 1892.

Quant aux travaux de maçonnerie, ils se terminèrent en 1893.

Puis, il fallut dix années pour construire les parties métalliques. Ce qui fut fait en 1913, à la veille de la première guerre mondiale.


Du dessus de cet ouvrage, vous bénéficiez d'une magnifique vue sur l'étape suivante : l'ascenseur n°3.
A suivre, ...

mardi 1 mars 2011

Balade en Haute Sambre (15).

Poursuivons cette série d'article en vous présentant la collègiale de Lobbes.

Notre objectif n’est pas de vous raconter l’histoire de cette collégiale, ce serait trop long. Nous désirons par contre vous faire visiter en photo l’intérieur de cette collégiale de Lobbes. En vous indiquant par ce plan, l'endroit où nous nous trouvons.

Nous pénétrons dans la collégiale par l’entrée latérale.
En passant à l’emplacement des anciennes tribunes, nous trouvons sur notre droite ce crucifix.
Avançons un peu et nous arrivons dans le transept occidental et sa croisée.
La plupart des églises possèdent à la suite de la nef un vaisseau transversal appelé le transept.
La collégiale de Lobbes possède deux transepts à chaque extrémité de la nef.
Nous, nous nous trouvons donc dans le transept occidental.

Le point d’intersection de la nef et du transept est appelé la croisée du transept.

A notre droite, nous voyons en haut la tribune.
En bas, nous sommes dans la tour Narthex et voyons la porte donnant sur le porche extérieur. La deuxième photo montre cette même porte vue de l'extérieur.

Dans le bas de la tour Narthex, nous avons sur notre droite une porte qui permet d’y monter.

Pour prendre place dans la tribune et bénéficier d’une superbe vue sur la nef, l’avant chœur, le chœur et le chevet.
Nous y reviendrons et je remercie au passage Monsieur Jean MEURANT qui m’a autorisé à y accéder.

Revenons dans la croisée du transept occidental et regardons en face de nous. Nous trouvons une porte murée qui est en fait l’ancienne porte d’entrée des moines.
A Lobbes, dans l'église Saint Ursmer, il y avait 15 chanoines.
Ils habitaient dans des maisons tout autour de l'église collégiale.

Ils se réunissaient souvent dans le chœur de la collégiale pour former un chapitre.Dans le chœur de la collégiale, chaque chanoine disposait d'une grande chaise: une stalle en bois.


A Lobbes, cette stalle n’existe plus mais, pour vous montrer ce que c’est, je prendrai la stalle de la collégiale Saint-Pierre et Paul de Chimay.
Ces stalles prenaient beaucoup de place dans le chœur de la collégiale.

Lorsque vous visitez une église que vous ne connaissez pas, vous pouvez découvrir qu'elle est (était) une collégiale parce que le chœur est fort long et qu’il y a encore des stalles dans le chœur.

Autour de l'église, vous lirez des noms de places publiques, de rues ou de maisons avec les mots « chanoine » ou « chapitre » ou « collégiale ».

A suivre, ...